Retrouvez les principales dispositions de la convention collective nationale de la boucherie, boucherie-charcuterie-traiteur, poissonnerie (détail et gros), écailler, traiteur de la mer du 24 septembre 2024 – Étendue par arrêté du 29 septembre 2025 JORF 4 octobre 2025 (IDCC 3254), notamment celles relatives aux salaires minimaux, aux classifications professionnelles, aux congés, à la durée du travail et aux conditions d’emploi. Vous pouvez également consulter et télécharger gratuitement son texte actualisé afin de connaître les règles applicables aux entreprises et aux salariés de la branche.
Sommaire
Champ d’application de la convention collective de la boucherie, boucherie-charcuterie-traiteur, poissonnerie (détail et gros), écailler, traiteur de la mer
La convention collective règle, sur le territoire national, les rapports entre les employeurs et les salariés travaillant dans les entreprises dont l’activité économique principale relève d’une ou plusieurs activités qu’elle vise.
Les parties signataires n’ont pas prévu de dispositions spécifiques pour les entreprises de moins de 50 salariés.
Activités couvertes
- La boucherie, la boucherie-charcuterie, la boucherie-traiteur, la boucherie-charcuterie-traiteur, le traiteur, la boucherie hippophagique, la triperie et le commerce de volailles et gibiers,
- La poissonnerie, la poissonnerie-traiteur, l’écailler, l’écailler-traiteur, les traiteurs, les bars à huîtres et les entreprises de demi-gros et de gros spécialisées dans les poissons, les crustacés et les mollusques.
Secteur professionnel de la boucherie
Est réputé boucher détaillant le professionnel qui achète des animaux des espèces bovine, ovine, caprine, porcine ou chevaline, des gros morceaux de coupe ou des pièces de détail issus de ces animaux, ou à la fois ces animaux et ces morceaux ou pièces. Il débite aux consommateurs finaux des produits carnés frais, salés, réfrigérés, congelés, préparés, cuits ou conservés.
Il effectue également la préparation artisanale de produits à base de viande, leur vente au détail, ainsi que la préparation de plats à emporter à base de viande. Dans la convention, le terme « boucher » désigne tant les bouchers vendant de la viande de bœuf que ceux vendant de la viande de cheval.
Est réputé boucher-charcutier le détaillant qui exerce à titre principal ces activités et transforme les viandes et abats en produits de charcuterie, plats préparés et conserves destinés à la vente au détail. Il fabrique notamment des produits à base de viande ou d’abats, des préparations de viande ou à base de viande, ainsi que des foies gras.

Codes NAF cités à titre indicatif
| Activité concernée | Code Naf et description de l’activité |
| Activités de boucherie | 10.13B : charcuterie |
| Activités de boucherie | 47.22Z : commerce de détail de viandes et de produits à base de viande en magasin spécialisé |
| Activités de boucherie | 47.81Z : commerce de détail alimentaire sur éventaires et marchés |
| Activités de boucherie | 56.21Z : service de traiteurs |
| Activités de boucherie | 10.11Z : transformation et conservation de la viande de boucherie |
| Activités de poissonnerie | 47.23Z : commerce de détail de poissons, crustacés et mollusques en magasin spécialisé |
| Activités de poissonnerie | 47.81Z : commerce de détail alimentaire sur éventaires et marchés |
| Activités de poissonnerie | 46.38A : commerce de gros de poissons, crustacés et mollusques |
| Activités de poissonnerie | 56.21Z : services des traiteurs |
| Activités de poissonnerie | 10.20Z : transformation et conservation de poisson, crustacés et mollusques |
La nouvelle convention collective est née de la volonté de fusionner les deux conventions collectives régissant les professions de boucher et de poissonnier.
- Convention collective nationale de la boucherie, boucherie-charcuterie, boucherie hippophagique, triperie, commerces de volailles et gibiers du 12 décembre 1978,
- Convention collective nationale de la poissonnerie du 12 avril 1988.
Grilles de classification des emplois
Secteur de la boucherie
| Niveau | Échelon | Emplois et critères |
| Niveau I | A | Plongeur : capable d’utiliser le lave-vaisselle, connaissant les produits de lavage, leur dosage et les règles d’hygiène élémentaires.Employé d’entretien : chargé du nettoyage de l’ensemble des locaux professionnels et du matériel ; connaissant les produits à utiliser, leur dosage et les règles d’hygiène élémentaires contenues dans le guide de bonnes pratiques d’hygiène.Vendeur débutant : salarié non diplômé et non qualifié dans le secteur de la boucherie, affecté à la vente ; il peut effectuer des gestes simples liés aux produits de la viande, sans effectuer ni maîtriser l’ensemble des techniques du boucher et du vendeur, et reste principalement affecté à la vente et à l’accueil de la clientèle. Préparateur de commandes – aide technique débutant : salarié non diplômé et non qualifié dans le secteur de la boucherie, chargé de la préparation et du suivi des commandes, avec un soutien technique pouvant notamment prendre la forme de la mise en cuisson de volailles en rôtisserie, de la préparation de produits prêts à vendre, de la préparation bouchère ou de la livraison. |
| Niveau I | B | Chauffeur-livreur : assure le chargement des produits et marchandises conformément aux règles sanitaires, leur livraison et leur déchargement ; maintient et entretient son véhicule en tenant compte des règles d’hygiène ; reçoit et transmet les documents administratifs et commerciaux relatifs aux transports effectués.Employé administratif : effectue toutes tâches administratives utiles au bon fonctionnement de l’entreprise, telles que le travail sur ordinateur, le classement ou le courrier. |
| Niveau II | A | Chauffeur-livreur encaisseur : exerce en plus les fonctions du chauffeur-livreur et a la responsabilité de toutes les opérations financières liées à l’encaissement des factures.Caissier : effectue seul toutes les opérations courantes de caisse, est apte à prendre des commandes et manifeste de bonnes qualités relationnelles.Vendeur : présente les viandes, prépare et présente les plats, assure le service à la clientèle et manifeste de bonnes qualités relationnelles. |
| Niveau II | B | Secrétaire aide-comptable : exerce en plus les fonctions de l’employé administratif et effectue toutes les opérations préparatoires au travail du comptable.Boucher préparateur : assure toutes les tâches d’exécution courantes nécessaires à la transformation des carcasses, de leur état initial de gros morceaux de coupe jusqu’à leur présentation en morceaux de détail en vue de la mise en vente.Charcutier-traiteur : assure les tâches d’exécution courantes nécessaires à la réalisation des préparations et fabrications de base de charcuterie crue. |
- Le vendeur débutant évolue vers l’emploi de vendeur au plus tard après une durée globale de douze mois dans l’emploi, consécutifs ou non, en CDD ou en CDI.
- Le préparateur de commandes – aide technique débutant évolue vers l’emploi de préparateur au plus tard après une durée globale de douze mois dans l’emploi, consécutifs ou non, en CDD ou en CDI.
Secteur de la poissonnerie
| Niveau | Coefficient | Emplois et critères |
| Niveau IEmployés, ouvriers | 130 | Vendeur saisonnier en poissonnerie ; préparateur de commandes saisonnier. |
| Niveau IEmployés, ouvriers | 135 | Employé de marée sans qualification apprenant l’exercice du métier ou manutentionnaire débutant ; commis poissonnier sans qualification apprenant l’exercice du métier ; opérateur de saisie débutant ; employé de bureau débutant ; chauffeur-livreur débutant ; fileteur débutant ; technicien débutant ; caissier facturier débutant. |
| Niveau IEmployés, ouvriers | 140 | Commis poissonnier sans CAP ayant trois ans d’expérience ; commis poissonnier avec CQP « Préparateur-vendeur en produits de la mer ». |
| Niveau IEmployés, ouvriers | 145 | Commis poissonnier sans CAP ayant cinq ans d’expérience ; employé de marée, opérateur de saisie, chauffeur-livreur, fileteur, technicien et caissier facturier avec au minimum cinq ans d’expérience ; commis poissonnier avec CQP « Préparateur-vendeur en produits de la mer » ayant un an d’expérience. |
| Niveau IEmployés, ouvriers | 150 | Commis poissonnier avec CAP ; commis poissonnier sans CAP avec six ans d’expérience ; vendeur preneur d’ordre débutant ; attaché commercial débutant ; secrétaire débutant. |
| Niveau IEmployés, ouvriers | 160 | Commis poissonnier avec CAP ayant deux ans d’expérience ; employé de marée qualifié, fileteur, opérateur de saisie, technicien et caissier facturier avec au minimum huit ans d’expérience ; standardiste. |
| Niveau IEmployés, ouvriers | 165 | Commis poissonnier avec CAP et trois ans d’expérience ; aide-comptable ; commis poissonnier avec CQP de préparateur-vendeur en produits de la mer avec au minimum deux ans d’expérience, animant et exécutant le travail avec au moins trois personnes. |
| Niveau IEmployés, ouvriers | 170 | Commis poissonnier sans CAP avec au minimum huit ans d’expérience ; responsable filetage ; responsable préparation. |
| Niveau IEmployés, ouvriers | 175 | Vendeur preneur d’ordres, attaché commercial et secrétaire avec au minimum cinq ans d’expérience. |
| Niveau IEmployés, ouvriers | 180 | Commis poissonnier avec CAP avec cinq ans d’expérience ; commis poissonnier avec CQP « Préparateur-vendeur en produits de la mer » avec au minimum cinq ans d’expérience, animant et exécutant le travail avec au moins cinq personnes ; commis poissonnier sans CAP ayant plus de dix ans d’expérience ; aide-comptable après cinq ans d’expérience. |
| Niveau IEmployés, ouvriers | 185 | Commis poissonnier sans CAP avec au minimum treize ans d’expérience ; comptable premier échelon. |
| Niveau I Employés, ouvriers | 190 | Assistant de formation ; commis poissonnier avec CAP ayant plus de huit ans d’expérience. |
| Niveau IEmployés, ouvriers | 195 | Commis poissonnier avec CAP avec au minimum dix ans d’expérience, animant et exécutant le travail avec au moins huit personnes. |
| Niveau IIAgent de maîtrise | 200 | Commis poissonnier titulaire du baccalauréat professionnel poissonnier-écailler-traiteur. |
| Niveau IIAgent de maîtrise | 205 | Responsable de caisse ; assistant informatique ; assistant qualité ; assistant marketing/communication. |
| Niveau IIAgent de maîtrise | 210 | Attaché de direction ; comptable deuxième échelon ; secrétaire de direction ; intendant-surveillant. |
| Niveau IIAgent de maîtrise | 220 | Vendeur ambulant en tournée ; attaché commercial avec huit ans d’expérience ; contrôleur de gestion ; responsable qualité ; responsable informatique ; responsable marketing/communication ; responsable services généraux ; responsable logistique ; responsable comptable ; chef de vente ; formateur dans le domaine professionnel ou général, ayant ou non la charge de plusieurs matières d’enseignement. |
| Niveau IIAgent de maîtrise | 230 | Responsable d’exploitation ; responsable commercial. |
| Niveau IIAgent de maîtrise | 240 | Responsable d’exploitation avec plus de dix personnes ; responsable commercial avec plus de dix personnes. |
| Niveau IIAgent de maîtrise | 250 | Acheteur principal ; directeur adjoint chargé de la pédagogie ; directeur adjoint chargé du développement. |
Durée du travail, repos et jours fériés
Durée du travail
Le temps de travail effectif correspond au temps pendant lequel le salarié est à la disposition de l’employeur, se conforme à ses directives et ne peut pas vaquer librement à des occupations personnelles.
La durée hebdomadaire du travail est fixée à 35 heures. Elle est décomptée dans le cadre de la semaine civile, du lundi à 0 heure au dimanche à 24 heures.
La durée maximale quotidienne est fixée à 10 heures et la durée maximale hebdomadaire à 48 heures. La durée du travail ne peut excéder 44 heures en moyenne sur une période de 12 semaines consécutives.
La durée maximale quotidienne de travail des jeunes travailleurs et apprentis de moins de 18 ans est fixée à 8 heures.
Heures supplémentaires
Toute heure travaillée au-delà de la durée légale hebdomadaire est, en principe, une heure supplémentaire. Elle ouvre droit à une majoration salariale ou, le cas échéant, à un repos compensateur équivalent. Des heures travaillées au-delà de cette durée ne constituent toutefois pas des heures supplémentaires lorsqu’un dispositif d’aménagement du temps de travail sur une période de référence supérieure à la semaine est en vigueur dans l’entreprise ou lorsque le temps de travail a été réduit par l’attribution de jours de réduction du temps de travail.
Les heures supplémentaires effectuées au-delà de la 35e et jusqu’à la 43e heure inclusive sont majorées de 25 %. Celles effectuées au-delà de la 43e heure sont majorées de 50 %.
Pour calculer cette majoration, les majorations pour travail de nuit, travail le dimanche et travail un jour férié sont ajoutées au taux horaire de base avant application de la majoration pour heures supplémentaires.
Les heures supplémentaires ouvrant droit à un repos compensateur équivalent, ainsi que celles accomplies en cas de travaux urgents, ne s’imputent pas sur le contingent annuel. En cas de dépassement de ce contingent, une contrepartie en repos est accordée pour chaque heure au-delà du contingent, dans les conditions prévues par la loi. Elle s’ajoute à la majoration, payée ou compensée en repos.
Secteur de la boucherie
Le contingent annuel d’heures supplémentaires est fixé à 270 heures.
Les heures supplémentaires effectuées au-delà de la 35e heure et jusqu’à la 44e heure inclusive peuvent être compensées par l’attribution d’une semaine de repos rémunérée. Elles sont comptabilisées jusqu’à 35 heures.
Les modalités de prise de cette semaine de repos sont fixées par l’entreprise. Elle doit être prise au plus tard dans les 3 mois suivant l’accomplissement de la 35e heure supplémentaire.
Le repos hebdomadaire peut être accordé du dimanche à partir de 13 heures au mardi matin, complété par une autre demi-journée dans la semaine. En l’absence de travail le dimanche, il peut être accordé sous la forme de deux journées consécutives.
D’autres formules peuvent être envisagées si le repos hebdomadaire comporte au moins 3 demi-journées consécutives, soit au moins 35 heures consécutives. Des dérogations peuvent être prévues par des conventions départementales au bénéfice des entreprises qui travaillent pendant la saison. Des accords sur le repos hebdomadaire peuvent également être conclus dans les départements.
Peuvent conclure une convention individuelle de forfait annuel en jours les cadres disposant d’une autonomie dans l’organisation de leur emploi du temps et dont les fonctions ne les conduisent pas à suivre l’horaire collectif de l’atelier, du service ou de l’équipe auxquels ils sont intégrés. Les agents de maîtrise peuvent également en conclure une lorsque la durée de leur travail ne peut être prédéterminée et qu’ils disposent d’une réelle autonomie dans l’organisation de leur emploi du temps. Ces salariés relèvent des niveaux VI et VII de la grille des salaires.
La convention prévoit notamment le nombre de jours inclus dans le forfait. Sauf disposition contraire dans l’entreprise, la période de référence est l’année civile. Le plafond est fixé à 218 jours de travail effectif pour une année complète de travail avec droit à congés payés. En cas de dépassement de ce plafond, le nombre de jours travaillés ne peut excéder 235 jours sur l’année civile ou sur une autre période de 12 mois consécutifs.
Secteur de la poissonnerie
Le contingent annuel d’heures supplémentaires est fixé à 360 heures. Il est fixé à 180 heures pour les cadres soumis à une convention individuelle de forfait hebdomadaire ou mensuel.
Le repos hebdomadaire est d’au moins 24 heures consécutives, auxquelles s’ajoutent 11 heures de repos quotidien. En cas de travail le dimanche, le repos hebdomadaire est porté à un jour et demi, réparti par accord des parties, auquel s’ajoutent 11 heures de repos quotidien. En accord avec l’employeur, ce repos peut être pris de façon consécutive.
Les entreprises connaissant des fluctuations d’activité peuvent aménager le temps de travail sur une période supérieure à la semaine, dans la limite de 12 mois. À défaut d’accord d’entreprise, l’horaire peut être aménagé sur une période de 12 mois. La période de référence est alors l’année civile, sauf si une autre période de 12 mois est définie dans l’entreprise et portée à la connaissance écrite des salariés.
Sur cette période, la durée de travail de référence est de 1 607 heures, après prise en compte du repos hebdomadaire et des 11 jours fériés légaux qui ne coïncident pas avec un repos hebdomadaire. Les repos conventionnels prévus par la convention ne sont pas décomptés. Les éventuels jours de congés conventionnels prévus dans l’entreprise sont pris en compte.
L’horaire hebdomadaire peut varier pour compenser les hausses et les baisses d’activité. En période de pointe, il est limité à 42 heures par semaine et, exceptionnellement, à 44 heures sur une période maximale de 12 semaines consécutives. En période creuse, il est fixé à 28 heures par semaine.
Dans ces limites, les heures effectuées en période de pointe et en période creuse se compensent. Elles ne donnent pas lieu à majoration pour heures supplémentaires et ne s’imputent pas sur le contingent annuel. L’entreprise établit un calendrier indicatif des périodes creuses et des périodes de pointe.
Jours fériés
Dans le secteur de la boucherie, le chômage des jours fériés ne peut entraîner aucune perte de salaire, quelle que soit l’ancienneté ou la nature du contrat de travail.
Le salarié tenu de travailler un jour férié autre que le 1er mai bénéficie, d’un commun accord avec l’employeur, soit d’un repos compensateur de même durée pris dans la quinzaine qui précède ou qui suit, si possible accolé à un jour de repos hebdomadaire et non fractionnable, soit d’une indemnité égale au montant de son salaire journalier, en sus de celui-ci.
Dans le secteur de la poissonnerie, le chômage des jours fériés ne peut entraîner aucune perte de salaire. Le salarié tenu de travailler un jour férié autre que le 1er mai bénéficie d’un repos compensateur d’une demi-journée, si possible accolé à un jour de repos hebdomadaire. À défaut, les heures travaillées ce jour-là sont majorées de 25 %.
Dans les deux secteurs, le salarié qui travaille le 1er mai a droit, outre son salaire, à une indemnité égale à ce salaire.
Autres points essentiels de la convention collective de la boucherie-poissonnerie
Congés payés
Chaque salarié a droit à 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif chez le même employeur. La période de référence pour le calcul des jours de congés et de l’indemnité de congés payés est fixée du 1ᵉʳ juin de l’année N-1 au 31 mai de l’année N.
Les congés exceptionnels pour événements familiaux dans la convention collective Boucherie-Poissonnerie
L’article 55 de la convention collective boucherie-poissonnerie détaille les congés exceptionnels auxquels les salariés ont droit en cas de divers événements familiaux. Ces congés sont accordés sur présentation d’un justificatif et ne peuvent pas entraîner une réduction de la rémunération. Ils sont assimilés au temps de travail effectif pour le calcul des congés payés annuels et de l’ancienneté.
Voici un tableau récapitulatif des événements familiaux donnant droit à un congé exceptionnel et la durée du congé correspondant :
| Événement familial | Durée du congé (jours ouvrables) | Remarques |
| Mariage du salarié ou Pacs | 4 jours | Porté à une semaine calendaire pour les salariés ayant au moins six mois d’ancienneté, sur justification présentée dix jours à l’avance. |
| Mariage ou Pacs d’un enfant | 2 jours | |
| Naissance au foyer ou arrivée d’un enfant placé en vue d’adoption | 3 jours | Ne se cumule pas avec les congés accordés dans le cadre du congé maternité, mais peut se cumuler avec le congé paternité. |
| Décès d’un enfant | 12 jours | 14 jours si l’enfant est âgé de moins de 25 ans, ou quel que soit son âge si l’enfant décédé était lui-même parent ou en cas de décès d’une personne de moins de 25 ans à charge effective et permanente du salarié. |
| Décès d’un enfant de moins de 25 ans (jours supplémentaires) | 8 jours | Peuvent être fractionnés en deux périodes d’au moins une journée et pris dans un délai d’un an à compter du décès. Le salarié doit informer l’employeur au moins 24 heures avant le début de chaque période d’absence. |
| Décès du conjoint, concubin, partenaire de Pacs | 3 jours | |
| Décès du père, de la mère, du beau-père, de la belle-mère, d’un frère ou d’une sœur | 3 jours | |
| Décès du beau-frère, de la belle-sœur, d’un grand-parent | 1 jour | |
| Annonce du handicap, d’une pathologie chronique nécessitant un apprentissage thérapeutique ou d’un cancer chez un enfant | 5 jours |
Points importants à retenir :
- La durée des congés est exprimée en jours ouvrables, sauf disposition contraire.
- Les congés doivent être pris dans un délai raisonnable autour de l’événement.
- Les salariés doivent fournir une justification pour bénéficier de ces congés.
Congés liés à la parentalité
L’article 54 de la convention stipule que le salarié a droit à un congé de maternité ou de paternité en cas de naissance ou d’adoption d’un enfant, selon les conditions prévues par la loi.
Congés parentaux d’éducation
L’article 18 mentionne les congés parentaux d’éducation parmi les congés de nature familiale dont l’absence ne doit pas affecter l’évolution professionnelle et salariale du salarié.

La prime d’ancienneté
La prime d’ancienneté est un avantage salarial accordé aux salariés en fonction de leur durée de service au sein de l’entreprise. La convention collective boucherie-poissonnerie aborde la prime d’ancienneté de manière distincte pour les secteurs de la boucherie et de la poissonnerie.
Secteur de la poissonnerie :
- Attribution : Une prime d’ancienneté est versée chaque mois aux ouvriers et aux employés après 3 ans d’ancienneté.
- Calcul : Le calcul de la prime se fait en pourcentage de la rémunération minimale garantie, avec un pourcentage qui augmente en fonction de l’ancienneté :
- 3% après 3 ans d’ancienneté,
- 4% après 4 ans d’ancienneté,
- 5% après 5 ans d’ancienneté,
- 7% après 7 ans d’ancienneté,
- 10% après 10 ans d’ancienneté.
Secteur de la boucherie :
- La convention collective du secteur de la boucherie ne mentionne aucune prime d’ancienneté spécifique.
Période d’essai
Durée de la période d’essai
La durée de la période d’essai est fixée par la convention collective, en fonction de la catégorie professionnelle du salarié. Elle doit être formalisée par écrit et acceptée par les deux parties. Voici les durées spécifiques :
- Ouvriers/employés : un mois,
- Agents de maîtrise : deux mois, renouvelable une fois pour une durée d’un mois,
- Cadres : trois mois, renouvelable une fois pour un mois.
Il est important de noter que ces durées ne prennent en compte que la présence effective du salarié. Toute absence, quelle que soit sa raison, prolonge la durée de l’essai. Par exemple, si un ouvrier est absent pendant une semaine au cours de sa période d’essai d’un mois, celle-ci sera prolongée d’une semaine.
Cas particuliers :
Stage intégré à un cursus pédagogique : si un salarié est embauché dans les trois mois suivant un stage effectué lors de sa dernière année d’études, la durée de ce stage peut être déduite de la période d’essai. La déduction est totale si l’emploi correspond aux activités du stage, sinon elle est limitée à la moitié de la période d’essai.
Rupture de la période d’essai : des délais de prévenance spécifiques s’appliquent en cas de rupture de la période d’essai, que ce soit à l’initiative de l’employeur ou du salarié. Le non-respect de ces délais peut entraîner des indemnités.
Après la période d’essai : une fois celle-ci terminée, ce sont les règles générales de rupture du contrat de travail qui s’appliquent.
Date et durée d’application de la convention collective
La convention collective est applicable à compter du premier jour du mois suivant la publication de l’arrêté d’extension au Journal officiel de la République française et pour une durée indéterminée.
Avis d’extension du ministère du Travail
L’arrêté d’extension de la convention collective, daté du 29 septembre 2025, a été publié au Journal officiel le 4 octobre 2025 par le ministère du Travail.
Derniers barèmes des salaires de la convention collective de la boucherie-poissonnerie
Les grilles de salaires sont restées inchangées dans la nouvelle convention collective :
Dernière grille des salaires de la convention collective de la boucherie et charcuterie :
Dernière grille des salaires de la convention collective de la poissonnerie :
Télécharger la convention collective officielle de la boucherie-poissonnerie
Téléchargez gratuitement le PDF de la convention collective nationale de la boucherie, de la boucherie-charcuterie-traiteur, de la poissonnerie (détail et gros), de l’écailler et du traiteur de la mer, datée du 24 septembre 2024, identifiée sous l’IDCC 3254. Il permet de consulter le texte conventionnel et ses dispositions relatives aux principales règles applicables à la branche. Le lien de téléchargement est disponible ci-dessous :
Commander la convention collective de la boucherie-poissonnerie – mise à jour 2026
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Questions fréquentes sur la convention collective de la boucherie et poissonnerie
La convention collective applicable dépend principalement de l’activité exercée par l’entreprise et de son champ d’application professionnel et territorial. Son intitulé doit apparaître sur le bulletin de paie et peut également être mentionné dans le contrat de travail.
La convention collective de la boucherie, boucherie-charcuterie-traiteur, poissonnerie (détail et gros), écailler, traiteur… s’applique aux entreprises et aux salariés relevant de son champ d’application professionnel et territorial.
La convention collective de la boucherie, boucherie-charcuterie-traiteur, poissonnerie (détail et gros), écailler, traiteur… précise notamment les règles relatives aux salaires minimaux, aux classifications professionnelles, aux périodes d’essai, aux préavis, aux congés et à certaines indemnités. Les dispositions réellement applicables dépendent de la situation du salarié, de son emploi et de sa classification.
La convention collective de la boucherie, boucherie-charcuterie-traiteur, poissonnerie (détail et gros), écailler, traiteur… est générée à partir des données officielles disponibles à la date de mise à jour indiquée sur la page et dans le fichier PDF. Il est conseillé de vérifier cette date avant toute utilisation, car de nouveaux accords ou avenants peuvent modifier le texte conventionnel.
Le fichier PDF contient le texte de la convention collective de la boucherie, boucherie-charcuterie-traiteur, poissonnerie (détail et gros), écailler, traiteur… disponible à la date indiquée, présenté dans un document structuré et paginé.
Le numéro IDCC de la convention collective de la boucherie, boucherie-charcuterie-traiteur, poissonnerie (détail et gros), écailler, traiteur… est 3254. Ce numéro permet d’identifier officiellement la convention collective auprès des administrations et sur Légifrance.
Vidéo : comprendre le salaire minimum légal et conventionnel en 2026
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Derniers salaires conventionnels :
Dernières valeurs du salaire minimum de croissance (SMIC) :
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