Fonction publique d’État : organisation, métiers, catégories et salaires en 2026

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La fonction publique d’État (FPE) regroupe les agents qui travaillent principalement dans les ministères, les administrations centrales, les services déconcentrés de l’État ainsi que dans de nombreux établissements publics nationaux. Elle comprend des métiers très différents : enseignants, agents administratifs, inspecteurs, policiers, personnels des finances publiques, douaniers, ingénieurs, techniciens, informaticiens, personnels de la culture, chercheurs ou encore agents des préfectures et des services ministériels.

Les agents de l’État peuvent être des fonctionnaires titulaires, des fonctionnaires stagiaires ou des agents contractuels de droit public. Leur recrutement, leur carrière et les règles applicables à leur rémunération diffèrent selon leur statut, leur corps et leur administration d’affectation.

Pour un fonctionnaire de l’État, le traitement indiciaire dépend principalement du corps, du grade, de l’échelon et de l’indice majoré. À ce traitement peuvent s’ajouter, selon la situation de l’agent, un régime indemnitaire, une nouvelle bonification indiciaire (NBI), une indemnité de résidence, un supplément familial de traitement (SFT) et différentes primes liées aux fonctions ou aux contraintes particulières du poste.

Le traitement indiciaire ne doit donc pas être confondu avec la rémunération totale ni avec le salaire net effectivement versé à l’agent.

Sommaire

Qu’est-ce que la fonction publique d’État ?

La fonction publique d’État constitue l’un des trois versants de la fonction publique française, aux côtés de la fonction publique territoriale (FPT) et de la fonction publique hospitalière (FPH).

Les emplois de la FPE se répartissent principalement entre les administrations centrales et les services déconcentrés de l’État.

Les administrations centrales des ministères assurent notamment la conception, la coordination, le pilotage et l’évaluation des politiques publiques à l’échelle nationale.

Les services déconcentrés mettent en œuvre les politiques de l’État dans les territoires. Il s’agit notamment des préfectures, des rectorats, des directions régionales ou départementales et de nombreux autres services de l’État implantés localement.

De nombreux agents de l’État exercent également au sein d’établissements publics, notamment dans l’enseignement supérieur, les établissements d’enseignement et les administrations publiques rattachées aux différents ministères. La fonction publique d’État représente ainsi un ensemble bien plus vaste que celui des seuls services ministériels situés à Paris.

Vous pouvez rechercher votre grille de salaires de la fonction publique d’État par métier, corps ou cadre d’emplois, grade, ministère ou administration et fiches indiciaires disponibles sur Juristique :

Grilles de salaires de la fonction publique d’État par ministère et administration en 2026

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Ministères et administrations de l’État

Institutions et juridictions de l’État

Premier ministre et services interministériels

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Autres grilles de salaires de la fonction publique d’État par catégorie – publications historiques

Les grilles de salaires ci-dessous correspondent à nos anciennes publications, classées par catégories A, B et C. Les nouvelles grilles indiciaires sont accessibles auprès des différentes administrations et organismes présentés plus haut.

Salaires de la fonction publique d’État pour la catégorie A

La catégorie A s’applique aux fonctions de conception et de direction. Le niveau de recrutement varie selon le versant de la fonction publique, le corps ou le cadre d’emplois et le concours concerné. Les concours de catégorie A sont généralement accessibles à partir d’un niveau bac +2 ou bac +3, selon les emplois concernés. Certains emplois de cette catégorie peuvent même exiger des diplômes supérieurs. Les agents de la catégorie A ont vocation à devenir cadres. À noter que la catégorie A+ désigne les agents des catégories supérieures : administrateurs, ingénieurs en chef, conservateurs de bibliothèque et conservateurs du patrimoine.

Salaires de la fonction publique d’État pour la catégorie B

La catégorie B s’applique aux fonctions d’application. Le recrutement se situe entre le baccalauréat et le bac+2. Les fonctionnaires de catégorie B peuvent encadrer des équipes, des ateliers, des services. Ils constituent un encadrement intermédiaire.

Salaires de la fonction publique d’État pour la catégorie C

La catégorie C s’applique aux fonctions d’exécution, qui nécessitent, pour certains métiers, des qualifications professionnelles spécialisées de type BEP/CAP.

Quels sont les principaux employeurs et services de la fonction publique d’État ?

La fonction publique d’État s’organise autour des ministères et de leurs services, mais les agents peuvent exercer dans des environnements très variés.

Les administrations centrales :

Les administrations centrales préparent, coordonnent et pilotent les politiques publiques nationales. Elles comprennent notamment les directions générales, les directions, les services et les bureaux des ministères.

Un agent peut ainsi travailler dans les domaines des finances publiques, de l’éducation, de la justice, de l’intérieur, de la transition écologique, de la culture, de l’agriculture, des affaires étrangères, du travail ou des politiques sociales.

Les services déconcentrés :

Les services déconcentrés représentent l’État dans les régions et les départements et mettent en œuvre, à l’échelle locale, les politiques publiques nationales. Il peut notamment s’agir :

  • Préfectures et sous-préfectures,
  • Rectorats et services départementaux de l’Éducation nationale,
  • Directions régionales ou départementales,
  • Services territoriaux relevant des différents ministères.

Les agents qui y travaillent demeurent des agents de l’État, même lorsqu’ils exercent leurs fonctions loin de l’administration centrale.

Les services à compétence nationale :

Certains services de l’État disposent d’une compétence nationale sans appartenir ni à l’administration centrale ni à un réseau territorial classique.

Ils peuvent exercer des missions opérationnelles, techniques, de contrôle ou d’expertise pour le compte d’un ministère.

Les établissements publics de l’État :

De nombreux fonctionnaires et contractuels de la FPE travaillent dans des établissements publics administratifs, des universités, des établissements d’enseignement supérieur ou d’autres organismes publics placés sous la tutelle de l’État.

Il faut toutefois vérifier le statut de l’établissement : l’exercice d’une mission de service public ne signifie pas que tous ses salariés relèvent de la fonction publique d’État.

Tous les personnels travaillant pour l’État sont-ils des fonctionnaires d’État ?

Non. Il faut distinguer les fonctionnaires, les agents contractuels et certaines catégories de personnel soumises à des statuts particuliers.

Le Code général de la fonction publique ne s’applique notamment pas aux militaires, aux magistrats de l’ordre judiciaire, aux fonctionnaires des assemblées parlementaires et à certaines autres catégories expressément énumérées par le code. Ces personnels peuvent travailler directement pour l’État tout en relevant d’un régime juridique distinct.

Il faut également distinguer un agent public d’un fonctionnaire : un agent contractuel de l’État est un agent public, mais il n’est pas titulaire d’un grade dans un corps de fonctionnaires.

Comprendre la fonction publique d'État française
Les salaires dans la fonction publique d’État française

Quelle est la différence entre FPE, FPT et FPH ?

Les trois fonctions publiques partagent désormais un socle juridique largement regroupé dans le Code général de la fonction publique, mais leurs employeurs et leur organisation statutaire restent différents.

CritèreFonction publique d’ÉtatFonction publique territorialeFonction publique hospitalière
SigleFPEFPTFPH
Principaux employeursÉtat, ministères et établissements publics de l’ÉtatCommunes, départements, régions, EPCI et établissements publics locauxHôpitaux publics et certains établissements publics sociaux et médico-sociaux
Organisation statutaireCorpsCadres d’emploisCorps
CatégoriesA, B et CA, B et CA, B et C
Exemples de métiersProfesseur, attaché d’administration, inspecteur, secrétaire administratifAttaché territorial, technicien territorial, ATSEMInfirmier, aide-soignant, attaché d’administration hospitalière
Organisation de la gestionMinistérielle, interministérielle ou déconcentrée selon le corpsPar chaque collectivité ou établissementPar les établissements et autorités compétentes selon les corps
Agents contractuelsOuiOuiOui

La FPE employait environ 2,6 millions d’agents en 2023, soit 44 % de l’emploi public selon les dernières données générales présentées par la DGAFP.

Quels sont les principaux domaines de métiers de la fonction publique d’État ?

Contrairement à la fonction publique territoriale, la FPE n’est pas structurée autour d’une liste unique de filières professionnelles applicable uniformément à tous les ministères.

Il est plus exact de raisonner par ministères, domaines fonctionnels, métiers et corps.

Le Répertoire commun des métiers de la fonction publique identifie 29 domaines fonctionnels pour l’ensemble des trois versants et recense plus d’un millier de métiers.

Dans la fonction publique d’État, plusieurs grands ensembles professionnels peuvent être distingués.

Administration générale et gestion publique :

Ce domaine regroupe notamment les fonctions administratives, juridiques, budgétaires, financières, de ressources humaines, de commande publique et de gestion.

On y retrouve par exemple des :

  • Adjoints administratifs,
  • Secrétaires administratifs,
  • Attachés d’administration de l’État,
  • Administrateurs de l’État.

Ces agents peuvent exercer dans de très nombreux ministères.

Éducation, enseignement supérieur et recherche :

L’Éducation nationale et l’enseignement supérieur regroupent une part importante des agents de l’État.

Les métiers comprennent notamment les professeurs des écoles, les enseignants du second degré, le personnel administratif, le personnel d’éducation, le personnel de direction, les ingénieurs, les techniciens et le personnel de recherche.

Les universités et les établissements d’enseignement supérieur emploient également des fonctionnaires et des contractuels relevant de différents statuts.

Finances publiques, économie et douanes :

L’État recrute du personnel chargé notamment de la fiscalité, de la gestion publique, du contrôle, de la comptabilité, des douanes et de la politique économique.

On y trouve notamment des inspecteurs et contrôleurs des finances publiques, ainsi que du personnel de la direction générale des douanes et droits indirects.

Sécurité et administration intérieure :

Les services du ministère de l’Intérieur emploient notamment du personnel administratif, technique et spécialisé, ainsi que des fonctionnaires actifs de la Police nationale.

Les policiers relèvent de corps et de règles indemnitaires spécifiques, qui ne doivent pas être assimilés automatiquement au régime applicable au personnel administratif de l’État.

Justice :

Le ministère de la Justice emploie notamment du personnel de greffe, du personnel pénitentiaire, du personnel de la protection judiciaire de la jeunesse, ainsi que du personnel administratif et technique.

Les magistrats judiciaires, en revanche, bénéficient d’un statut spécifique et sont exclus du champ d’application général du Code général de la fonction publique.

Filières techniques, scientifiques et numériques :

L’État emploie également de nombreux ingénieurs, techniciens, informaticiens, experts en cybersécurité, spécialistes des données, architectes, personnels de maintenance et professionnels des sciences.

Ils peuvent travailler pour les ministères, leurs services techniques ou leurs établissements publics.

Environnement, agriculture et aménagement :

Ces domaines regroupent notamment des ingénieurs, des techniciens, des inspecteurs et du personnel administratif travaillant dans les domaines de l’environnement, de l’agriculture, de l’alimentation, des infrastructures, du logement ou de l’aménagement du territoire.

Culture et patrimoine :

Les services de l’État et les établissements rattachés au ministère de la Culture emploient notamment des conservateurs, du personnel des musées, des architectes, des techniciens, du personnel administratif et des spécialistes du patrimoine.

Cette présentation n’est pas exhaustive : le corps d’appartenance reste la référence juridique pour déterminer le statut, la grille indiciaire et les règles de carrière d’un fonctionnaire.

Que signifient les catégories A, B et C dans la fonction publique d’État ?

Les corps de fonctionnaires sont classés en catégories A, B ou C selon leur niveau de recrutement et la nature générale des fonctions exercées.

L’article L. 411-2 du Code général de la fonction publique prévoit expressément cette répartition en trois catégories.

CatégorieNature générale des fonctionsNiveau de recrutement généralExemples
AConception, expertise, enseignement, encadrement et directionBac +2 minimum selon le corps, souvent davantageAttaché d’administration, professeur, inspecteur
BApplication, rédaction, contrôle et encadrement intermédiaireGénéralement baccalauréat à bac +2 selon le corpsSecrétaire administratif, contrôleur, technicien
CFonctions d’exécution administratives ou techniquesCAP, BEP, brevet ou parfois sans diplômeAdjoint administratif, adjoint technique

Ces niveaux constituent des repères généraux. Le statut particulier de chaque corps peut exiger un diplôme ou un niveau d’études différent.

Service-Public.fr indique ainsi que, dans la FPE, les concours externes de catégorie A peuvent être accessibles à partir de bac +2 ou plus selon le corps, ceux de catégorie B à partir du baccalauréat ou d’un niveau supérieur et ceux de catégorie C à partir d’un diplôme de niveau CAP, BEP ou brevet, sous réserve des règles particulières du concours.

Quelle est la différence entre corps, grade et échelon ?

Ces notions permettent de comprendre l’organisation d’une carrière et les salaires de la fonction publique d’État.

Le corps :

Un fonctionnaire de l’État appartient à un corps.

Le corps regroupe les fonctionnaires soumis au même statut particulier et ayant vocation à accéder aux mêmes grades.

Le Code général de la fonction publique distingue explicitement les corps de la FPE et de la FPH des cadres d’emplois de la fonction publique territoriale.

Le grade :

  • Chaque corps comprend un ou plusieurs grades.
  • Le grade est juridiquement distinct de l’emploi. Il donne au fonctionnaire la vocation d’occuper les emplois correspondant à son niveau statutaire.
  • Un changement de poste n’entraîne donc pas nécessairement un changement de grade.

L’échelon :

Chaque grade comprend plusieurs échelons.

À chaque échelon correspondent un indice brut et un indice majoré (IM).

C’est l’indice majoré qui sert au calcul du traitement indiciaire du fonctionnaire.

On peut donc résumer la structure de la carrière ainsi :

Catégorie → corps → grade → échelon → indice majoré → traitement indiciaire.

Quels sont les principaux métiers de la fonction publique d’État ?

La diversité des missions de l’État conduit à une très grande variété de métiers.

On peut notamment citer :

  • Professeur des écoles,
  • Professeur certifié ou agrégé,
  • Conseiller principal d’éducation,
  • Attaché d’administration de l’État,
  • Secrétaire administratif,
  • Adjoint administratif,
  • Inspecteur des finances publiques,
  • Contrôleur des finances publiques,
  • Agent des douanes,
  • Personnel de préfecture,
  • Greffier,
  • Personnel pénitentiaire,
  • Éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse,
  • Policier national,
  • Ingénieur de l’État,
  • Technicien,
  • Informaticien,
  • Expert en cybersécurité,
  • Personnel de laboratoire,
  • Conservateur du patrimoine,
  • Personnel des bibliothèques,
  • Chercheur ou ingénieur de recherche,
  • Diplomate ou agent du ministère des Affaires étrangères.

Il faut distinguer le métier exercé du corps statutaire auquel appartient l’agent. Un même corps administratif peut exercer des fonctions très différentes selon le ministère et le poste occupé.

Comment entrer dans la fonction publique d’État ?

Le concours reste la voie normale pour recruter les fonctionnaires, mais d’autres dispositifs permettent également d’intégrer la fonction publique.

Concours externe :

Le concours externe s’adresse principalement aux candidats titulaires du diplôme ou de la qualification exigée par le statut du corps.

Les conditions diffèrent selon le concours et le corps visé.

Concours interne :

Le concours interne s’adresse principalement aux agents publics qui satisfont aux conditions d’ancienneté ou de durée de service exigées. Il constitue l’une des voies permettant à un agent déjà présent dans la fonction publique d’accéder à un autre corps ou à une catégorie supérieure.

Troisième concours :

Certains corps prévoient également un troisième concours destiné aux candidats pouvant justifier d’expériences professionnelles, de responsabilités associatives ou de mandats, dans les conditions fixées par les textes.

Les concours externes, internes et troisièmes concours restent les trois grandes voies de recrutement par concours dans la fonction publique.

Que se passe-t-il après la réussite au concours ?

Dans la fonction publique d’État, la réussite à un concours conduit généralement à une nomination ou à une affectation selon les règles propres au corps concerné.

Cette organisation diffère notamment de la fonction publique territoriale, où le lauréat d’un concours inscrit sur liste d’aptitude doit généralement rechercher lui-même une collectivité susceptible de le recruter.

Certaines procédures de la FPE comprennent également une formation dans une école de service public avant l’affectation définitive.

Par exemple, les concours des instituts régionaux d’administration (IRA) constituent l’une des principales voies de recrutement des attachés d’administration de l’État.

Peut-on entrer dans la fonction publique d’État sans concours ?

Oui. Le Code général de la fonction publique prévoit notamment le recrutement sans concours pour l’accès à certains corps de catégorie C lorsque le grade de début relève de l’échelle de rémunération la plus basse.

Cette disposition figure à l’article L. 326-1 du Code général de la fonction publique, dans sa version applicable depuis le 19 août 2026.

Les recrutements sans concours font néanmoins l’objet d’une procédure de sélection. Les candidats déposent généralement un dossier comprenant notamment un CV et une lettre de candidature. L’administration peut ensuite convoquer les candidats sélectionnés à un entretien.

Le recrutement par PACTE :

Le Parcours d’accès aux carrières de la fonction publique territoriale, hospitalière et de l’État (PACTE) constitue également une voie d’accès sans concours à certains emplois de catégorie C.

Il associe emploi et formation en alternance et peut déboucher sur une titularisation si le candidat remplit les conditions requises.

Le dispositif s’adresse notamment aux jeunes peu ou pas qualifiés et, sous certaines conditions, aux personnes en situation de chômage de longue durée.

Qu’est-ce qu’un fonctionnaire stagiaire de l’État ?

Après un concours ou certains recrutements sans concours, l’administration nomme généralement l’agent en qualité de fonctionnaire stagiaire.

Le stage constitue une période probatoire destinée à évaluer les capacités professionnelles de l’agent avant sa titularisation.

Selon le corps, le stage peut également comporter une formation obligatoire.

À l’issue du stage, l’agent est en mesure d’être titularisé si ses aptitudes professionnelles sont jugées suffisantes. Les dispositions applicables peuvent toutefois prévoir une prolongation du stage ou l’absence de titularisation.

Le fonctionnaire stagiaire est déjà fonctionnaire, mais n’est pas encore titulaire de son grade. Il ne doit pas être confondu avec un étudiant effectuant un stage au sein d’une administration.

Comment sont recrutés les agents contractuels de l’État ?

L’État peut également recruter des agents contractuels de droit public.

Des contractuels peuvent notamment occuper certains emplois permanents lorsqu’il n’existe pas de corps de fonctionnaires susceptible d’exercer les fonctions, lorsque la nature des fonctions ou les besoins du service le justifient, notamment pour certaines compétences techniques spécialisées ou nouvelles, ou dans d’autres situations prévues par le Code général de la fonction publique.

Selon le fondement juridique du recrutement, le contrat peut être conclu à durée déterminée ou, dans certaines situations, directement à durée indéterminée.

Pour plusieurs catégories de contrats portant sur des besoins permanents, un CDD peut être conclu pour une durée maximale de trois ans et renouvelé jusqu’à six ans ; la réglementation prévoit ensuite, lorsque les conditions sont remplies, la conclusion d’un CDI.

L’agent contractuel :

  • N’appartient pas à un corps de fonctionnaires,
  • N’est pas titulaire d’un grade,
  • Ne bénéficie pas d’une carrière statutaire organisée automatiquement par grades et échelons, comme un fonctionnaire.

Sa rémunération est fixée par l’administration en tenant compte notamment des fonctions exercées, de la qualification requise et de son expérience professionnelle.

Comment sont calculés les salaires dans la fonction publique d’État en 2026 ?

Pour comprendre les salaires de la fonction publique d’État, il faut distinguer le traitement indiciaire des primes et des indemnités. Pour un fonctionnaire :

Corps → grade → échelon → indice majoré → traitement indiciaire.

C’est l’indice majoré (IM), et non l’indice brut, qui sert au calcul du traitement.

Valeur du point d’indice en 2026 :

Au 18 septembre 2026, la valeur annuelle du traitement correspondant à l’indice majoré 100 reste fixée à :

  • 5 907,34 € brut par an.

La valeur mensuelle d’un point d’indice est donc d’environ :

  • 4,92278 € brut.

La formule de calcul est :

Traitement indiciaire brut mensuel = indice majoré × 5 907,34 ÷ 1 200.

Exemple de calcul :

Pour un fonctionnaire rémunéré à l’indice majoré 400 :

  • 400 × 5 907,34 ÷ 1 200 = 1 969,11 € brut par mois.

Ce montant ne correspond qu’au traitement indiciaire brut. Il faut ensuite rechercher les autres éléments éventuellement dus : RIFSEEP ou régime indemnitaire spécifique, NBI, indemnité de résidence, SFT et autres primes.

Deux agents possédant le même indice majoré peuvent donc percevoir des rémunérations totales différentes.

Quel est le traitement indiciaire minimum dans la fonction publique d’État en 2026 ?

Pour un emploi à temps complet, le traitement indiciaire brut minimum correspond, en 2026, à l’indice majoré 366.

Il représente :

  • 21 620,86 € brut par an, soit 1 801,73 € brut par mois.

Pour un emploi à temps incomplet, ce montant est réduit proportionnellement à la durée de travail.

Que se passe-t-il lorsque le traitement est inférieur au SMIC ?

Depuis le 1er juin 2026, le SMIC brut est fixé en métropole à :

  • 12,31 € de l’heure ;
  • 1 867,02 € brut par mois pour 35 heures hebdomadaires.

Ces montants résultent de l’arrêté du 22 mai 2026. Le traitement correspondant à l’IM 366 étant inférieur à ce montant, les agents concernés bénéficient de l’indemnité différentielle prévue par le décret du 2 août 1991.

Cette indemnité garantit qu’un agent public ne perçoive pas une rémunération indiciaire de base inférieure au SMIC.

Les primes ordinaires ne sont pas utilisées pour neutraliser le droit à cette indemnité : la DGAFP précise que le calcul est effectué à partir de la rémunération indiciaire de base, hors primes et indemnités.

Depuis le 1er juin 2026, le montant maximal de l’indemnité différentielle est de 65,28 € bruts par mois pour un agent à temps complet rémunéré au minimum.

Le montant exact dépend de l’indice de rémunération, de la quotité de travail et de la situation de l’agent.

Quelles primes et indemnités complètent le traitement des agents de l’État ?

Le montant inscrit dans une grille indiciaire n’est qu’une partie de la rémunération.

Les primes peuvent varier fortement selon le ministère, le corps, le poste, les responsabilités, les sujétions particulières, la localisation et, parfois, la manière de servir.

Le RIFSEEP :

Le régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (RIFSEEP) constitue le régime indemnitaire de référence dans la fonction publique d’État et a remplacé une grande partie des anciens dispositifs de primes.

Il comporte deux composantes principales :

  • L’IFSE, indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise,
  • Le CIA, complément indemnitaire annuel.

L’IFSE constitue la composante principale et est liée notamment au niveau de responsabilité, d’expertise et aux sujétions attachées aux fonctions.

Le CIA tient compte de l’engagement professionnel et de la manière de servir.

Le RIFSEEP s’applique-t-il à tous les fonctionnaires de l’État ?

Non. Même s’il constitue le régime indemnitaire de référence, tous les corps ne relèvent pas nécessairement du RIFSEEP. Certains métiers disposent de dispositifs spécifiques.

Par exemple, les personnels enseignants peuvent percevoir des indemnités propres à leurs fonctions, tandis que les personnels actifs de la Police nationale bénéficient également de régimes indemnitaires spécifiques.

Il faut donc vérifier le corps, le ministère et les textes indemnitaires applicables avant d’estimer la rémunération totale.

L’indemnité de résidence :

L’indemnité de résidence constitue également l’un des éléments possibles de la rémunération d’un fonctionnaire.

Son montant dépend de la zone géographique où se situe la résidence administrative de l’agent.

Elle est distincte du traitement indiciaire et des primes liées aux fonctions.

La nouvelle bonification indiciaire ou NBI :

La NBI consiste en l’attribution de points d’indice majorés supplémentaires aux fonctionnaires exerçant certains emplois comportant une responsabilité ou une technicité particulière.

Elle dépend des fonctions effectivement exercées, et non du seul corps ou du seul grade de l’agent.

Elle constitue un élément distinct du traitement indiciaire correspondant à l’échelon.

Le supplément familial de traitement ou SFT :

Le supplément familial de traitement (SFT) peut être versé aux agents publics ayant au moins un enfant à charge, sous réserve du respect des conditions réglementaires.

Son montant dépend notamment du nombre d’enfants et, à partir de deux enfants, du traitement indiciaire dans les limites prévues par les textes.

La NBI, lorsqu’elle est perçue, est incluse dans la base de calcul du SFT.

Les autres primes et indemnités de la fonction publique d’État :

Selon les métiers et les administrations, d’autres éléments peuvent compléter la rémunération :

  • Heures supplémentaires,
  • Astreintes,
  • Indemnités liées au travail de nuit ou du dimanche,
  • Primes propres à certains corps,
  • Indemnités liées à une mobilité ou à une restructuration,
  • Dispositifs d’attractivité géographique,
  • Indemnités liées à certaines responsabilités particulières.

Le droit et le montant doivent être vérifiés corps par corps et administration par administration.

Il n’existe donc pas de montant unique pour les « primes de la fonction publique d’État ».

Le CTI peut-il concerner certains agents de l’État ?

Oui, mais il ne constitue pas une composante générale de la rémunération de tous les fonctionnaires de l’État.

Le complément de traitement indiciaire (CTI) peut concerner certains agents des trois versants exerçant dans des établissements ou services relevant notamment des secteurs de la santé, du social, du médico-social ou du socio-éducatif lorsque les textes le prévoient.

Son montant est actuellement de 49 points d’indice majorés, soit 241,22 € bruts mensuels pour un agent à temps complet bénéficiant intégralement du dispositif.

Il faut donc vérifier l’éligibilité de l’agent et du service concerné : le simple fait d’appartenir à la fonction publique d’État ne donne pas automatiquement droit au CTI.

Comment évolue la carrière d’un fonctionnaire de l’État ?

La carrière d’un fonctionnaire peut évoluer de diverses manières.

L’avancement d’échelon :

L’avancement d’échelon correspond au passage à l’échelon immédiatement supérieur au sein du même grade.

Il entraîne généralement une augmentation de l’indice majoré et, par conséquent, du traitement indiciaire.

Dans la FPE, l’avancement d’échelon dépend principalement de l’ancienneté, conformément aux règles fixées par le statut particulier du corps. Certains statuts peuvent également tenir compte de la valeur professionnelle de l’agent.

L’avancement de grade :

L’avancement de grade permet d’accéder à un grade supérieur au sein du même corps.

Il peut intervenir, notamment au choix, après examen professionnel ou après concours professionnel, selon le statut particulier.

Contrairement à l’avancement d’échelon, l’avancement de grade n’est pas automatique.

La promotion interne :

La promotion interne permet, lorsque le statut particulier le prévoit, d’accéder à un corps supérieur sans nécessairement suivre la voie du concours externe.

Elle permet ainsi à certains agents de progresser vers des emplois et des échelles de rémunération de niveau supérieur.

Les concours internes

Le concours interne constitue une autre voie importante d’évolution.

Un agent de catégorie C peut, par exemple, présenter certains concours permettant d’accéder à un corps de catégorie B lorsqu’il remplit les conditions exigées. De même, des fonctionnaires de catégorie B peuvent préparer des concours internes donnant accès à certains corps de catégorie A. Les conditions de chaque concours doivent être vérifiées.

Comment changer de poste ou de ministère dans la fonction publique d’État ?

La FPE propose plusieurs mécanismes de mobilité.

La mutation :

La mutation permet à un fonctionnaire titulaire de changer d’emploi sans changer de corps ni de grade.

Dans la fonction publique d’État, elle peut intervenir à la suite d’une candidature à un poste vacant ou dans le cadre d’un mouvement organisé par l’administration pour certains corps.

La mutation est réservée aux fonctionnaires titulaires.

La position normale d’activité :

La position normale d’activité (PNA) constitue une particularité importante de la fonction publique d’État.

Elle permet à un fonctionnaire d’exercer, sans changer de corps, des fonctions correspondant aux missions prévues par son statut particulier, au sein d’un autre service ministériel ou d’un établissement public de l’État.

La PNA permet donc une mobilité interministérielle sans qu’un détachement soit systématiquement nécessaire.

Le détachement :

Le détachement permet à un fonctionnaire d’exercer temporairement dans un autre corps ou cadre d’emplois.

Il s’effectue généralement entre corps ou cadres d’emplois appartenant à la même catégorie hiérarchique et de niveau comparable, sauf dispositions particulières.

Le détachement peut ainsi permettre de rejoindre un autre ministère mais aussi, sous conditions, la fonction publique territoriale ou la fonction publique hospitalière.

L’intégration :

L’agent peut également intégrer directement le corps ou le cadre d’emplois d’accueil lorsque les conditions statutaires le permettent. La mobilité constitue ainsi un moyen important de diversifier une carrière sans pour autant recommencer un parcours professionnel à zéro.

Foire aux questions sur la fonction publique d’État

Vidéo : comprendre les salaires de la fonction publique

Comment est calculé le salaire d’un fonctionnaire de la fonction publique d’État, hospitalière ou territoriale ? Cette vidéo explique simplement le fonctionnement des grilles de rémunération dans la fonction publique : corps et cadres d’emplois, grades, échelons, indice brut et indice majoré. Vous découvrirez également comment l’indice majoré est transformé en traitement indiciaire en fonction de la valeur du point d’indice, ainsi que le mécanisme applicable lorsque le traitement indiciaire est inférieur au SMIC.

Comment sont calculés les salaires dans la fonction publique ?

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