Convention collective des industries de carrières et matériaux de construction : texte à jour et informations essentielles

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Retrouvez les principales dispositions de la convention collective nationale des industries de carrières et matériaux de construction du 6 juillet 2022 – Étendue par arrêté du 24 sept. 2024 JORF 17 novembre 2024 (IDCC 3249), notamment celles relatives aux salaires minimaux, aux classifications professionnelles, aux congés, à la durée du travail et aux conditions d’emploi. Vous pouvez également consulter et télécharger gratuitement son texte actualisé afin de connaître les règles applicables aux entreprises et aux salariés de la branche.

Champ d’application de la convention collective des industries de carrières et matériaux de construction

Les conventions collectives des industries des carrières et matériaux (N° de brochure JO : 3081) s’appliquent aux entreprises dont l’activité principale appartient à la liste ci-dessous :

  • Extraction de matériaux de construction et d’autres produits de carrière,
  • Extraction et préparation de minéraux divers,
  • Matériaux de construction,
  • Fabrication de matériaux d’étanchéité,
  • Extraction de pierres pour la construction,
  • Extraction de calcaire industriel, de gypse et de craie,
  • Production de sables et de granulats,
  • Extraction de minéraux pour l’industrie chimique et d’engrais naturels,
  • Autres activités extractives,
  • Fabrication de plâtres,
  • Fabrication d’éléments en béton pour la construction,
  • Fabrication d’éléments en plâtre pour la construction,
  • Fabrication du béton prêt à l’emploi,
  • Fabrication d’ouvrages en fibre-ciment,
  • Fabrication d’autres ouvrages en béton ou en plâtre,
  • Travail de la pierre,
  • Fabrication de produits abrasifs,
  • Fabrication de produits minéraux non métalliques non classés ailleurs,
  • Activité de fourniture, de pose et de gravure de dalles funéraires.

Les conventions, ainsi que leurs annexes, s’appliquent à l’ensemble du territoire métropolitain, y compris la Corse.

Il existait trois conventions applicables selon le statut du salarié (cadre, ETAM ou ouvrier) :

  • La convention collective nationale relative aux conditions de travail des ouvriers des industries de carrières et de matériaux du 22 avril 1955 (IDCC 87) s’applique aux ouvriers,
  • La convention collective nationale relative aux conditions de travail des employés, techniciens et agents de maîtrise des industries de carrières et de matériaux du 12 juillet 1955 (IDCC 135) s’applique aux ETAM,
  • La convention collective nationale des cadres des industries de carrières et de matériaux du 6 décembre 1956 (IDCC 211) s’applique aux cadres.
Convention collective des industries de carrières et matériaux de construction – IDCC 3249
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Classification professionnelle dans les industries de carrières et matériaux de construction

Le dispositif de classification est commun aux ouvriers, employés, techniciens, agents de maîtrise et cadres. Il repose sur des niveaux de qualification et sur le positionnement des salariés en échelons au sein de chaque niveau. Des emplois-repères et leurs fiches descriptives facilitent ce positionnement ; leur niveau est préétabli au moyen d’une grille de critères classants et d’une carte des emplois-repères.

Niveaux de qualification et échelons

NiveauxCatégorieÉchelons
1Ouvriers et employés2 échelons
2 à 4Ouvriers et employés3 échelons par niveau
5 à 7Techniciens et agents de maîtrise3 échelons par niveau
8Cadres3 échelons
9Cadres2 échelons
10Cadres2 échelons

Les 10 niveaux sont établis en fonction des compétences requises. Les échelons tiennent compte de la situation individuelle du salarié au regard de l’emploi qu’il occupe. Leur progression dépend de l’évolution de leurs compétences et de leurs aptitudes dans l’exercice de leur activité professionnelle.

Évolution au sein des niveaux et des échelons

L’échelon 1 de chaque niveau constitue le seuil d’accueil. À l’issue d’une période de pratique professionnelle effective à cet échelon, le salarié est classé à l’échelon 2, qui récompense une bonne maîtrise de la fonction.

NiveauxDurée maximale de pratique à l’échelon 1
1 et 21 an
3 à 52 ans
6 et 73 ans

Le passage à l’échelon 3 est subordonné à l’une des situations suivantes :

  • L’exercice habituel d’une fonction de tutorat, notamment auprès d’un salarié en contrat de formation par alternance, ou d’une mission de formation en situation professionnelle d’un autre salarié,
  • La reconnaissance d’une expertise particulière,
  • La pratique complète d’un emploi de même nature que l’emploi principal du salarié.

Le passage à un niveau supérieur dépend du développement des missions exercées dans l’emploi, rendu possible par une action de formation professionnelle, l’expérience acquise et la maîtrise d’une ou plusieurs autres compétences. Le passage à un autre échelon dépend de l’évolution des compétences et des aptitudes du salarié dans le cadre de son activité professionnelle.

La situation individuelle des salariés fait l’objet d’un examen périodique selon des modalités définies dans chaque entreprise. Cet examen porte sur les possibilités d’évolution au sein de la classification, au regard des compétences acquises, des aptitudes et des responsabilités développées, ainsi que des opportunités existantes au sein de l’entreprise. Il permet également d’envisager les actions de formation favorisant l’évolution professionnelle, notamment vers d’autres filières.

Le salarié ayant suivi une action de formation visant son développement professionnel, à l’exclusion des formations d’adaptation au poste et de celles rendues obligatoires par la réglementation, peut demander le réexamen de sa situation au regard de sa promotion sociale, notamment de sa classification professionnelle. S’il constate l’absence d’évolution de sa classification à l’issue d’une période maximale de 3 ans, il peut demander un nouvel examen de sa situation professionnelle.

Critères classants

Les emplois des niveaux 1 à 7 sont positionnés à partir de l’analyse de leur contenu et de 10 critères de classement, chacun évalué de 1 à 7. Ces critères sont regroupés en quatre thèmes :

  • Compétence : connaissances techniques théoriques, connaissances produit/process, temps d’adaptation et/ou d’expérience, sécurité/environnement/qualité,
  • Système de contrôle : contrôle, autonomie, initiative,
  • Management : répartition du travail, animation ponctuelle d’équipe, formation et encadrement,
  • Relations fonctionnelles : internes et externes.

Emplois-repères

Des emplois-repères sont définis pour les niveaux 1 à 7. La carte des emplois-repères couvre les filières transport et logistique, commercial, administratif, maintenance, études et méthodes, laboratoire, qualité et contrôle, foncier, environnement et sécurité, production, exploitation et conduite d’installations, coffrages et armatures, façonnage d’éléments en béton, travail de la pierre et emplois-types inter-filières.

NiveauEmplois-repères mentionnés
7Agent de maîtrise III
6Chef de carrière (CQP) ; agent de maîtrise II
5Responsable de parc ; commercial ; agent d’études de prix ; conseiller en marbrerie et services funéraires (CQP) ; technicien administratif ou comptable ; technicien de maintenance informatique ; automaticien ; technicien de maintenance ; technicien d’études ; technicien de laboratoire (CQP et titre) ; animateur de prévention, environnement, granulats (CQP) ; chef de centrale (CQP) ; conducteur de process ; technicien de maintenance IB (CQP) ; agent de maîtrise I
4Magasinier ; assistant transport ; agent de planning ou d’ordonnancement ; assistant commercial ; assistant administratif ; comptable ; électromécanicien ; agent technique de méthodes ; agent technique de laboratoire ; conducteur de centrale ; pilote d’installation (CQP) ; mineur boutefeu ; agent technique de marbrerie (CQP) ; technicien de production de matériaux (TPMCI) ; monteur ; soudeur ; chef d’équipe IB (CQP) ; mouleur de produits spéciaux ; pilote d’installations IB (CQP) ; appareilleur ; graveur décorateur (CQP) ; pilote de machine à commande numérique (CQP) ; sculpteur monumental sur granit (titre)
3Pontier ; grutier ; agent de bascule ; conducteur d’engins II (CQP) ; employé des services commerciaux ; employé administratif ou comptable ; électricien ; mécanicien ; employé de laboratoire ; agent de fabrication ; conducteur de machine ; foreur ; monteur ; agent de préfabrication en démoulage différé (CQP) ; agent de précontrainte (CQP) ; agent de finition manuelle
2Conducteur d’engin I (CQP) ; conducteur PL ; cariste ; conducteur de camion malaxeur ; employé administratif ; ouvrier d’entretien ; préparateur ; monteur ; préparateur monteur armaturier ; mouleur finisseur ; opérateur de production
1Manutentionnaire

Prise en compte des CQP et diplômes

Le salarié qui obtient un CQP à l’issue d’une formation professionnelle et occupe un emploi dont le contenu est conforme à l’emploi-repère bénéficie de plein droit du niveau attaché à cet emploi-repère. Il est classé à l’échelon 1 pendant la durée d’adaptation requise pour accéder à l’échelon supérieur.

Lorsque ce salarié n’occupe pas immédiatement l’emploi correspondant au CQP pour des raisons indépendantes de son propre fait, il conserve sa classification jusqu’à l’occupation de cet emploi. Il bénéficie toutefois du salaire minimal conventionnel correspondant à l’échelon 2 du niveau immédiatement inférieur à celui de l’emploi-repère, puis, au plus tard à l’issue de 12 mois, du salaire minimal conventionnel applicable à l’échelon 1 du niveau de l’emploi-repère. Ce délai est d’au plus 6 mois pour les CQP relevant d’un niveau inférieur au niveau 5.

Le salarié qui obtient un CQP par validation des acquis de l’expérience et occupe un emploi dont le contenu est conforme à l’emploi-repère bénéficie de plein droit du niveau correspondant. Il est classé à l’échelon 2, sauf lorsque la durée de sa pratique professionnelle dans l’emploi est inférieure à celle prévue pour cet échelon : il est alors classé à l’échelon 1.

Lorsqu’il n’occupe pas immédiatement l’emploi correspondant au CQP obtenu par validation des acquis de l’expérience pour des raisons indépendantes de son propre fait, il conserve sa classification jusqu’à l’occupation de cet emploi et bénéficie du salaire minimal conventionnel correspondant à l’échelon 1 du niveau de l’emploi-repère.

À leur entrée dans l’entreprise, les salariés titulaires des diplômes suivants sont classés au niveau indiqué lorsqu’ils occupent un emploi correspondant à la spécialité du diplôme effectivement mise en œuvre.

DiplômeNiveau
CAP ou BEP3
Baccalauréat à finalité professionnelle ou brevet professionnel4
BTS ou DUT5

Période d’essai

La période d’essai et son éventuel renouvellement doivent être expressément stipulés dans le contrat de travail ou la lettre d’engagement.

Niveaux de classificationDurée initialeDurée maximale du renouvellement
Niveaux 1 à 41 mois de travail effectif1 mois
Niveaux 5 à 72 mois de travail effectif2 mois
Niveaux 8 à 103 mois de travail effectif1, 2 ou 3 mois

La période d’essai peut être renouvelée une fois. Le renouvellement doit être signifié au salarié par écrit au moins 48 heures avant l’expiration de la période initiale, par lettre remise en mains propres contre récépissé ou par lettre recommandée.

Pendant la période d’essai, le contrat de travail peut cesser à tout moment, à la volonté de l’une ou l’autre des parties, dans le respect d’un délai de prévenance.

Initiative de la rupturePrésence dans l’entrepriseDélai de prévenance
EmployeurEn-deçà de 8 jours24 heures
EmployeurEntre 8 jours et 1 mois48 heures
EmployeurAprès 1 mois2 semaines
EmployeurAprès 3 mois1 mois
SalariéMoins de 8 jours24 heures
SalariéÀ partir de 8 jours48 heures

La période d’essai, renouvellement inclus, ne peut pas être prolongée en raison de la durée du délai de prévenance.

Préavis dans la convention collective des industries de carrières et matériaux de construction

La partie qui n’observe pas le délai de préavis doit à l’autre une indemnité égale aux appointements correspondant à la durée de préavis restant à courir.

Les parties peuvent, en cours de préavis, convenir d’une réduction de sa durée. Lorsque le salarié en fait la demande par écrit, l’employeur peut également accepter cette réduction ; le contrat de travail est alors rompu à la date de l’accord de l’employeur.

Le préavis prend effet à la date de présentation de la lettre recommandée avec accusé de réception en cas de licenciement par l’employeur. En cas de rupture à l’initiative du salarié, il prend effet à la date de présentation de la lettre recommandée avec accusé de réception ou de la lettre remise en main propre.

Pour les salariés des niveaux 1 à 7, ces durées s’appliquent, sauf en cas de faute grave ou de force majeure. Un accord conclu lors de l’embauche peut prévoir une durée de contrat supérieure, notamment lorsque la période d’essai a été fixée à plus d’un mois.

Démission

En cas de rupture à l’initiative du salarié, le préavis s’applique quelle que soit l’ancienneté.

Niveau de classificationDurée du préavis
Niveaux 1 et 2Une semaine
Niveaux 3 et 4Un mois
Niveaux 5 à 7Deux mois

Licenciement

SituationDurée du préavis
Niveaux 1 et 2, ancienneté de moins de 6 mois, hors licenciement économiqueDeux semaines
Niveaux 1 et 2, ancienneté comprise entre 6 mois et moins de 2 ans, hors licenciement économiqueUn mois
Niveaux 3 et 4, ancienneté inférieure à 2 ans, hors licenciement économiqueUn mois
Niveaux 5 à 7, ancienneté inférieure à 2 ans, hors licenciement économiqueDeux mois
Niveaux 1 à 7, ancienneté de 2 ans et plus, hors licenciement économiqueDeux mois
Niveaux 1 à 7, licenciement pour motif économique, quelle que soit l’anciennetéDeux mois

Départ à la retraite

Le départ à la retraite à l’initiative du salarié doit être précédé d’un préavis.

SituationDurée du préavis
Niveaux 1 et 2, ancienneté inférieure à 6 moisDeux semaines
Niveaux 3 à 7, ancienneté inférieure à 6 moisUn mois
Niveaux 1 à 7, ancienneté comprise entre 6 mois et moins de 2 ansUn mois

Durée, heures supplémentaires et aménagement du temps de travail

Durée du travail et heures supplémentaires

Pour les entreprises relevant de la convention collective, la durée du travail conventionnelle est fixée à 35 heures par semaine, soit 151,67 heures par mois. Le secteur du béton prêt à l’emploi relève toutefois de dispositions spécifiques prévues à l’article 20.14.

Les heures supplémentaires sont les heures de travail effectif effectuées au-delà de 35 heures par semaine. Les jours d’absence indemnisés compris dans la période de décompte ne sont ni pris en compte pour le calcul de leur nombre ni pour leur paiement.

L’article 17.2 prévoit une majoration de 25 % pour les huit premières heures supplémentaires et de 50 % à partir de la neuvième.

Lorsque la durée hebdomadaire de travail est variable, les parties peuvent convenir d’une durée moyenne forfaitaire servant de base au calcul mensuel. Ce traitement doit tenir compte des majorations liées aux dérogations d’horaires et aux heures supplémentaires incluses dans cette durée moyenne ; ces majorations doivent figurer sur le bulletin de paie.

Aménagement du temps de travail sur l’année

Toute entreprise relevant de la convention collective peut mettre en œuvre un dispositif d’organisation et d’aménagement du temps de travail sur l’année, sans préjudice de l’application d’un accord d’entreprise. Le dispositif peut être instauré au sein de l’entreprise, d’un établissement, d’un atelier, d’un site d’activité ou d’une unité de travail.

Avant sa mise en œuvre, le chef d’entreprise ou d’établissement informe et consulte, le cas échéant, les délégués syndicaux, le CSE ou, à défaut, le personnel. Il se concerte avec eux sur les modalités pratiques d’application du dispositif.

L’horaire peut varier sur toute ou partie de l’année autour d’un horaire hebdomadaire moyen, fixé au plus à 35 heures de travail effectif par semaine, sous réserve des dispositions spécifiques applicables aux cadres. Les heures effectuées au-delà et en deçà de cet horaire moyen se compensent arithmétiquement.

Pour un salarié à temps plein présent pendant toute la période de 12 mois, l’horaire annuel de travail effectif ne peut excéder 1 607 heures, hors heures supplémentaires.

L’employeur établit, après avis des représentants du personnel lorsqu’ils existent, une programmation indicative sur 12 mois consécutifs. Elle définit les périodes prévues de basse et de haute activité et est portée à la connaissance du personnel par affichage.

Chaque mois, l’employeur définit et affiche l’horaire prévu pour le mois suivant, au plus tard le 20 du mois précédent. En cas de circonstances exceptionnelles, la programmation mensuelle peut être modifiée à tout moment, avec un délai de prévenance minimal de deux jours ouvrés, ou selon le délai communiqué par EDF en cas d’application des EJP.

Les circonstances exceptionnelles comprennent les travaux urgents liés à la sécurité, les intempéries et leurs conséquences, les sinistres, les pannes, les difficultés d’approvisionnement ou de livraison, les commandes exceptionnelles non prévues, reportées ou annulées, ainsi que les débuts de chantiers avancés, reportés ou annulés.

La limite supérieure de l’amplitude hebdomadaire ne peut excéder 48 heures.

Récupération, dérogations et travail continu

Les heures de travail perdues collectivement en deçà de 35 heures, en cas d’accident, d’intempéries, de force majeure, d’inventaire ou de journée de pont, peuvent être récupérées. Les heures de dérogation, permanentes ou temporaires, peuvent également être effectuées, sous réserve du respect par l’employeur des dispositions légales ou réglementaires.

En dehors de l’horaire normal, qui comporte deux demi-journées séparées par le repas de midi, le travail peut être organisé de façon continue dans tout ou partie de l’entreprise, selon la nature de la production. Les modalités d’application de cette organisation, notamment en 2 × 8 ou 3 × 8, ainsi que les conditions de rémunération, sont fixées par accord d’entreprise.

Travail de nuit, repos hebdomadaire et jours fériés

Les heures accomplies exceptionnellement entre 22 heures et 6 heures bénéficient d’une majoration d’incommodité de 100 %, incluant les majorations pour heures supplémentaires. En l’absence d’heures supplémentaires, cette majoration s’élève à 75 %.

Cette même majoration s’applique aux heures accomplies exceptionnellement le jour du repos hebdomadaire ou un jour férié, pour exécuter un travail urgent ou faire face temporairement à un surcroît d’activité.

Intempéries applicables aux ouvriers

En cas d’intempéries rendant directement impossible la marche de la production, l’employeur s’efforce d’affecter les ouvriers à d’autres fonctions ou de recourir à un dispositif d’aménagement du temps de travail. À défaut de possibilité d’emploi, il décide l’arrêt collectif du travail ; une indemnité égale à 75 % du salaire individuel est alors versée au titre du temps perdu, à raison d’au moins 35 heures par semaine.

Congés et absences

Congés et absences dans les industries de carrières et matériaux de construction

Congés

Les congés prévus sont les suivants.

Événement ou congéNombre de joursBénéficiairesConditions
Mariage du salarié ou pacte civil de solidarité5 joursSalariéDemande et justification ; à prendre au moment de l’événement ou dans un délai raisonnable.
Mariage d’un enfant1 jourSalariéDemande et justification ; à prendre au moment de l’événement ou dans un délai raisonnable.
Naissance ou adoption d’un enfant3 joursSalariéDemande et justification ; à prendre au moment de l’événement ou dans un délai raisonnable, sous réserve des dispositions spécifiques au congé de naissance.
Décès du conjoint ou d’un partenaire lié par un Pacs4 joursSalariéDemande et justification ; à prendre au moment de l’événement ou dans un délai raisonnable.
Décès d’un enfant12 joursSalariéDemande et justification ; à prendre au moment de l’événement ou dans un délai raisonnable.
Décès d’un enfant de moins de 25 ans14 joursSalariéDemande et justification ; à prendre au moment de l’événement ou dans un délai raisonnable.
Décès d’un enfant, quel que soit son âge, s’il était lui-même parent14 joursSalariéDemande et justification ; à prendre au moment de l’événement ou dans un délai raisonnable.
Décès d’une personne âgée de moins de 25 ans à la charge effective et permanente du salarié14 joursSalariéDemande et justification ; à prendre au moment de l’événement ou dans un délai raisonnable.
Décès du concubin3 joursSalariéDemande et justification ; à prendre au moment de l’événement ou dans un délai raisonnable.
Décès du frère ou de la sœur3 joursSalariéDemande et justification ; à prendre au moment de l’événement ou dans un délai raisonnable.
Décès du père ou de la mère3 joursSalariéDemande et justification ; à prendre au moment de l’événement ou dans un délai raisonnable.
Décès d’un beau-parent3 joursSalariéDemande et justification ; à prendre au moment de l’événement ou dans un délai raisonnable.
Décès d’un grand-parent1 jourSalariéDemande et justification ; à prendre au moment de l’événement ou dans un délai raisonnable.
Hospitalisation ou avis de passage aux urgences d’un enfant mineur1 jour par année civileSalariéDemande, justification et présentation d’un certificat d’hospitalisation ou de passage aux urgences.
Annonce de la survenue d’un handicap, d’une pathologie chronique nécessitant un apprentissage thérapeutique ou d’un cancer chez un enfant5 joursSalariéDemande et justification ; à prendre au moment de l’événement ou dans un délai raisonnable.
Congé pour enfant malade3 jours par an au maximumSalariéEnfant de moins de 16 ans dont la maladie ou l’accident est constaté par certificat médical.
Congé pour enfant malade5 joursSalariéEnfant de moins d’un an dont la maladie ou l’accident est constaté par certificat médical.
Congé pour enfant malade5 joursSalariéSalarié assumant la charge de 3 enfants ou plus âgés de moins de 16 ans, dont la maladie ou l’accident est constaté par certificat médical.
Tableau des congés prévu par la convention collective des industries de carrières et matériaux de construction

Les jours de congés exceptionnels n’entraînent pas de réduction de la rémunération. Ils sont décomptés en jours ouvrés ; lorsque la durée du congé pour événement familial est supérieure à 5 jours ouvrés, le décompte s’effectue en jours ouvrables. Le congé pour enfant malade n’est pas rémunéré.

Absences

Les autorisations d’absence prévues sont les suivantes.

Motif de l’absenceDurée ou autorisationRémunérationConditions
Examens médicaux légalement obligatoires dans le cadre de la surveillance médicale de la grossesseAutorisation d’absenceAucune diminution de rémunérationSalariée enceinte.
Examens médicaux obligatoires dans le cadre d’une assistance médicale à la procréationAutorisation d’absenceSalariée bénéficiant d’une assistance médicale à la procréation, dans les conditions légales en vigueur.
Examens médicaux obligatoires ou actes médicaux nécessaires dans le cadre d’un parcours d’assistance médicale à la procréation3 autorisations au maximum pour chaque protocoleConjoint salarié de la future mère, personne liée à elle par un Pacs ou vivant maritalement avec elle.
Participation à des commissions prévues par les textes législatifs ou réglementaires ou à des réunions statutaires d’organisations syndicalesAutorisation d’absenceNon rémunérée, sauf disposition légale, réglementaire ou conventionnelle contrairePrésentation, dans un délai suffisant, d’une convocation écrite ; l’absence ne doit pas apporter de gêne sensible à la production.
Tableau des absences prévu par la convention collective des industries de carrières et matériaux de construction

Primes, majorations et avantages

Prime de tutorat

Les salariés exerçant une fonction de tuteur auprès d’un autre salarié de l’entreprise bénéficient d’une prime de tutorat.

Cette prime est réservée au tutorat exercé dans le cadre d’une formation suivie exclusivement en vue de l’obtention d’un certificat de qualification professionnelle reconnu par la branche ou d’un titre de technicien de production des matériaux pour la construction et l’industrie.

Son montant est forfaitaire, quel que soit le nombre de personnes confiées au tuteur. Un tuteur ne peut accompagner plus de deux personnes.

Prise en compte des CQP

Le salarié ayant obtenu un CQP à l’issue d’une formation professionnelle et occupant un emploi dont le contenu est conforme à l’emploi-repère bénéficie de plein droit du niveau attaché à cet emploi-repère. Il est classé à l’échelon 1 de ce niveau pendant la durée d’adaptation requise pour accéder à l’échelon supérieur.

Lorsque ce salarié n’occupe pas immédiatement l’emploi correspondant au CQP pour des raisons indépendantes de son fait, il conserve sa classification professionnelle jusqu’à ce qu’il l’occupe. Il bénéficie néanmoins du salaire minimal conventionnel de l’échelon 2 du niveau immédiatement inférieur, puis, à l’issue d’une période maximale de 12 mois, de celui de l’échelon 1 du niveau attaché à l’emploi-repère. Cette période est ramenée à 6 mois au maximum pour les CQP relevant d’un niveau inférieur au niveau 5.

Le salarié ayant obtenu un CQP par validation des acquis de l’expérience et occupant un emploi conforme à l’emploi-repère bénéficie de plein droit du niveau attaché à cet emploi-repère. Il est classé à l’échelon 2, sauf si la durée de sa pratique professionnelle dans l’emploi est inférieure à celle requise pour cet échelon ; il est alors classé à l’échelon 1.

Lorsqu’il n’occupe pas immédiatement l’emploi correspondant au CQP pour des raisons indépendantes de son fait, il conserve sa classification professionnelle jusqu’à ce qu’il l’occupe. Il bénéficie néanmoins du salaire minimal conventionnel de l’échelon 1 du niveau attaché à l’emploi-repère correspondant au CQP.

Prise en compte des diplômes

À leur entrée dans l’entreprise, les salariés titulaires d’un CAP ou d’un BEP, d’un baccalauréat à finalité professionnelle ou d’un brevet professionnel, ou d’un BTS ou d’un DUT, sont classés pour l’emploi correspondant à la spécialité du diplôme qu’ils mettent effectivement en œuvre.

Contrepartie pour l’habillage et le déshabillage

Lorsque l’habillage et le déshabillage doivent obligatoirement se dérouler sur le lieu de travail, le temps correspondant donne lieu à une contrepartie, sous forme de repos ou de rémunération, définie par l’entreprise.

Vêtements de travail et équipements de protection

Après évaluation des risques professionnels, l’entreprise détermine les conditions de mise à disposition des vêtements et des équipements de protection nécessaires à l’exercice du métier. Elle détermine également les postes entraînant une usure ou une salissure anormale des vêtements, ainsi que les conditions de remplacement et de nettoyage des vêtements de travail.

La fourniture et l’utilisation d’équipements individuels de protection sont obligatoires selon l’évaluation des risques, lorsque les mesures collectives d’hygiène, de sécurité et de santé ne permettent pas d’assurer une protection suffisante. Les équipements à fournir comprennent :

  • Bottes ou guêtres,
  • Casque antichoc,
  • Ceinture de maintien sur prescription médicale,
  • Chaussures de sécurité,
  • Gants de protection,
  • Lunettes de protection et verres protecteurs,
  • Tablier de protection,
  • Protection auditive,
  • Masque de protection anti-poussières,
  • Tout autre équipement individuel adapté au poste ou prescrit médicalement.

Réduction du temps de travail pendant la grossesse

À partir du 4e mois de grossesse, la salariée bénéficie d’une réduction de sa durée de travail journalière d’une demi-heure, sans perte de salaire, afin de faciliter son trajet entre son domicile et son lieu de travail. La répartition de cette demi-heure au cours de la journée est fixée d’un commun accord avec l’employeur.

Majoration pour travail exceptionnel de nuit, du repos hebdomadaire ou d’un jour férié

Les heures effectuées exceptionnellement entre 22 heures et 6 heures, le jour du repos hebdomadaire ou un jour férié, pour exécuter un travail urgent ou, temporairement, pour faire face à un surcroît d’activité, donnent lieu à une majoration d’incommodité de 100 %, y compris les majorations pour heures supplémentaires.

En l’absence d’heures supplémentaires, la majoration d’incommodité est de 75 %.

Majoration des heures supplémentaires

Les heures effectuées au-delà de 35 heures par semaine, ou de la durée équivalente, sont des heures supplémentaires. Elles donnent lieu à une majoration calculée sur le salaire effectif :

  • 25 % pour les huit premières heures supplémentaires,
  • 50 % à partir de la neuvième heure supplémentaire.

Les jours d’absence indemnisés inclus dans la période de décompte de l’horaire ne sont pas pris en compte pour le calcul du nombre et du paiement des heures supplémentaires.

Lorsque la durée hebdomadaire de travail est variable, les parties peuvent convenir d’une durée moyenne forfaitaire servant de base au calcul mensuel. Ce traitement tient compte des majorations afférentes aux dérogations d’horaires et aux heures supplémentaires incluses dans cette durée moyenne forfaitaire, lesquelles doivent figurer sur le bulletin de paie.

Indemnité d’intempéries des ouvriers

En cas d’intempéries rendant directement impossible la poursuite de la production, l’employeur s’efforce d’affecter les salariés à d’autres fonctions ou de recourir aux dispositifs d’aménagement du temps de travail.

À défaut d’emploi, l’arrêt collectif du travail décidé par le chef d’entreprise ouvre droit, pour les ouvriers, à une indemnité égale à 75 % du salaire individuel pour le temps perdu, jusqu’à 35 heures par semaine.

Salaires minima dans les industries de carrières et matériaux de construction – mise à jour 2026

La rémunération conventionnelle minimale garantie constitue le salaire minimal conventionnel au-dessous duquel les salariés positionnés aux niveaux 1 à 7 ne peuvent être rémunérés. Elle est définie par niveau et par échelon.

Elle est établie sur la base de la durée légale du travail, soit 35 heures par semaine ou 151,67 heures par mois. Elle comprend tous les éléments bruts de rémunération, y compris les avantages en nature.

Sont exclus de cette garantie les remboursements de frais, la rémunération des heures supplémentaires, les majorations prévues pour le travail exceptionnel de nuit, du dimanche et des jours fériés, la prime d’ancienneté, les primes, indemnités et gratifications versées selon une périodicité autre que mensuelle, la prime de vacances conventionnelle ainsi que les sommes versées au titre de l’intéressement, de la participation aux résultats de l’entreprise et de l’épargne salariale.

Grille des salaires dans le métier des carrières et matériaux
Salaires dans le secteur d’activité des industries des carrières et matériaux

En cas de travail à temps partiel, la rémunération mensuelle garantie est calculée proportionnellement à l’horaire de travail, hors heures complémentaires.

Dernières grilles des salaires de la convention collective des ouvriers et des ETAM des industries des carrières et matériaux :

Dernières grilles des salaires de la convention collective des cadres des industries des carrières et matériaux :

Dernière grille des salaires minimums de la convention collective des cadres des industries de carrières et matériaux :

Dernière grille des salaires de la production de chaux

Dernière grille des salaires minimums de la convention collective de la production de chaux :

Télécharger le PDF gratuitement : convention collective des industries de carrières et matériaux de construction – mise à jour 2026

Téléchargez gratuitement le PDF de la convention collective nationale des industries de carrières et matériaux de construction du 6 juillet 2022, étendue par arrêté du 24 septembre 2024, publié au Journal officiel du 17 novembre 2024, identifiée sous l’IDCC 3249. Il permet de consulter le texte conventionnel et ses dispositions relatives aux principales règles applicables à la branche. Le lien de téléchargement est disponible ci-dessous :

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Questions fréquentes sur la convention collective des industries de carrières et matériaux de construction

Vidéo : comprendre le salaire minimum légal et conventionnel en 2026

Tout savoir sur les principes régissant le salaire minimum légal en France avec le SMIC et les salaires minimums conventionnels (SMC). Découvrez les dernières grilles salariales conventionnelles, le salaire de base, la valeur du point et la prime d’ancienneté selon votre position dans la grille de classification – informations mises à jour au 23 août 2026.

Tout savoir sur les salaires minima conventionnels et le SMIC au 1ᵉʳ juin 2026

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Dernières valeurs du salaire minimum de croissance (SMIC) :

Votre avis sur l’évolution salariale des métiers dans les industries des carrières et matériaux

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