La fonction publique territoriale (FPT) regroupe les agents qui travaillent au sein des communes, des départements, des régions, des intercommunalités et de leurs établissements publics. Elle couvre des métiers très différents : administration, entretien des espaces publics, ingénierie, action sociale, petite enfance, culture, sport, animation, police municipale ou encore les secours et l’incendie.
Les agents territoriaux peuvent être des fonctionnaires titulaires, des fonctionnaires stagiaires ou des agents contractuels. Leur situation administrative, leur mode de recrutement et certaines composantes de leur rémunération diffèrent selon leur statut.
En 2026, la rémunération d’un fonctionnaire territorial repose principalement sur son cadre d’emplois, son grade, son échelon et son indice majoré, auxquels peuvent s’ajouter diverses primes et indemnités. Le traitement indiciaire ne doit donc jamais être confondu avec la rémunération totale effectivement versée à l’agent.
Sommaire
Qu’est-ce que la fonction publique territoriale ?
La fonction publique territoriale constitue l’un des trois versants de la fonction publique française, aux côtés de la fonction publique de l’État (FPE) et de la fonction publique hospitalière (FPH).
Elle a été créée pour doter les collectivités territoriales d’un statut commun permettant de recruter et de gérer leurs agents tout en tenant compte du principe de libre administration des collectivités.
Contrairement à la fonction publique de l’État, organisée principalement autour de ministères et de services de l’État, la fonction publique territoriale repose sur une multitude d’employeurs juridiquement distincts. Une commune, un département ou une région recrute ainsi ses propres agents et prend les décisions individuelles relatives à leur carrière, dans le respect du Code général de la fonction publique et des statuts particuliers applicables.
Les fonctionnaires territoriaux sont regroupés dans des cadres d’emploi équivalents, dans leur logique, aux corps de la fonction publique de l’État.

Quels sont les employeurs de la fonction publique territoriale ?
La FPT rassemble des employeurs aux tailles et aux compétences très diverses.
Les communes
Les communes emploient notamment des agents administratifs, des agents techniques, des policiers municipaux, du personnel des écoles maternelles, des animateurs, des bibliothécaires, des agents chargés de l’état civil, de l’urbanisme, des espaces verts ou de la voirie.
Les besoins varient fortement entre une petite commune rurale et une grande ville comptant plusieurs milliers d’agents.
Les départements
Les conseils départementaux interviennent notamment dans les domaines de l’action sociale, de la protection de l’enfance, des collèges, des infrastructures routières et de l’aménagement du territoire.
Ils emploient, par exemple, des travailleurs sociaux, du personnel administratif, des agents techniques des collèges, des ingénieurs et des professionnels des services départementaux.
Les régions
Les conseils régionaux interviennent notamment dans le développement économique, les transports régionaux, la formation professionnelle, l’aménagement du territoire et les lycées.
Ils emploient, à ce titre, des agents administratifs, techniques, juridiques, financiers ou spécialisés dans la conduite des politiques régionales.
Les intercommunalités
Les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) regroupent plusieurs communes afin d’exercer certaines compétences en commun.
Communautés de communes, communautés d’agglomération, communautés urbaines et métropoles emploient notamment des agents dans les domaines des déchets, de l’eau et de l’assainissement, du développement économique, de l’urbanisme, des transports ou des équipements communautaires.
Les établissements publics locaux
La fonction publique territoriale comprend également des agents employés par différents établissements publics administratifs locaux : centres communaux ou intercommunaux d’action sociale, centres de gestion de la fonction publique territoriale, services départementaux d’incendie et de secours ou autres établissements relevant des collectivités.
Les centres de gestion sont eux-mêmes des établissements publics locaux à caractère administratif. Ils exercent de nombreuses missions de gestion des ressources humaines pour les collectivités qui leur sont rattachées.
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Quelle est la différence entre la fonction publique territoriale, la fonction publique d’État et la fonction publique hospitalière ?
Les trois fonctions publiques relèvent d’un socle juridique commun, aujourd’hui largement regroupé dans le Code général de la fonction publique, mais leurs employeurs, leurs métiers et leur organisation diffèrent.
| Critère | Fonction publique territoriale | Fonction publique d’État | Fonction publique hospitalière |
| Sigle | FPT | FPE | FPH |
| Principaux employeurs | Communes, départements, régions, EPCI et établissements publics locaux | Ministères, administrations centrales, services déconcentrés et établissements publics de l’État | Hôpitaux publics et établissements publics sanitaires, sociaux et médico-sociaux |
| Organisation statutaire principale | Cadres d’emplois | Corps | Corps |
| Exemples de métiers | Attaché territorial, ingénieur territorial, ATSEM, policier municipal, animateur | Enseignant, inspecteur, secrétaire administratif, attaché d’administration | Infirmier, aide-soignant, personnel administratif ou technique hospitalier |
| Gestion | Chaque employeur territorial dispose d’une importante autonomie de gestion | Gestion principalement ministérielle ou nationale | Gestion par les établissements hospitaliers |
| Recrutement par concours | Le lauréat territorial doit généralement rechercher ensuite un emploi | Le concours conduit généralement à une affectation selon les règles du corps concerné | Modalités propres aux corps et établissements concernés |
Les trois versants comprennent à la fois des fonctionnaires et des agents contractuels.
Quelles sont les filières de la fonction publique territoriale ?
Les cadres d’emplois territoriaux sont traditionnellement regroupés en grandes filières professionnelles. Cette classification facilite la compréhension des métiers de la fonction publique territoriale, mais ne remplace pas les dispositions réglementaires propres à chaque cadre d’emploi.
La filière administrative
Elle regroupe notamment les fonctions de gestion administrative, juridique, financière, budgétaire, des ressources humaines et de la direction générale.
On y trouve notamment les administrateurs territoriaux, attachés territoriaux, rédacteurs territoriaux et adjoints administratifs territoriaux.
La filière technique
Elle concerne l’ingénierie, les bâtiments, les infrastructures, la voirie, les espaces verts, la maintenance, l’environnement, ainsi que les services techniques.
Elle comprend notamment les ingénieurs en chef territoriaux, les ingénieurs territoriaux, les techniciens territoriaux, les agents de maîtrise et les adjoints techniques.
La filière culturelle
Elle couvre notamment les bibliothèques, les archives, les musées, le patrimoine et l’enseignement artistique.
Elle comprend, par exemple, les conservateurs territoriaux du patrimoine, les conservateurs de bibliothèques, les bibliothécaires, les assistants de conservation et les adjoints territoriaux du patrimoine.
La filière sportive
Elle rassemble les professionnels chargés de l’organisation, de l’encadrement ou de l’enseignement des activités physiques et sportives ainsi que de la gestion des équipements sportifs.
La filière animation
Elle concerne les activités éducatives, périscolaires, de loisirs et d’animation menées notamment auprès des enfants et des jeunes.
La filière médico-sociale
Elle regroupe de nombreux métiers de la petite enfance, du social et de la santé : médecins territoriaux, psychologues, assistants socio-éducatifs, éducateurs de jeunes enfants, auxiliaires de puériculture, aides-soignants, agents sociaux ou ATSEM selon les cadres d’emploi concernés.
La nomenclature officielle des emplois territoriaux identifie notamment la filière médico-sociale.
La filière police municipale
Elle comprend les agents de police municipale ainsi que les cadres d’emploi chargés de leur encadrement et de leur direction.
La filière des sapeurs-pompiers professionnels
Elle regroupe les fonctionnaires territoriaux exerçant au sein des services d’incendie et de secours, dans les différents cadres d’emploi de sapeurs-pompiers professionnels.
Que signifient les catégories A, B et C dans la fonction publique territoriale ?
Les catégories A, B et C correspondent au niveau hiérarchique des cadres d’emploi et, notamment, à la nature des fonctions exercées et au niveau de recrutement.
| Catégorie | Nature générale des fonctions | Niveau de recrutement externe habituel | Exemples |
| A | Conception, expertise, direction et encadrement | Bac +3 minimum en règle générale, avec de nombreuses particularités | Attaché territorial, ingénieur territorial, médecin territorial |
| B | Application, expertise intermédiaire et encadrement intermédiaire | Bac au minimum ou diplôme spécifique selon le concours | Rédacteur territorial, technicien territorial, animateur territorial |
| C | Fonctions d’exécution et fonctions nécessitant la maîtrise d’un métier | Sans diplôme ou diplôme professionnel selon le cadre d’emplois | Adjoint administratif, adjoint technique, adjoint du patrimoine |
Ces niveaux sont des repères généraux. Le diplôme réellement exigé dépend du statut particulier et du concours concerné. Certaines professions réglementées, notamment dans les secteurs médico-sociaux ou techniques, exigent des titres ou des diplômes spécifiques.
Le passage d’une catégorie à une autre peut notamment intervenir par concours ou par promotion interne, lorsque les conditions réglementaires sont réunies.
Quelle est la différence entre le cadre d’emploi, le grade et l’échelon ?
Ces trois notions sont indispensables pour comprendre la carrière et les salaires de la fonction publique territoriale.
Le cadre d’emplois
Le cadre d’emplois regroupe des fonctionnaires soumis au même statut particulier et ayant vocation à exercer un ensemble de fonctions comparables.
Par exemple, les rédacteurs territoriaux relèvent du cadre d’emplois des rédacteurs territoriaux.
Le grade
Un cadre d’emplois comprend un ou plusieurs grades. Le grade confère au fonctionnaire la vocation à occuper les différents emplois correspondant à ce niveau statutaire.
Lorsqu’un cadre d’emplois comprend plusieurs grades, l’agent peut, sous certaines conditions, accéder à un grade supérieur par avancement.
Le grade doit être distingué de l’emploi : un fonctionnaire est titulaire de son grade mais est affecté à un emploi déterminé.
L’échelon
Chaque grade comporte plusieurs échelons. L’avancement d’échelon correspond à la progression du fonctionnaire au sein de son grade.
À chaque échelon correspond un indice brut auquel est associé un indice majoré (IM). C’est cet indice majoré qui sert au calcul du traitement indiciaire.
Ainsi, la chaîne statutaire peut être résumée de la manière suivante :
Filière → catégorie → cadre d’emplois → grade → échelon → indice majoré → traitement indiciaire.
Quels sont les principaux métiers de la fonction publique territoriale ?
Les métiers territoriaux sont particulièrement nombreux car les collectivités interviennent directement dans de nombreux services publics locaux.
Parmi les professions les plus connues figurent notamment :
- Attaché territorial,
- Rédacteur territorial,
- Adjoint administratif territorial,
- Ingénieur territorial,
- Technicien territorial,
- Agent de maîtrise territorial,
- Adjoint technique territorial,
- Agent territorial spécialisé des écoles maternelles (ATSEM),
- Assistant socio-éducatif,
- Éducateur de jeunes enfants,
- Auxiliaire de puériculture,
- Agent social territorial,
- Animateur territorial,
- Éducateur territorial des activités physiques et sportives,
- Bibliothécaire territorial,
- Assistant de conservation du patrimoine et des bibliothèques,
- Policier municipal,
- Sapeur-pompier professionnel.
Cette liste n’est pas exhaustive. Il faut également distinguer le métier exercé du cadre d’emplois statutaire auquel appartient le fonctionnaire : un même cadre d’emplois peut permettre d’occuper plusieurs emplois correspondant à des fonctions proches.
Le répertoire commun des métiers publié par la DGAFP, élaboré notamment avec le CNFPT, constitue une référence officielle pour identifier les métiers présents dans les trois versants de la fonction publique.
Comment entrer dans la fonction publique territoriale ?
Le concours reste le mode normal d’accès à la qualité de fonctionnaire, mais ce n’est pas la seule voie de recrutement.
Le recrutement par concours dans la fonction publique territoriale
Il existe trois grandes catégories de concours territoriaux :
- Concours externe, principalement ouvert en fonction des diplômes détenus,
- Concours interne, destiné notamment aux agents justifiant des conditions de service requises,
- Le troisième concours est ouvert aux candidats disposant de certaines expériences professionnelles, électives ou associatives, dans les conditions prévues par le statut particulier.
Les conditions de diplôme, d’ancienneté ou d’expérience sont fixées par le statut particulier du cadre d’emplois concerné.
Une spécificité importante de la fonction publique territoriale est que réussir le concours ne signifie pas être automatiquement recruté.
Le lauréat est inscrit sur une liste d’aptitude et doit ensuite rechercher un poste auprès d’une collectivité territoriale ou d’un établissement public. L’inscription sur la liste d’aptitude ne vaut donc pas nomination.
Le recrutement sans concours dans la fonction publique territoriale
Certaines voies permettent d’accéder à la fonction publique sans concours.
Le Code général de la fonction publique prévoit notamment des recrutements directs pour accéder à certains grades de début de catégorie C situés sur l’échelle de rémunération la plus basse, sous réserve des dispositions des statuts particuliers. D’autres dispositifs particuliers existent également.
Il convient donc de vérifier le statut particulier du cadre d’emplois envisagé avant de conclure qu’un poste est accessible sans concours.
Le fonctionnaire stagiaire avant la titularisation
Après son recrutement en qualité de fonctionnaire, l’agent est généralement nommé fonctionnaire stagiaire avant sa titularisation.
Le stage est une période probatoire destinée à évaluer ses aptitudes professionnelles. Sa durée et les éventuelles formations obligatoires dépendent du statut particulier du cadre d’emplois.
À l’issue du stage, l’agent peut être titularisé si ses aptitudes professionnelles sont jugées suffisantes. Le stage peut également, dans les situations prévues par les textes, être prolongé ou conduire à l’absence de titularisation.
Le fonctionnaire stagiaire ne doit pas être confondu avec un étudiant effectuant un stage : il possède déjà la qualité de fonctionnaire, mais n’est pas encore titulaire de son grade.
La mutation
La mutation permet à un fonctionnaire territorial titulaire de changer d’emploi sans changer de cadre d’emplois ni de grade.
Elle peut être interne, lorsqu’il change d’affectation au sein de la même collectivité, ou externe lorsqu’il rejoint une autre collectivité.
La mutation concerne les fonctionnaires titulaires : un agent contractuel ne « mute » pas juridiquement dans les mêmes conditions.
Le détachement
Le détachement permet notamment à un fonctionnaire d’exercer temporairement dans un autre corps ou cadre d’emplois, y compris dans un autre versant de la fonction publique.
Il s’effectue, en principe, entre corps ou cadres d’emplois de même catégorie hiérarchique et de niveau comparable, sous réserve des dispositions réglementaires applicables.
Le recrutement comme agent contractuel
Les collectivités peuvent recruter des agents contractuels de droit public dans les situations prévues par le Code général de la fonction publique.
Ces recrutements peuvent notamment répondre à des besoins temporaires ou permettre de pourvoir des emplois permanents dans les cas expressément prévus par la loi.
Par exemple, certains emplois permanents peuvent être occupés par des contractuels lorsqu’il n’existe pas de cadre d’emploi correspondant, lorsque la nature des fonctions ou les besoins du service le justifient, sous les conditions prévues par le code, ou pour certains emplois dans de petites collectivités.
Un agent contractuel n’est pas un fonctionnaire titulaire. Sa situation est déterminée notamment par son contrat et par les dispositions légales et réglementaires applicables aux agents contractuels.
Comment sont calculés les salaires dans la fonction publique territoriale ?
Pour comprendre les salaires de la fonction publique territoriale, il faut distinguer le traitement indiciaire de la rémunération globale.
Pour un fonctionnaire, le traitement indiciaire dépend du grade et de l’échelon qu’il occupe. Chaque échelon correspond à un indice brut, lui-même associé à un indice majoré.
C’est l’indice majoré qui sert au calcul du traitement.

Valeur du point d’indice en 2026
Au 9 septembre 2026, la valeur annuelle du traitement correspondant à l’indice majoré de 100 est toujours fixée à 5 907,34 €, soit une valeur mensuelle d’un point d’indice d’environ 4,92278 €.
La formule du traitement indiciaire brut mensuel est :
- Indice majoré × 5 907,34 € ÷ 1 200
ou, de manière simplifiée :
- Indice majoré × environ 4,92278 €
Exemple de calcul de salaire dans la fonction publique territoriale
Un agent rémunéré sur la base de l’indice majoré 400 perçoit un traitement indiciaire brut mensuel d’environ :
- 400 × 5 907,34 ÷ 1 200 = 1 969,11 € brut par mois.
Ce montant ne correspond qu’au traitement indiciaire brut. Il ne correspond ni au salaire net ni, nécessairement, à la rémunération brute totale de l’agent.
Peuvent notamment s’y ajouter, selon la situation, l’indemnité de résidence, le supplément familial de traitement, la NBI, le régime indemnitaire ou d’autres indemnités.
Quel est le traitement indiciaire minimum dans la fonction publique territoriale en 2026 ?
Pour un emploi à temps complet, le traitement indiciaire brut minimum correspond en 2026 à l’indice majoré 366, soit :
- 21 620,86 € brut par an,
- 1 801,73 € brut par mois.
Pour un emploi à temps non complet, ce minimum est réduit proportionnellement à la durée de travail.
L’indemnité différentielle liée au SMIC depuis le 1er juin 2026
Depuis le 1er juin 2026, le SMIC brut est fixé en métropole à 12,31 € de l’heure, soit 1 867,02 € brut par mois pour 35 heures hebdomadaires.
Le traitement indiciaire minimal étant inférieur à ce montant, le mécanisme de l’indemnité différentielle prévu par le décret n° 91-769 du 2 août 1991 s’applique aux agents concernés.
Cette indemnité correspond à la différence entre le SMIC mensuel applicable et la rémunération de base retenue par le texte. Les primes et indemnités ordinaires ne sont pas ajoutées au traitement indiciaire afin d’éviter leur versement.
Depuis le 1er juin 2026, le montant maximal de l’indemnité différentielle est de 65,28 € brut par mois pour un agent à temps complet. Elle concerne les agents publics titulaires, stagiaires et contractuels de droit public qui satisfont aux conditions du dispositif.
Pour un agent à temps partiel ou occupant un emploi à temps non complet, le montant est ajusté conformément aux règles applicables à sa durée de travail.
Quelles primes et indemnités peuvent compléter le traitement dans la fonction publique territoriale ?
Le traitement indiciaire ne représente qu’une partie de la rémunération de nombreux agents territoriaux. Le montant réellement perçu peut varier sensiblement selon la collectivité employeur, le cadre d’emplois, les fonctions exercées, les responsabilités, la situation familiale, le lieu d’affectation et les délibérations adoptées par l’employeur.
Il n’est donc pas possible de déterminer la rémunération totale d’un agent uniquement à partir de son indice majoré.
Le régime indemnitaire et le RIFSEEP
Les collectivités territoriales peuvent mettre en place un régime indemnitaire dans le respect des règles applicables à la FPT.
Pour la plupart des cadres d’emploi, le RIFSEEP constitue aujourd’hui le principal régime de référence. Il comprend :
- L’indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE),
- Le complément indemnitaire annuel (CIA).
La mise en place du régime indemnitaire relève d’une délibération de la collectivité. Les montants et critères peuvent donc varier d’un employeur territorial à l’autre, dans les limites des réglementations applicables.
En conséquence, deux fonctionnaires détenant le même grade, le même échelon et le même indice majoré peuvent percevoir des rémunérations totales différentes s’ils travaillent pour deux collectivités distinctes.
L’indemnité de résidence
L’indemnité de résidence dépend de la commune où l’agent exerce effectivement ses fonctions. Les communes sont réparties en trois zones correspondant à un taux de :
- 3 %,
- 1 %,
- Ou 0 % du traitement indiciaire brut.
Elle peut être versée aux fonctionnaires comme aux agents contractuels dans les conditions réglementaires applicables.
La nouvelle bonification indiciaire ou NBI
La NBI correspond à l’attribution de points d’indice majorés supplémentaires pour certains emplois comportant une responsabilité ou une technicité particulière. Elle est liée aux fonctions effectivement exercées, et non simplement au grade détenu.
La NBI peut être versée aux fonctionnaires titulaires ou stagiaires qui satisfont aux conditions réglementaires. En principe, un agent contractuel ne peut pas en bénéficier, sauf en cas de situation particulière expressément prévue par les textes.
Il faut vérifier l’emploi effectivement occupé et les textes applicables afin de déterminer l’existence et le nombre de points de NBI.
Le supplément familial de traitement ou SFT
Le supplément familial de traitement (SFT) est versé sous conditions aux agents publics ayant au moins un enfant à charge.
Il peut concerner les fonctionnaires comme les agents contractuels. Son montant dépend notamment du nombre d’enfants à charge et, à partir de deux enfants, du traitement indiciaire dans les limites réglementaires prévues.
Comment évoluer professionnellement dans la fonction publique territoriale ?
La carrière d’un fonctionnaire territorial peut évoluer de plusieurs manières.
L’avancement d’échelon
L’avancement d’échelon permet de progresser au sein d’un même grade.
Chaque échelon est assorti d’une durée prévue par le statut particulier. Le changement d’échelon entraîne généralement une augmentation de l’indice majoré et, par conséquent, du traitement indiciaire.
L’avancement de grade
Le fonctionnaire peut également accéder à un grade supérieur au sein de son cadre d’emplois lorsqu’il remplit les conditions réglementaires.
Contrairement à l’avancement d’échelon, l’avancement de grade n’est pas un droit automatique. Il dépend notamment des règles statutaires et des décisions prises dans le cadre de la gestion des ressources humaines de la collectivité.
La promotion interne
La promotion interne permet, dans certaines conditions, d’accéder à un cadre d’emplois supérieur sans nécessairement suivre la voie du concours externe.
Les conditions d’ancienneté, de grade, d’examen professionnel éventuel et les possibilités de promotion dépendent des textes applicables.
Les concours et examens professionnels
Un agent peut également présenter un concours interne, un examen professionnel ou un concours permettant d’accéder à un autre cadre d’emplois ou à une catégorie hiérarchique supérieure.
La mobilité
La mutation, le détachement et d’autres dispositifs de mobilité permettent également de changer d’employeur, de métier ou même de versant de la fonction publique lorsque les conditions réglementaires sont réunies.
La formation professionnelle
Le CNFPT joue un rôle central dans la formation des agents territoriaux. Il organise notamment des formations d’intégration, de professionnalisation et de perfectionnement, ainsi que des préparations aux concours et aux examens professionnels.
La formation professionnelle tout au long de la vie constitue un élément important de l’évolution professionnelle des agents territoriaux.
Quels sont les principaux droits et obligations des agents territoriaux ?
Les agents territoriaux sont soumis aux principes généraux applicables aux agents publics.
Ils bénéficient notamment, selon leur situation, de droits relatifs à :
- Liberté d’opinion,
- Non-discrimination,
- Liberté syndicale,
- Au droit de grève dans les conditions prévues par la loi,
- Protection de leur santé et de leur sécurité,
- Protection fonctionnelle dans les situations prévues par les textes,
- À la formation professionnelle.
Le Code général de la fonction publique garantit notamment la liberté d’opinion des agents publics.
En contrepartie, les agents sont soumis à plusieurs obligations déontologiques et professionnelles. Ils doivent notamment exercer leurs fonctions avec dignité, impartialité, intégrité et probité. Ils sont également soumis, selon les circonstances, aux obligations de neutralité, de laïcité, de secret professionnel, de discrétion professionnelle, d’obéissance hiérarchique, ainsi qu’aux règles relatives au cumul d’activités.
L’obligation de neutralité impose notamment à l’agent public de ne pas manifester ses convictions religieuses, philosophiques ou politiques dans l’exercice de ses fonctions auprès des usagers et de respecter leur liberté de conscience et leur dignité.
Ces droits et obligations concernent également largement les fonctionnaires stagiaires. Les règles applicables aux agents contractuels sont proches sur de nombreux points, mais leur situation administrative reste distincte de celle des fonctionnaires.
Foire aux questions sur la fonction publique territoriale
Votre avis sur l’évolution salariale dans la fonction publique territoriale (FPT)
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