La plupart des Français partent à la retraite sans savoir à quel point leur situation est favorable. Prenons un exemple. Vous avez cotisé pendant des décennies. Vous avez travaillé toutes ces années, payé vos cotisations, traversé les réformes. Et maintenant que vous êtes à la retraite, ou que vous vous en approchez, une question mérite une réponse claire : par rapport aux retraités d’autres pays, quelle est réellement votre situation ?
La réponse est meilleure que vous ne le pensez. Bien meilleure que celle de la plupart des autres. Et comprendre cette réponse a des conséquences très concrètes sur la manière dont vous pouvez choisir de vivre les années à venir.
Sommaire
Comment le système de retraite français se classe au niveau mondial
L’indicateur international de référence pour comparer les systèmes de retraite est le taux de remplacement, c’est-à-dire la part de votre revenu avant la retraite que votre pension remplace chaque mois. Plus ce taux est élevé, moins votre niveau de vie diminue lorsque vous cessez de travailler.

Selon le rapport Pensions at a Glance 2025 de l’OCDE, le taux de remplacement brut moyen dans les pays membres de l’OCDE est d’environ 52 % pour un salarié moyen ayant effectué une carrière complète. Autrement dit, dans un pays développé typique, un retraité peut s’attendre à ce que sa pension couvre un peu plus de la moitié de ce qu’il gagnait auparavant.
La France se trouve dans une position nettement plus favorable. Grâce à l’architecture combinée du régime public (CNAV/CARSAT) et du régime complémentaire obligatoire (AGIRC-ARRCO), la France appartient au groupe des pays dont le taux de remplacement brut atteint ou dépasse 70 %, aux côtés de l’Autriche, du Luxembourg, du Portugal, de l’Espagne et de quelques autres. Sur le taux de remplacement net, qui tient compte des impôts et des charges sociales plus faibles payés par les retraités, le tableau est encore plus rassurant : le taux net français est sensiblement supérieur à la moyenne de l’OCDE, qui s’établit à 63,2 %.
Concrètement, cela signifie qu’un retraité français ayant perçu un salaire moyen au cours de sa carrière ne connaît pas la chute brutale de revenus que connaissent souvent ses homologues au Royaume-Uni, aux États-Unis ou en Australie. En France, la retraite est conçue, structurellement, comme la poursuite d’un niveau de vie raisonnable, et non comme une descente soudaine et inconfortable.
La revalorisation des pensions du régime général de 2026, désormais confirmée, renforce encore cette protection. Cette hausse préserve le pouvoir d’achat face à l’inflation et montre que le système, malgré les débats récurrents sur sa soutenabilité à long terme, continue de privilégier la sécurité des revenus des retraités actuels.
La France permet également une sortie relativement précoce de la vie active. Avec le nombre d’années de cotisation requises, de nombreux actifs peuvent accéder à leur retraite à taux plein dès 62,5 ans. Cela signifie qu’en France, la retraite n’est pas seulement financièrement correcte ; elle survient souvent alors que les personnes sont encore en bonne santé, avec de l’énergie et plusieurs décennies de vie active devant elles.
Une génération disposant d’une véritable liberté financière
La situation financière du retraité français moyen est plus solide qu’on ne l’imagine, y compris chez les retraités eux-mêmes.
En 2024, la France comptait 19 millions de personnes âgées de 60 ans et plus, soit 28 % de la population nationale. C’est le seul groupe d’âge qui continue de croître en France. Les projections indiquent que la population âgée de plus de 80 ans augmentera encore de 30 % d’ici 2030.
Surtout, les seniors français bénéficient d’un niveau de vie médian environ 12 % plus élevé que celui des personnes âgées de 50 à 64 ans, c’est-à-dire celles qui sont encore dans la dernière ligne droite de leur vie professionnelle. Environ 70 % des seniors sont pleinement propriétaires de leur logement, ayant généralement remboursé leur crédit immobilier avant ou pendant la retraite. Le revenu de pension, contrairement au revenu d’activité, est stable et prévisible. Il ne dépend pas de la santé de l’économie, des décisions d’un employeur ou des fluctuations du marché du travail.
Cette combinaison — revenus fiables, coûts de logement maîtrisés, bonne santé au début de la retraite — crée quelque chose de réellement rare : la liberté de choisir comment dépenser son temps et son argent, plutôt que de simplement les gérer.
Que choisissent de faire les retraités français de cette liberté ?
La réponse honnête est que les retraités bousculent les attentes de presque tous ceux qui imaginaient autrefois une génération vouée à s’effacer discrètement, entre le journal télévisé regardé depuis le canapé et les rendez-vous médicaux fréquents.
Les secteurs où les dépenses des seniors français progressent le plus rapidement sont les loisirs, le sport, les voyages et les activités culturelles. Les données sur les ménages français montrent plus de 16 milliards d’euros dépensés chaque année pour le jardinage et les animaux de compagnie, plus de 15 milliards pour les jeux, les articles de sport et les jouets, et plus de 14 milliards pour les livres, la presse et la papeterie. Il ne s’agit ni d’achats passifs ni d’urgences. Ce sont des investissements dans une vie active : faire des choses, apprendre, et rester connecté au monde.
Le voyage figure parmi les principales priorités de loisirs des consommateurs français, avec une durée moyenne des voyages de loisirs, en France comme à l’étranger, supérieure à 10 jours. Cuisine et pâtisserie, activités manuelles, sport, marche, visites culturelles et temps passé dans la nature figurent régulièrement en tête des enquêtes sur la manière dont les Français préfèrent occuper leur temps libre.
Parmi toutes ces activités, la randonnée mérite une attention particulière. Selon les données de l’enquête Odoxa publiées via Statista en 2019, la randonnée est l’activité sportive la plus pratiquée par les Français de 65 ans et plus, devant la natation, le vélo et toutes les autres activités physiques. Plus de la moitié des seniors français âgés de 65 ans et plus randonnent régulièrement. La Fédération Française de Randonnée (FFRandonnée) indique que la tranche d’âge des 65-69 ans constitue son principal groupe d’adhérents, et les fédérations françaises de randonnée et de plein air délivrent collectivement plus de licences sportives pour seniors que presque toutes les autres organisations sportives du pays.
Ce qui frappe, c’est la manière dont la randonnée évolue avec la personne qui la pratique. La retraitée qui part marcher un dimanche dans la forêt locale n’est pas nécessairement la même personne trois ans plus tard. Elle a rejoint un club, acheté de vraies chaussures, commencé à planifier une section du GR10 — un sentier de grande randonnée de plus de 900 kilomètres — dans les Pyrénées, et créé une petite communauté d’amis qui partagent son rythme et sa curiosité. Elle a aussi découvert le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle et passe désormais plusieurs semaines par an à marcher en Espagne et au Portugal, en dormant dans des maisons d’hôtes de village. Ce qui avait commencé comme une activité simple et gratuite est devenu un mode de vie, avec son équipement, ses voyages guidés, ses rendez-vous annuels et une identité sociale construite autour du mouvement et de la découverte. La randonnée ne reste pas longtemps une activité modeste lorsque l’on a enfin le temps de la pratiquer pleinement.
La caractéristique principale de la retraite de cette génération n’est pas le retrait de la société. C’est la réinvention au sein de la société. Selon les recherches sur la silver economy européenne, les nouveaux retraités recherchent activement de nouvelles expériences, de nouvelles compétences et de nouvelles sources de sens. Ils ne cherchent pas simplement à maintenir la vie qu’ils avaient auparavant, mais à construire consciemment la vie qu’ils avaient toujours eu l’intention de mener.
La retraite comme nouveau chapitre d’identité
La retraite marque fréquemment la fin d’une identité professionnelle. Les activités de loisir peuvent alors devenir un nouveau fondement de l’identité personnelle : être randonneur, cycliste, photographe, jardinier, lecteur, cuisinier, voyageur ou amateur d’art.

Pourtant, quelque chose a profondément changé dans la manière dont les personnes âgées en France envisagent leur temps libre, et il vaut la peine de le formuler clairement.
Pour les générations précédentes, les loisirs étaient considérés comme une façon de passer le temps : agréable, mais secondaire. Pour les retraités d’aujourd’hui, les activités qu’ils pratiquent à la retraite sont devenues un aspect central de leur identité. La personne qui commence à peindre à 65 ans ne cherche pas seulement à remplir ses journées. Elle développe une nouvelle compétence, trouve une communauté et se redéfinit. Le retraité qui rejoint un club de natation à 68 ans ne fait pas seulement de l’exercice. Il entre dans une culture, développe une expertise et noue des amitiés autour d’une passion commune.
Certains des exemples les plus convaincants de ce changement se jouent déjà sous nos yeux, dans le type d’expériences qui attirent de plus en plus de retraités français et indiquent la direction que prend ce nouveau chapitre de vie.
L’homme retraité qui entre dans l’un des Rapha Clubhouses présents dans le monde, comme le présente Forms of Recreation, et qui rejoint le Rapha Cycling Club, ne trouve pas seulement un groupe avec lequel rouler. Il entre dans une communauté mondiale de cyclistes qui partagent des itinéraires, se retrouvent dans les clubhouses de Rapha et participent à des voyages guidés le long de certaines des routes les plus célèbres d’Europe. Le vélo a été le point d’entrée. Le club est devenu une part intégrante de son mode de vie.
Le passionné d’automobile qui réserve la Porsche Travel Experience, comme le présente Forms of Recreation, ne paie pas seulement des vacances. Il réalise quelque chose qu’il voulait faire depuis des décennies : conduire des voitures extraordinaires sur des routes extraordinaires, entouré de personnes qui ressentent la même chose. Pour lui, la retraite a été le moment où il a enfin eu le temps de dire oui.
La femme retraitée qui découvre Montblanc Haus — la maison de marque de Montblanc à Hambourg, entièrement consacrée à l’art de l’écriture manuscrite, comme le présente Forms of Recreation — ne visite pas une simple boutique. Elle entre dans un univers : un lieu où l’art presque perdu d’écrire à la main est considéré comme un bien à préserver, à pratiquer et à partager avec d’autres. Elle repart non seulement avec un stylo, mais aussi avec un nouveau rapport au ralentissement.
Ce ne sont pas des initiatives secondaires. Elles résultent de la compréhension, par les marques, d’une réalité importante : pour les retraités d’aujourd’hui, identité et passion sont indissociables, et les expériences qui honorent ce lien sont celles qui construisent une fidélité durable.
Cela a une importance concrète, car il modifie la manière dont les retraités interagissent avec leur environnement, y compris les lieux, activités et clubs qu’ils recherchent et auxquels ils restent fidèles au fil du temps.
L’espérance de vie à 60 ans en France est d’environ 23 ans supplémentaires pour les hommes et 28 pour les femmes. Cela signifie que la génération qui entre aujourd’hui à la retraite l’aborde avec davantage d’intention et d’ambition que les générations précédentes.
Un nouveau type d’expérience émerge autour des passions des retraités
En partie en réponse à ce changement, un nouveau modèle se développe discrètement en Europe et au-delà. Il est particulièrement adapté à la population retraitée française et à l’importance culturelle que la France accorde à l’art de bien vivre.
Les marques comprennent que ce que recherchent réellement les retraités n’est pas simplement une transaction, mais un lieu d’appartenance, une communauté, un rythme régulier, un cadre dans lequel développer et partager quelque chose qui compte pour eux. Le résultat est un écosystème croissant d’expériences centrées sur les passions, conçues spécifiquement pour ce chapitre de la vie.
Pendant longtemps, les marques ont surtout cherché à fidéliser leurs clients grâce à des points, des remises ou des avantages commerciaux. Mais ces mécanismes créent souvent une relation fragile : les clients ne reviennent que tant que la promotion reste attractive.
Le loisir fonctionne différemment. Lorsqu’une marque parvient à proposer un club, un lieu ou une activité autour d’une passion réelle, elle ne vend plus seulement un produit. Elle propose un univers auquel les clients peuvent s’attacher.
Pour les retraités français, portés par la stabilité financière qu’offre une pension solide et par les décennies de vie active que rend possible un départ relativement précoce à la retraite, la question n’est plus seulement : « Puis-je me le permettre ? Elle devient de plus en plus : laquelle de ces expériences mérite mon temps ?
Encadré : Qu’est-ce que « Forms of Recreation » ?
Forms of Recreation est une plateforme construite autour d’une idée simple : les loisirs peuvent offrir aux adultes un sentiment de continuité, de connexion, de participation et d’appartenance, en particulier lorsqu’ils sont soutenus par des marques qui partagent leur pratique de loisirs. Nous aidons les adultes à découvrir des destinations de voyage proposant des expériences conçues par ces marques.
De plus, Forms of Recreation aide les équipes marketing à comprendre comment d’autres entreprises, dans leur secteur et en dehors, développent des expériences centrées sur les loisirs en tant qu’avantages de marque.
La plateforme propose :
- Des destinations de voyage proposant des expériences par des marques qui partagent votre forme de loisir,
- Des expériences centrées sur les loisirs, comme des clubs à rejoindre, des lieux à visiter et des activités à pratiquer,
- Des podcasts pour les équipes marketing
Résumé
Pour les seniors français qui approchent de la retraite ou qui viennent de la prendre, voici quatre manières concrètes de penser cette nouvelle étape :
- Comprendre votre taux de remplacement. Connaître votre taux de remplacement réel permet de lever l’incertitude et de planifier concrètement.
- Prévoir un budget pour les expériences, pas seulement pour l’essentiel. Beaucoup de retraités prévoient trop pour les urgences et pas assez pour les activités qui donneront du sens à leur retraite. L’architecture du système français de retraite offrant une base solide, il existe souvent davantage de marge pour des dépenses discrétionnaires consacrées aux loisirs et aux passions que les retraités ne l’imaginent pas au départ.
- Rechercher des communautés, pas seulement des activités. Les recherches sur le bien-être à la retraite montrent constamment que le lien social est l’un des plus puissants facteurs de santé et de bonheur. Une activité pratiquée au sein d’une communauté, comme un club, offre quelque chose que les loisirs solitaires, aussi agréables soient-ils, ne peuvent pas entièrement remplacer.
- Penser en décennies, pas en années. Un retraité français qui cesse de travailler à 63 ans peut avoir 25 ans ou plus devant lui. Les choix faits au cours des premières années de retraite — sur la manière de passer son temps et de construire des réseaux sociaux — ont des effets cumulés sur toute la période. Il est donc important de les prendre au sérieux dès le départ.
Pour les seniors français, cette évolution ouvre de nouvelles possibilités : davantage de clubs à rejoindre, davantage d’activités à pratiquer, davantage de lieux où se rencontrer et davantage d’expériences adaptées à leurs envies.
Pour les marques, le message est clair : un client fidèle n’est pas seulement un client qui réachète. C’est un client qui a le sentiment d’appartenir à quelque chose.
Sources : OCDE, Pensions at a Glance 2025 ; ressources « For Brands » de Forms of Recreation ; Silver Marketing Association, données sur le marché des seniors en France.
Questions fréquentes (FAQ) sur Forms of Recreation
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