Convention collective de la métallurgie : texte à jour et informations essentielles – références conventionnelles

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En application des articles L. 2221-1 et suivants du Code du travail, la nouvelle convention collective de la métallurgie a été publiée au Journal officiel (BOCC 2022-29 TRA), sous la désignation de « convention collective nationale de la métallurgie du 7 février 2022 » (IDCC 3248).

La nouvelle convention collective est née de la volonté de fusionner les très nombreuses conventions collectives régionales et départementales qui organisent le métier de la métallurgie et les professions qui s’y rattachent.

Points essentiels de la convention collective de la métallurgie

Congés et absences :

Congés payés (titre VII, chapitre 1ᵉʳ)

La durée du congé annuel payé est de 30 jours ouvrables, dont 24 jours pour le congé principal et 6 jours pour la 5ᵉ semaine. L’entreprise peut choisir de décompter les congés en jours ouvrés

La période d’acquisition des congés est fixée par l’entreprise, avec plusieurs options possibles

Les périodes de maladie ou d’accident peuvent être assimilées au temps de travail effectif pour le calcul des congés, sous certaines conditions. La période de congés est généralement du 1ᵉʳ mai au 30 avril, mais elle peut être modifiée par l’employeur.

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Points essentiels de la nouvelle convention collective de la métallurgie

Le report des congés est possible dans certaines situations, notamment en cas de maladie. La convention prévoit des congés payés supplémentaires liés à l’ancienneté et à l’âge du salarié, dans la limite de trois jours ouvrables selon sa situation.

Congés exceptionnels pour événements familiaux (article 90)

La convention prévoit des jours de congé pour divers événements familiaux (mariage, naissance, décès, adoption, handicap d’un enfant, etc.)

Jours prévus par le Code du travail (ouvrables)
Mariage d’un enfant1 jour
Pour chaque naissance pour le père et, le cas échéant, le conjoint ou le concubin de la mère ou la personne liée à elle par un pacte civil de solidarité3 jours
Pour l’arrivée d’un enfant placé en vue de son adoption3 jours
Décès d’un enfant âgé de 25 ans et plus sans enfant lui-même5 jours
Deuil d’un enfant âgé de moins de 25 ans ou deuil d’une personne âgée de moins de 25 ans à la charge effective et permanente du salarié8 jours
Décès du conjoint, du partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou du concubin3 jours
Décès du père, de la mère, du beau-père, de la belle-mère, d’un frère ou d’une sœur3 jours
Annonce de la survenue d’un handicap, d’une pathologie chronique nécessitant un apprentissage thérapeutique ou d’un cancer chez un enfant2 jours
Jours de congés pour événements familiaux (jours ouvrables)
Jours prévus par le Code du travail (ouvrés)
Décès d’un enfant âgé de moins de 25 ans ou décès d’un enfant lui-même parent quel que soit son âge ou décès d’une personne de moins de 25 ans à la charge effective et permanente du salarié7 jours
Jours en cas de décès d’un enfant âgé de moins de 25 ans (jours ouvrés)
Jours conventionnels (calendaires)
Mariage du salarié ou conclusion d’un pacte civil de solidarité par le salariéUne semaine
Décès du conjoint, du partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou du concubin en cas d’enfant(s) à charge (non cumulable avec les jours décès prévus au 6° du présent article)5 jours
Décès d’un grand-parent1 jour
Décès d’un petit-enfant1 jour
Jours pour évènements familiaux (calendaires)

Ces congés sont accordés sans condition d’ancienneté et n’entraînent aucune réduction de rémunération.

Maladie et accident (titre VII, chapitre 2)

En cas d’incapacité de travail, le salarié peut bénéficier d’une indemnisation complémentaire à celle de la Sécurité sociale, sous conditions d’ancienneté et de justificatif médical. La durée et le montant de cette indemnisation varient en fonction de l’ancienneté du salarié. Des dispositions spécifiques sont prévues pour le calcul et le versement de cette indemnisation, notamment en cas de changement de tranche d’ancienneté pendant l’absence.

Le licenciement pour absence prolongée ou absences répétées est encadré, et ne peut pas être motivé par l’état de santé du salarié.

Congés liés à la parentalité (article 92)

La convention garantit le droit au congé de maternité et au congé d’adoption, avec une indemnisation complémentaire de 100 % pour les salariés ayant plus d’un an d’ancienneté.

Un congé pour enfant malade est également prévu, d’une durée de 3 à 5 jours par an selon la situation familiale.

Autres absences (titre VII)

Des dispositions encadrent les absences liées aux événements syndicaux, à la réserve opérationnelle, aux astreintes, aux déplacements professionnels, etc.

Informations sur la prime d’ancienneté

Les salariés des groupes d’emploi A à E bénéficient d’une prime d’ancienneté après 3 ans d’ancienneté au sein de l’entreprise.

Elle est calculée en appliquant le nombre d’années d’ancienneté (plafonné à 15 ans) à une base de calcul spécifique. Cette base est déterminée en multipliant la valeur du point par un taux propre à chaque classe d’emploi.

La valeur du point est négociée à l’échelle territoriale et fixée par un accord. En l’absence d’accord, la valeur applicable est celle de la dernière négociation effectuée sur le territoire.

Enfin, le montant de la prime varie en fonction de l’horaire de travail. Les majorations pour heures supplémentaires ou les conventions de forfait en jours sont appliquées à la prime

Pour rappel, la prime d’ancienneté doit figurer sur une ligne distincte du bulletin de paie.

Dispositions transitoires : un complément de prime est prévu pour les salariés présents au 31 décembre 2023 si la nouvelle formule de calcul entraîne une baisse de leur prime d’ancienneté. Ce complément est versé jusqu’à ce que la nouvelle prime atteigne le montant de l’ancienne

Calcul de la prime d’ancienneté

Pour les classes d’emploi allant de 1 à 10 incluses, le taux utilisé pour déterminer la base spécifique de calcul de la prime d’ancienneté, est établi comme suit :

Classe d’emplois12345678910
Taux1,45 %1,6 %1,75 %1,95 %2,2 %2,45 %2,6 %2,9 %3,3 %3,8 %
Taux pour la prime d’ancienneté

Pour rappel, la formule de calcul de la prime d’ancienneté est la suivante :

([base de calcul spécifique] × 100) × nombre d’années d’ancienneté

La base de calcul spécifique est égale au produit de la valeur de point par le taux en pourcentage.

Exemple avec un salarié « Paul », 9 ans d’ancienneté dans la même entreprise, occupant un poste classé A2, dont la valeur du point sur son territoire est de 6 euros. La formule de calcul est alors la suivante :

([6 × 1,60%] × 100) × 9 = 86,40 euros mensuels bruts pour 35 heures

Période d’essai

La période d’essai permet à l’employeur d’évaluer les compétences du salarié et au salarié d’apprécier si le poste lui convient. Les périodes de suspension du contrat de travail pendant l’essai prolongent celui-ci d’une durée équivalente.

Formalisation

La période d’essai doit être expressément mentionnée dans la lettre d’engagement ou le contrat de travail pour être valide.

Durée

  • CDD : la durée est fixée conformément aux dispositions législatives.
  • CDI : la durée maximale varie en fonction du groupe d’emploi du salarié, allant de 2 mois pour les groupes A, B et C à 4 mois pour les groupes F, G, H et I. Les périodes de travail dans l’entreprise effectuées au cours des six derniers mois précédant l’embauche en CDI ou en CTT, pour le même emploi, sont déduites de la période d’essai en CDI.

Apprentissage

Aucune période d’essai ne peut être imposée si le contrat d’apprentissage est suivi d’un CDI, d’un CDD ou d’un CTT dans la même entreprise, sauf si le contenu de l’emploi ne correspond pas aux activités de l’apprentissage. Auquel cas, une période d’essai non renouvelable peut être prévue.

Renouvellement

  • CDD :  La période d’essai n’est pas renouvelable.
  • CDI : La période d’essai peut être renouvelée une seule fois, si elle est prévue dans la lettre d’engagement ou le contrat, et avec l’accord exprès des deux parties, pendant la période initiale. La durée totale, renouvellement compris, varie de deux mois pour les groupes A et B à 6 mois pour les groupes F, G, H et I.

Classification, salaires et primes

La convention met en place une nouvelle grille de classification unique applicable à tous les salariés de la branche. Elle instaure également un barème unique de salaires minimums hiérarchiques à partir du 1ᵉʳ janvier 2024, avec une période transitoire pour les entreprises de moins de 150 salariés. La prime d’ancienneté est maintenue, mais sa formule de calcul est révisée. Un complément est prévu afin de compenser d’éventuelles pertes des salariés présents au 31 décembre 2023.

Date et durée d’application de la convention collective

La convention collective est applicable à compter du 1ᵉʳ janvier 2024 pour une durée indéterminée.

Avis d’extension de l’accord du ministère du Travail

L’arrêté d’extension de la convention collective, daté du 14 décembre 2022, a été publié au Journal officiel le 22 décembre 2022 par le ministère du Travail.

Dernières grilles des salaires applicables dans la métallurgie – mise à jour 2026

Dernière grille des salaires minimums de la métallurgie :

Télécharger la convention collective officielle de la métallurgie

En complément, à télécharger la nouvelle convention collective de la métallurgie nationale du 7 février 2022 au format PDF :

Commander la convention collective de la métallurgie – mise à jour 2026

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Convention collective à jour (PDF officiel) – conformité juridique et droit du travail – ressources humaines – obligations employeur

Questions fréquentes sur la convention collective de la Métallurgie

Vidéo : comprendre le salaire minimum légal et conventionnel en 2026

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Domaines d'activités de la convention collective

La convention collective (3248) couvre notamment les activités de métallurgie, de fabrication de produits métalliques, de machines et d’équipements, de matériel électrique et électronique, de construction automobile, aéronautique, ferroviaire et navale. L’activité principale effectivement exercée par l’entreprise demeure déterminante pour vérifier son rattachement à la convention.

Les professions les plus courantes

Dans la nouvelle convention collective de la métallurgie, les métiers suivants (liste non exhaustive) sont pratiqués :

Ajusteur-monteurMonteur câbleur
Chargé d'affaires en métallurgieOpérateur en traitement thermique
Chef de projet industrielProgrammeur CFAO (Conception et Fabrication Assistée par Ordinateur)
Conducteur de machines-outilsResponsable d'atelier
Contrôleur non destructif (CND)Responsable méthodes
Dessinateur industrielResponsable qualité
FraiseurSoudeur
Ingénieur de productionTechnicien de maintenance
Ingénieur en robotiqueTechnicien en automatisme
MécanicienTechnicien en électronique
Toutes les professions exercées au sein de la nouvelle convention collective de la métallurgie

Les entreprises de la métallurgie les plus importantes

AIRBUS OPERATIONSRENAULT SAS
ALCATEL SUBMARINE NETWORKSROBERT BOSCH FRANCE
ALSTOM TRANSPORT SART RENAULT TRUCKS
ARCELORMITTAL FRANCESAFRAN AIRCRAFT ENGINES
CIRCETSAFRAN NACELLES
DASSAULT AVIATIONSTELLANTIS
ESSILOR INTERNATIONALSCHNEIDER ELECTRIC FRANCE
FRAMATOMESIEMENS SAS
JOHN DEERE SASSTMICROELECTRONICS FRANCE
LEGRAND SNCTECHWOOD
MANITOU BFTHALES SIX GTS FRANCE SAS
MBDA FRANCETME TOYOTA MOTOR EUROPE
NAVAL GROUP
Principales entreprises relevant de la convention collective de la métallurgie en France

Les entreprises mentionnées ci-dessus sont soumises à la convention collective de la métallurgie. Par conséquent, elles sont tenues d'appliquer les salaires minimaux conventionnels dans le cadre de leur politique salariale.

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Les valeurs du SMIC au 1ᵉʳ juin 2026 et les réponses aux questions les plus courantes sur les minimums conventionnels

Le SMIC au 1ᵉʳ juin 2026

La rémunération versée au salarié doit être au moins égale au SMIC et au salaire minimum conventionnel correspondant à sa classification. Lorsque les deux montants diffèrent, l’employeur doit appliquer le montant le plus élevé.

  • Salaire minimum brut horaire : 12,31 €.
  • Salaire mensuel brut pour un temps de travail hebdomadaire de 35 h (151,67 heures par mois) : 1 867,02 €.
  • Salaire minimum annuel brut (35 h) : 22 404,20 €.

Les salaires légaux et conventionnels fixent une base minimale. En conséquence, les entreprises peuvent ajuster les rémunérations et les avantages offerts à leurs employés en fonction de leurs capacités financières et des conditions économiques et sociales en vigueur.

Pour en savoir plus, consultez l’article sur le salaire minimum légal au 1ᵉʳ juin 2026 et sur les dernières grilles salariales conventionnelles.

FAQ sur les salaires minimums conventionnels

Qu'est-ce qu'un salaire minimum conventionnel ?

  • Le salaire minimum conventionnel (SMC) est fixé par les conventions collectives (CCN) de branche pour chaque catégorie d'emploi. Il est négocié par les partenaires sociaux (syndicats et employeurs).

Quelle est la différence entre le SMIC et le salaire minimum conventionnel ?

  • Le SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance) est le salaire minimum légal en France. Il s'applique à tous les travailleurs, indépendamment de leur secteur d'activité. En revanche, le salaire minimum conventionnel est propre à une branche professionnelle.

Comment sont déterminés les salaires minimums conventionnels ?

  • Les salaires minimums conventionnels résultent de négociations entre les organisations syndicales des salariés et les organisations patronales, propres à chaque branche professionnelle. Ces négociations ont lieu, en théorie, chaque année. Elles aboutissent à un accord paritaire qui est ensuite étendu par un arrêté d'extension publié par le ministre du Travail au Journal officiel.

Le salaire conventionnel n’évolue plus. Il est même inférieur au salaire légal. Pourquoi ?

  • Les raisons de l’absence d’évolution des salaires conventionnels sont :
    • Des désaccords entre les partenaires sociaux bloquent ou ralentissent la signature des accords salariaux.
    • Une inflation entraînant des réévaluations successives du SMIC rend insoutenable le rythme de la négociation collective.
  • Pour ces deux raisons, les échelons inférieurs des salaires conventionnels peuvent être inférieurs au SMIC.

Comment puis-je connaître mon salaire minimum conventionnel (SMC) ?

  • Pour connaître votre salaire minimum conventionnel, vous pouvez :
    • Consulter votre convention collective de branche, disponible sur le site Légifrance.
    • Contacter votre employeur ou le service des ressources humaines.
    • Contacter les syndicats de votre entreprise.
    • Visitez notre site web pour consulter les dernières grilles salariales conventionnelles.
  • Vous devez d'abord connaître le numéro d'IDCC de votre convention collective (CCN) et votre coefficient hiérarchique (également appelé niveau, classe, catégorie, etc.). Ces informations figurent normalement sur votre contrat de travail et votre bulletin de paie.

Que faire si mon employeur ne respecte pas le salaire minimum conventionnel ?

  • Si votre employeur ne respecte pas le salaire minimum conventionnel (augmentations dues, inexistantes ou insuffisantes), il est en infraction avec la loi et la convention collective. Vous pouvez :
    • Faire une réclamation auprès du service en charge de la paie et des ressources humaines (il s’agit le plus souvent d’une erreur matérielle).
    • Signaler cette situation à l'inspection du travail (voir ci-dessous les coordonnées communiquées par le ministère du Travail).
    • Consulter un représentant syndical.
    • Saisir le conseil de prud'hommes pour obtenir le paiement des salaires dus.

Les salaires publiés dans l’accord sont-ils en brut ou en net ?

Comment convertir rapidement un salaire brut en net ?

  • Pour convertir un salaire brut en net, multipliez-le par 0,79. Attention, il ne s'agit que d'une estimation, car le salaire net fluctue selon les charges sociales applicables, ainsi que selon les avantages accordés (tickets-restaurant, mutuelle, etc.) qui en réduisent le montant.

Sources juridiques sur les salaires :

Comment contacter l’inspection du travail ?

  • Pour contacter l’inspection du travail, appelez le numéro de téléphone « 0 806 000 126 » (service gratuit + prix de l'appel) pour joindre un agent des services de renseignements en droit du travail.

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