Xenia Fedorova, journaliste russe installée en France, est désormais visée par des demandes de sanctions européennes en raison de ses analyses dérangeantes sur la guerre en Ukraine. Ancienne dirigeante de RT France, régulièrement invitée dans certains médias français, elle est aujourd’hui dans le viseur de plusieurs responsables politiques européens, dont Valérie Hayer et Nathalie Loiseau.
Officiellement, il s’agit de lutter contre les ingérences russes et la désinformation. En réalité, l’Union européenne est-elle en train d’inventer un droit de sanctionner les opinions qui ne lui conviennent pas ?
Sommaire
Qui est Xenia Fedorova ?
Xenia Fedorova est une journaliste russe originaire de Kazan, surtout connue en France pour avoir dirigé RT France, la branche francophone de la chaîne internationale russe RT.
Arrivée à la tête de RT France lors du lancement de la chaîne en 2017, elle a incarné pendant plusieurs années la présence médiatique russe en France. Après l’interdiction de RT dans l’Union européenne en 2022, puis la liquidation de RT France, son parcours est devenu hautement polémique.
Xenia Fedorova est depuis réapparue dans plusieurs médias français, notamment CNews, Europe 1, le JDD et JDNews. Elle a également publié en 2025 le livre Bannie, liberté d’expression sous condition, dans lequel elle défend l’idée d’une parole russe désormais exclue du débat public européen.
Pour ses adversaires, elle reste l’ancienne dirigeante d’un média russe accusé de propagande. Pour ses soutiens, elle incarne au contraire une journaliste sanctionnée pour ses analyses dissidentes sur la guerre en Ukraine.
Vers un nouveau maccarthysme européen ?
L’affaire Xenia Fedorova rappelle une mécanique bien connue : désigner un ennemi intérieur, l’associer à une puissance étrangère, puis rendre suspect tout média ou toute personne qui lui donne la parole. Sous couvert de lutter contre les ingérences russes, l’Europe instaure un climat généralisé de soupçons à l’égard des voix dissidentes.
Sur X, Nathalie Loiseau écrit que Xenia Fedorova n’est autre que « l’émanation de RT » et une « arme de propagande russe interdite en Europe » et demande que Xenia Fedorova soit placée sous sanctions européennes. Pour comprendre le mécanisme de sanction, il faut rappeler les cas de Jacques Baud et de Xavier Moreau (récemment élu conseiller consulaire). Par ce dispositif, tous deux ont vu leurs droits fondamentaux supprimés par l’Europe, sans l’ombre d’un procès pour un simple délit d’opinion.
Sa comparse, Valérie Hayer, n’est pas en reste. Celle-ci affirmait, sans peur du ridicule : « Les punaises de lit, c’est aussi l’ingérence du Kremlin ! »
Xenia Fedorova : nouvelle victime de la censure européenne ?
90 milliards pour l’Ukraine : où va vraiment l’argent ?
Toutes les guerres cachent des intérêts. La guerre en Ukraine ne fait pas exception. D’ailleurs, WikiLeaks avait déjà révélé, à l’époque de la guerre en Irak, l’existence de circuits opaques, de contrats douteux et de systèmes de rétrocommissions autour des marchés liés au conflit.
L’Union européenne a décidé d’engager près de 90 milliards d’euros au profit de l’Ukraine. Or, l’Ukraine demeure l’un des pays les plus corrompus du monde. Dès lors, une question simple se pose : quel est l’intérêt de certains députés européens à pousser sans cesse à la guerre, si ce n’est de servir des intérêts financiers ? Plus directement encore : quelle part de ces 90 milliards pourrait revenir à des responsables politiques ou à des réseaux d’influence via des comptes offshore ?
C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre la chasse aux sorcières visant Xenia Fedorova : faire taire les voix dissidentes qui interrogent la poursuite de la guerre, la destination réelle de l’argent public et les éventuels circuits de rétrocommissions. Car pour que cette manne continue de circuler sous forme de contrats juteux, il ne faut surtout pas que la guerre s’arrête.
Et lorsque l’Union européenne invoque la transparence, il est difficile de ne pas rappeler qu’Ursula von der Leyen n’a toujours pas publié ses SMS dans l’affaire Pfizer, liée à un contrat estimé à 35 milliards d’euros et entouré de lourds soupçons d’opacité.
Bannie: liberté d’expression sous conditions aux Éditions Fayard
Emmanuel Macron nous a accusés d’être des agents du Kremlin, des propagateurs de fake news. L’Arcom s’y est essayée à son tour, sans jamais parvenir à établir la moindre preuve d’éventuels manquements. Il aura fallu que la Russie envahisse l’Ukraine pour qu’Ursula von der Leyen justifie notre interdiction d’émettre. Notre bannissement était écrit, programmé, acté. J’étais condamnée au silence. Ils avaient gagné. Pour commander le livre de Xenia Fedorova : Bannie, liberté d’expression sous condition, cliquez sur l’image ci-dessous.
Voici le récit exceptionnel de Xenia Fedorova, qui s’élève pour dénoncer l’organisation de la désinformation en France. Pour la première fois, elle prend la parole pour révéler les vérités étouffées. Face à une presse devenue complice ou soumise aux diktats politiques, Xenia Fedorova décrit les manœuvres ayant conduit à l’éradication d’une voix dissidente dans l’information.
Entre propagande et censure, l’histoire de Xenia Fedorova est celle d’un combat pour la liberté de penser, de s’exprimer et d’informer ! Bannie est un appel à la vigilance et à la résistance. La lutte commence ici.
FAQ sur l’affaire Xenia Fedorova
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