En application de l’accord du 13 décembre 2022 relatif aux salaires minimums (BOCC 2023-32 TRA du Journal Officiel), ci-dessous la nouvelle grille des salaires au 1ᵉʳ janvier 2023 des Hauts-de-Francede la convention collective nationale des ouvriers des travaux publics (TP) du 15 décembre 1992 (IDCC 1702 – Brochure JO N° 3005 T2).
Cette grille est applicable aux ouvriers des entreprises de travaux publics situées dans la région Hauts-de-France, dans ses limites territoriales en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2016. La région Hauts-de-France couvre les départements de l’Aisne (02), du Nord (59), de l’Oise (60), du Pas-de-Calais (62) et de la Somme (80).
La grille conventionnelle des salaires 2023 permet de répondre aux questions suivantes :
Combien gagne un ouvrier dans les travaux publics ?
Quelle est l’échelle des salaires des travaux publics des Hauts-de-France en 2023 ?
Combien peut gagner un ouvrier selon sa formation et son expérience ?
Il s’agit des minimums garantis de salaire brut pour une durée du travail de 35 heures hebdomadaires (en euros) ou de 151,67 heures par mois en fonction de votre niveau, position et coefficient.
Salaires 2023 des ouvriers des travaux publics de Hauts-de-France
Pour les connaitre, référez-vous à votre bulletin de paie ou à votre contrat de travail, ces informations doivent en principe y être indiquées. À défaut, contactez le service des ressources humaines ou de la paie de votre entreprise. Ils sont à même de vous renseigner.
Sommaire
Barème et salaire minimum des ouvriers des travaux publics des Hauts-de-France en 2023
Niveau
Position
Coefficient
Salaire minimum hiérarchique au 1ᵉʳ janvier 2023 (base 35 heures)
I
1
100
21 793 €
2
110
22 075 €
II
1
125
22 711 €
2
140
25 510 €
II
1
150
27 255 €
2
165
29 785 €
IV
180
32 491 €
Salaires des ouvriers des travaux publics des Hauts-de-France en 2023
Date et durée d’application de l’accord
L’accord est applicable à compter du 1ᵉʳ janvier 2023 pour une durée indéterminée.
Télécharger l’accord des salaires des ouvriers des travaux publics des Hauts-de-France
En complément, à télécharger l’accord du 13 décembre 2022 des salaires des ouvriers des travaux publics des Hauts-de-France au format PDF :
Commander la convention collective des ouvriers des travaux publics des Hauts-de-France
Pour acheter la convention collective nationale des ouvriers des travaux publics (TP) du 15 décembre 1992 (IDCC 1702 – Brochure JO N° 3005 T2) et ses mises à jour, dans un format papier ou un fichier PDF (téléchargeable immédiatement), vous pouvez vous rendre sur le site web de notre partenaire :
Foire aux questions (FAQ) sur la dernière grille des salaires des ouvriers des travaux publics des Hauts-de-France
Quels sont les salaires des ouvriers des entreprises des travaux publics des Hauts-de-France en 2023 ?
Au 1er janvier 2023, les salaires annuels bruts des ouvriers des entreprises des travaux publics des Hauts-de-France vont de 21 793 euros à 32 491 euros.
Comment fonctionne la grille des salaires des ouvriers des travaux publics des Hauts-de-France ?
Toute entreprise rattachée à la convention collective des ouvriers des travaux publics des Hauts-de-France doit respecter les minimums légaux (Smic) mais aussi conventionnels. Ainsi, en fonction du coefficient attribué sur le contrat de travail, l’entreprise doit verser à ses salariés le minimum prévu dans les dernières grilles des salaires conventionnelles. Le coefficient est déterminé au regard du poste occupé, de la qualification, du niveau de responsabilité et de l’ancienneté.
Quel est le salaire minimum des ouvriers des entreprises des travaux publics des Hauts-de-France en 2023 ?
Au 1er janvier 2023, le salaire minimum brut annuel des ouvriers des entreprises des travaux publics des Hauts-de-France est de 21 793 euros. Si cette valeur est inférieure au Smic, c’est le Smic qui est retenu comme salaire minimum.
Quel est le numéro IDCC de la convention collective des ouvriers des travaux publics des Hauts-de-France ?
Le numéro IDCC de la convention collective des ouvriers des travaux publics des Hauts-de-France est « 1702 ».
Quel est le numéro de brochure de la convention collective des ouvriers des travaux publics des Hauts-de-France ?
Le numéro de brochure de la convention collective des ouvriers des travaux publics des Hauts-de-France est « 3005 T2 ».
La convention collective nationale des ouvriers des travaux publics (IDCC 1702) régit les relations entre les salariés et les entreprises sur l'ensemble du territoire national, y compris des départements d'outre-mer (DOM), pour les activités principales suivantes :
Travaux d'aménagement des terres et des eaux, voirie, parcs et jardins (55.10)
Sont visées : les entreprises qui effectuent des travaux d'aménagement des terres et des eaux, voirie, parcs et jardins, notamment :
Exécution de travaux de voirie en zone urbaine ou rurale :
Voirie urbaine,
Petits travaux de voirie,
Aménagement de terrains de culture, remise en état du sol.
Exécution d'installations d'hygiène publique :
Réseaux d'adduction et de distribution d'eau et de fluides divers par canalisations sous pression,
Réseaux d'évacuation des eaux usées et pluviales, égouts,
Stations de pompage,
Stations d'épuration et de traitement des eaux usées,
Abattoirs,
Stations de traitement des ordures ménagères.
Construction de lignes de transports d'électricité (55.11)
Travaux de construction de lignes de transport d'électricité, y compris les travaux d'installation et montage de postes de transformation, d'armoires de distribution et de groupes électrogènes qui y sont liés :
Construction de lignes de très haute tension,
Construction de réseaux haute et basse tension,
Éclairage rural,
Ligne aérienne de traction électrique et caténaire,
Canalisations électriques autres qu'aériennes,
Construction de lignes pour courants faibles (télécommunications et centraux téléphoniques),
Lignes de distribution,
Signalisation, éclairage public, techniques de protection,
Chauffage de routes ou de pistes,
Grands postes de transformation,
Centrales et installations industrielles de haute technicité.
Travaux d'infrastructure générale (55.12)
Travaux d'infrastructure générale demandant le plus souvent une modification importante du sol ou destinés aux grandes communications, notamment :
Terrassement en grande masse,
Démolition ou abattage par procédés mécaniques, par explosif ou par fusion thermique, etc.,
Construction et entretien de voies ferrées et de leurs structures annexes,
Travaux en site maritime ou fluvial,
Mise en place, au moyen d'engins flottants, d'éléments préfabriqués, en immersion ou en élévation,
Travaux souterrains,
Travaux de pose de canalisations à grande distance pour distribution de fluide, liquide, gazeux et de réseaux de canalisations industrielles.
Construction de chaussées (55.13)
Travaux de construction des chaussées de routes de liaison, de pistes d'aérodromes et de voies de circulation ou de stationnement assimilables à des routes dans les ensembles industriels ou commerciaux, publics ou privés, ainsi que les plates-formes spéciales pour terrains de sports :
Terrassement sous chaussée,
Construction des corps de chaussée,
Couche de surface (en enrobés avec mise en œuvre seule ou fabrication et mise en œuvre, asphaltes coulés, enduits superficiels, etc.),
Mise en œuvre de revêtement en béton de ciment,
Rabotage, rectification et reprofilage,
Travaux annexes (signalisation horizontale, barrières de sécurité, etc.).
Entreprises de forages, sondages, fondations spéciales (55.20)
Fondation et consolidation des sols par ouvrages interposés : pieux, puits, palplanches, caissons, etc.
Traitement des sols.
Construction d'ossatures autres que métalliques (55.30)
Travaux de construction d'ossatures autres que métalliques, notamment en béton armé ou précontraint, demandant du fait de leurs dimensions ou du procédé une technicité particulière, par exemple :
Barrages,
Ponts, ouvrages de croisement à plusieurs niveaux,
Génie civil de centrales de toute nature productrice d'énergie,
Génie civil d'unités pour la sidérurgie, la chimie, etc.,
Silos, réfrigérants hyperboliques, cheminées en béton,
Réservoirs, cuves, châteaux d'eau,
Coupoles, voiles minces,
Piscines, bassins divers,
Étanchéité, etc.
Installations industrielles, montage et levage (55.31)
Travaux publics et de génie civil (pour partie) qui effectuent des travaux d'installation, de montage ou de levage d'ouvrages de toute nature, notamment métallique, exécutés en site terrestre, fluvial ou maritime, par exemple :
Ponts fixes ou mobiles,
Vannes de barrage,
Portes d'écluses, élévateurs et ascenseurs à bateaux,
Ossatures de charpentes industrielles, de centrales thermiques ou nucléaires,
Ossatures de halls industriels,
Installations pour la sidérurgie,
Pylônes, téléphériques,
Éléments d'ouvrages préfabriqués.
Installation électrique (55.40)
À l'exception des entreprises d'installation électrique dans les établissements industriels, de recherche radioélectrique et de l'électronique, sont visées : les entreprises qui effectuent des travaux :
Éclairage extérieur, de balisage,
Installation et de montage de postes de transformation, d'armoires de distribution et de groupes électrogènes (non liés à la construction de lignes de transport d'électricité),
Et pour partie, installations industrielles de technique similaire (à l'exception de celles qui, à la date de l'arrêté d'extension, appliquaient une autre convention collective que celle des travaux publics).
Construction industrialisée (55.50)
Travaux publics et de génie civil réalisant des ouvrages ou parties d'ouvrages par assemblage d'éléments préfabriqués métalliques ou en béton, par exemple :
Poutres de pont,
Voussoirs pour tunnel, etc.
Maçonnerie et travaux courants de béton armé (55.60)
Activités de génie civil (pour partie) non classées dans les groupes précédents et les entreprises de travaux publics effectuant de la maçonnerie, de la démolition et des travaux courants de béton armé, de terrassement et de fondation.
Génie climatique (55.70)
Travaux publics et de génie civil effectuant des travaux d'application thermique et frigorifique de l'électricité.
Les Codes NAF (Nomenclature d'Activités Française) d'une entreprise sont attribués par l'INSEE (Institut National de la Statistique et des Études Économiques) en fonction de son activité principale.
Les professions les plus courantes
Dans la convention collective des ouvriers des travaux publics, les métiers suivants (liste non exhaustive) sont pratiqués :
Canalisateur
Ouvrier de génie civil
Chauffeur de camion benne
Ouvrier de signalisation routière
Coffreur-bancheur
Ouvrier de voirie
Conducteur de grue mobile
Ouvrier en assainissement
Conducteur d'engins de chantier
Ouvrier en enrobés
Manœuvre de chantier
Poseur de bordures
Monteur de réseaux électriques
Terrassier
Opérateur de compacteur
Toutes les professions exercées au sein de la convention collective des ouvriers des travaux publics
Les entreprises des travaux publics les plus importantes
AXIMUM
EUROVIA
BOUYGUES ÉNERGIES & SERVICES
SADE - COMPAGNIE GÉNÉRALE DE TRAVAUX HYDRAULIQUES
BOUYGUES TRAVAUX PUBLICS
SAIPEM SA
CHARIER TP
SIGNATURE
COLAS FRANCE
TERIDEAL
EIFFAGE GENIE CIVIL
VINCI CONSTRUCTION GRANDS PROJETS
ENTREPRISE DE TRAVAUX FAYOLLE ET FILS
Principales entreprises relevant de la convention collective des ouvriers des travaux publics en France
Les entreprises mentionnées ci-dessus sont régies par la convention collective des ouvriers des travaux publics. Par conséquent, elles sont tenues d'appliquer les salaires minimaux conventionnels dans le cadre de leur politique salariale.
La rédaction de Juristique® regroupe les auteurs et contributeurs du site, spécialisés notamment dans l’analyse des minima salariaux conventionnels, la publication de grilles salariales actualisées et l’élaboration de modèles juridiques. Elle s’appuie sur une veille réglementaire permanente des textes officiels afin de proposer des contenus juridiques fiables, structurés et régulièrement mis à jour, destinés à accompagner les entreprises, les salariés et les professionnels des ressources humaines dans leurs démarches.
SMIC 2026 : montants et minima conventionnels
Le SMIC au 1ᵉʳ juin 2026
La rémunération versée au salarié doit être au moins égale au
SMIC
et au salaire minimum conventionnel applicable à sa classification.
Lorsque les deux montants diffèrent, l’employeur doit appliquer
le montant le plus élevé.
Salaire minimum brut horaire :
12,31 €.
Salaire mensuel brut pour un
temps de travail
hebdomadaire de 35 h (151,67 h par mois) :
1 867,02 €.
FAQ et informations sur les salaires minimums conventionnels
Comprendre le salaire minimum conventionnel
Qu'est-ce qu'un salaire minimum conventionnel ?
Le salaire minimum conventionnel (SMC)
est fixé par la convention collective de branche selon
la classification du salarié.
Le minimum applicable dépend notamment du niveau,
de l’échelon, de la classe, de la catégorie ou du
coefficient prévu par la convention collective.
Quelle est la différence entre le SMIC et le salaire minimum conventionnel ?
Le
SMIC
est le salaire minimum légal.
Le salaire minimum conventionnel est propre à une
branche professionnelle et varie selon la classification
du salarié. L’employeur doit respecter le montant
le plus favorable au salarié.
Comment sont déterminés les salaires minimaux conventionnels ?
Les minima conventionnels sont négociés par les
organisations syndicales de salariés et les organisations
d’employeurs de la branche. Les accords conclus peuvent
ensuite faire l’objet d’un arrêté d’extension publié
au Journal officiel.
Pourquoi certains minima conventionnels sont-ils inférieurs au SMIC ?
Les négociations salariales de branche et les
revalorisations du SMIC ne suivent pas nécessairement
le même calendrier. Certains premiers niveaux d’une
grille conventionnelle peuvent donc temporairement
devenir inférieurs au SMIC. Dans ce cas, le SMIC
s’impose comme rémunération minimale.
Pour déterminer le minimum correspondant à votre situation,
vous devez identifier votre convention collective ainsi que
votre classification : coefficient, niveau, échelon, classe
ou catégorie selon la convention concernée.
Ces informations figurent généralement sur le bulletin
de paie et peuvent également apparaître dans le contrat
de travail.
Vous pouvez ensuite :
consulter votre convention collective sur Légifrance ;
vous renseigner auprès de votre employeur ou du
service des ressources humaines ;
Les salaires publiés dans les accords sont-ils en brut ou en net ?
Les montants figurant dans les accords et les grilles
conventionnelles sont exprimés en salaire brut.
Comment estimer rapidement un salaire brut en net ?
Pour obtenir rapidement un ordre de grandeur,
il est possible de multiplier le salaire brut par
0,79.
Ce coefficient fournit uniquement une estimation :
le salaire net réel varie notamment selon le statut
du salarié, les cotisations applicables et certains
éléments de rémunération.
Le non-respect des salaires prévus par une convention
ou un accord collectif étendu est sanctionné dans les
conditions prévues par
l’article R.2263-3 du Code du travail
.
Comment contacter les services de renseignements en droit du travail ?
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