Retrouvez les principales dispositions de la convention collective nationale du portage de presse du 26 juin 2007 (Brochure JO n° 3350 – IDCC 2683), notamment celles relatives aux salaires minimaux, aux classifications professionnelles, aux congés, à la durée du travail et aux conditions d’emploi. Vous pouvez également consulter et télécharger gratuitement son texte actualisé afin de connaître les règles applicables aux entreprises et aux salariés de la branche.
Sommaire
Champ d’application de la convention collective nationale du portage de presse
La convention collective nationale du portage de presse (IDCC 2683) concerne les entreprises ayant principalement pour activité la diffusion, par portage à domicile, de publications quotidiennes et périodiques d’information politique et générale payantes.
Son champ d’application territorial couvre l’ensemble du territoire national.
Classification : catégories, filières et échelons
Le personnel des entreprises est réparti en trois catégories :
- Employés : ils exécutent toute tâche confiée dans le cadre de consignes précises définies à l’avance par la hiérarchie,
- Techniciens et agents de maîtrise : ils bénéficient d’une expertise permettant d’exercer au quotidien des responsabilités encadrées et de prendre les décisions courantes, et/ou d’une délégation d’autorité permettant d’exercer au quotidien un encadrement et de prendre les décisions courantes,
- Cadres : au-delà de cette définition, ils s’impliquent dans la prise de décision à moyen ou à long terme.
Ces catégories correspondent à trois filières d’emplois.
- Filière portage et livraison : porteur, contrôle-animation, manutentionnaire-livreur et encadrement,
- Filière commerciale : commercial et encadrement,
- Filière administrative : employé administratif et responsable administratif.
Dans la filière portage et livraison, le porteur assure principalement le portage à domicile de publications quotidiennes et périodiques payantes, avec leurs suppléments et produits dérivés, sur un secteur géographique et dans un créneau horaire limités et déterminés par l’employeur. Il n’assure aucun encaissement et n’a ni responsabilité financière ni action commerciale. Le contrôle-animation assure notamment, sous les directives de la hiérarchie, l’organisation quotidienne et le contrôle de la qualité du portage. Le manutentionnaire-livreur est notamment chargé de la manutention des journaux destinés au portage. L’encadrement assure notamment la supervision des équipes de porteurs sous l’autorité de la hiérarchie.
Dans la filière commerciale, le commercial est chargé d’atteindre un objectif commercial de terrain fixé par la hiérarchie. L’encadrement assure notamment la supervision des équipes commerciales de terrain, sous l’autorité de la hiérarchie.
Dans la filière administrative, l’employé administratif assure notamment les tâches d’accueil, de secrétariat et d’administration générale. Le responsable administratif assure notamment l’encadrement des équipes administratives sous l’autorité de la hiérarchie.
La méthode nationale de classification se réfère au contenu des postes et comporte trois étapes : la description de la finalité et des principales activités de chaque poste, la cotation selon son contenu réel, puis la détermination de l’échelon de rémunération à partir du total des points de cotation.
La cotation repose sur quatre critères : le contenu de l’activité, l’initiative et l’autonomie, le niveau d’échange avec les tiers et les compétences requises. Chacun comporte cinq degrés croissants d’exigence.
Pour le critère du contenu de l’activité, le premier degré vise l’exécution de tâches simples et répétitives définies par des modes opératoires standardisés, l’application d’instructions écrites ou orales et la résolution des aléas concrets perturbant le travail prescrit. Le deuxième degré vise l’exécution de tâches répétitives définies par des modes opératoires, nécessitant généralement l’adaptation à des situations particulières à partir de consignes spécifiques ; la combinaison et l’enchaînement des modes opératoires sont limités à un cadre de procédures.
| Niveau de rémunération | Total de points de cotation | Statut | Échelon national de rémunération |
| 1 | 40 à 49 | Employé | Échelon 1 |
| 2 | 50 à 59 | Employé | Échelon 2A |
| 2 | 60 à 65 | Employé | Échelon 2B |
| 3 | 66 à 72 | Employé | Échelon 3A |
| 3 | 73 à 78 | Employé | Échelon 3B |
| 4 | 79 à 84 | Employé | Échelon 4A |
| 4 | 85 à 88 | Employé | Échelon 4B |
| 5 | 88 à 99 | Agent de maîtrise | Échelon 5A |
| 5 | 100 à 110 | Agent de maîtrise | Échelon 5B |
| 6 | 111 à 123 | Agent de maîtrise | Échelon 6A |
| 6 | 124 à 132 | Agent de maîtrise | Échelon 6B |
| 7 | 133 à 149 | Cadre | Échelon 7A |
| 7 | 150 à 166 | Cadre | Échelon 7B |
| 8 | 167 à 200 | Cadre | Échelon 8 |
| 9 | Au-delà de 200 | Cadre | Échelon 9 |
Préavis
Démission
Après expiration de la période d’essai, le préavis réciproque est de 1 mois pour le personnel non cadre et de 3 mois pour le personnel cadre.
Pour les porteurs de presse, la durée du préavis prévue par le tronc commun peut être réduite en cas de démission lorsque le porteur apporte la preuve qu’il a trouvé un emploi à temps plein incompatible avec son contrat de travail de porteur.
Licenciement
À l’expiration de la période d’essai, le préavis réciproque est de 1 mois pour le personnel non cadre. En cas de licenciement, il est de 2 mois au-delà de 2 ans d’ancienneté. Il est de 3 mois pour le personnel cadre.
Ces durées ne s’appliquent pas en cas de faute lourde ou de faute grave.
À défaut d’observation du préavis par l’une ou l’autre des parties, la partie qui ne l’observe pas doit à l’autre une indemnité égale aux appointements correspondant à la durée du préavis restant à courir.
Durée du travail, travail de nuit, jours fériés et repos
Durée du travail des porteurs de presse
La durée du travail des porteurs de presse est fixée par l’accord de branche du 28 mai 2014. Chaque porteur est affecté par l’employeur à une ou plusieurs tournées, pour un ou plusieurs jours.
Le calcul du temps de travail repose sur une durée de référence définie dans l’entreprise pour chaque tournée, en fonction de la charge de travail. Cette durée tient compte du temps normalement consacré à l’ensemble continu des missions confiées au porteur, notamment la préparation, le trajet entre le lieu de prise des journaux et le premier client, la livraison jusqu’au dernier client, le retour éventuel et les autres tâches régulières et spécifiques à l’entreprise.
Les critères de calcul peuvent notamment dépendre du kilométrage de la tournée, du nombre d’exemplaires ou de clients portés, des conditions de réalisation de la tournée, ainsi que des caractéristiques des produits. La durée de référence est fixée au regard du nombre d’exemplaires ou de clients portés.
Elle est communiquée par écrit au porteur lors de l’embauche et de l’affectation à une nouvelle tournée. Le document indique, dans tous les cas, l’heure de mise à disposition des journaux ou l’heure limite de prise en charge des journaux ; ces heures servent à comptabiliser les temps d’attente selon les règles applicables dans l’entreprise. Il peut également préciser l’heure limite de fin de tournée.
Avec chaque bulletin de paie, le porteur reçoit un document permettant de vérifier la conformité de la durée de référence appliquée à la tournée qui lui est attribuée chaque jour. Ce document précise la durée de référence et, selon l’entreprise, la quantité portée ou un autre ratio de tournée.
Travail de nuit
Le travail de nuit est justifié par la continuité de l’activité économique du secteur de la presse payante. Est travailleur de nuit le salarié qui accomplit habituellement, au moins deux fois par semaine, au moins 3 heures de son temps de travail quotidien entre 21 heures et 6 heures, ou qui accomplit au moins 270 heures sur cette plage horaire au cours d’une période de 12 mois consécutifs définie par l’entreprise.
Un repos compensateur de 1 % est prévu pour les heures travaillées de nuit. Ses modalités de mise en œuvre sont définies au sein de l’entreprise.
Les heures effectuées de nuit ne peuvent pas excéder 6 heures par jour. Tout salarié dont le travail continu atteint 6 heures de travail effectif bénéficie d’une pause minimale de 20 minutes.
La durée quotidienne de travail d’un travailleur de nuit ne peut excéder 8 heures. Sa durée hebdomadaire de travail, calculée sur une période de 12 semaines consécutives, ne peut pas dépasser 40 heures. Il bénéficie d’un repos quotidien obligatoire de 11 heures, à prendre après la période de travail.
L’entreprise accorde une attention particulière à la répartition des horaires des travailleurs de nuit, en tenant compte de l’articulation de leur activité nocturne avec leurs responsabilités familiales et sociales. L’employeur tient compte de leurs contraintes de transport lors de leur affectation.
Jours fériés travaillés
Les jours fériés comprennent ceux définis par le code du travail, ainsi que le vendredi saint et le 26 décembre en Alsace et en Moselle. Les jours fériés travaillés donnent droit, en plus de la rémunération perçue ce jour-là, à une majoration de 50 %.
Cette majoration ne se cumule pas avec d’autres majorations conventionnelles déjà en vigueur. Ces dispositions s’appliquent aux porteurs de presse.
Repos hebdomadaire
Le repos hebdomadaire a une durée minimale de 24 heures consécutives, auxquelles s’ajoutent 11 heures consécutives de repos quotidien. Les entreprises de portage de presse peuvent attribuer le repos hebdomadaire par roulement.
Congés et absences
Congés
Les congés liés à la formation sont prévus aux conditions suivantes.
| Événement ou congé | Nombre de jours | Bénéficiaires | Conditions |
| Congé spécifique pour un projet de transition professionnelle | Durée de l’action de formation suivie en tout ou partie pendant le temps de travail | Salarié répondant aux conditions d’ancienneté requises ou dispensé de cette condition | Justifier soit de 24 mois d’ancienneté, consécutifs ou non, dont 12 mois dans l’entreprise, soit de 24 mois au cours des 5 dernières années, dont 4 mois en CDD au cours des 12 derniers mois. Aucune condition d’ancienneté n’est exigée pour les bénéficiaires de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés et pour les salariés licenciés pour motif économique ou pour inaptitude n’ayant pas suivi de formation entre leur licenciement et leur nouvel emploi. La demande est faite au moins 60 jours avant le départ si la formation dure moins de 6 mois ou est à temps partiel, et au moins 120 jours avant si elle dure au moins 6 mois. L’employeur répond dans les 30 jours, son absence de réponse valant acceptation. |
| Congé pour validation des acquis de l’expérience | Tout salarié |
Absences
Les autorisations exceptionnelles d’absence pour un événement familial sont accordées sur présentation d’un justificatif.
| Motif de l’absence | Durée ou autorisation | Rémunération | Conditions |
| Mariage du salarié | 5 jours ouvrables | Maintien de la rémunération | Sur justification et à prendre au moment de l’événement |
| Conclusion d’un Pacs par le salarié | 5 jours ouvrables | Maintien de la rémunération | Sur justification et à prendre au moment de l’événement |
| Mariage de l’enfant | 2 jours ouvrables | Maintien de la rémunération | Sur justification et à prendre au moment de l’événement |
| Naissance | 3 jours ouvrables | Maintien de la rémunération | Sur justification et à prendre au moment de l’événement |
| Adoption | 3 jours ouvrables | Maintien de la rémunération | Sur justification et à prendre au moment de l’événement |
| Décès du conjoint | 3 jours ouvrables | Maintien de la rémunération | Sur justification et à prendre au moment de l’événement |
| Décès du partenaire lié par un Pacs | 3 jours ouvrables | Maintien de la rémunération | Sur justification et à prendre au moment de l’événement |
| Décès de l’enfant | 3 jours ouvrables | Maintien de la rémunération | Sur justification et à prendre au moment de l’événement |
| Décès du père | 2 jours ouvrables | Maintien de la rémunération | Sur justification et à prendre au moment de l’événement |
| Décès de la mère | 2 jours ouvrables | Maintien de la rémunération | Sur justification et à prendre au moment de l’événement |
| Décès du frère | 1 jour ouvrable | Maintien de la rémunération | Sur justification et à prendre au moment de l’événement. La mention d’une condition de 3 mois d’ancienneté est exclue de l’extension. |
| Décès de la sœur | 1 jour ouvrable | Maintien de la rémunération | Sur justification et à prendre au moment de l’événement. La mention d’une condition de 3 mois d’ancienneté est exclue de l’extension. |
| Décès du beau-père | 1 jour ouvrable | Maintien de la rémunération | Sur justification et à prendre au moment de l’événement. La mention d’une condition de 3 mois d’ancienneté est exclue de l’extension. |
| Décès de la belle-mère | 1 jour ouvrable | Maintien de la rémunération | Sur justification et à prendre au moment de l’événement. La mention d’une condition de 3 mois d’ancienneté est exclue de l’extension. |
| Consultations obligatoires liées à la grossesse | Possibilité de se rendre aux consultations obligatoires, y compris à la première consultation confirmant l’état de grossesse | Femmes en état de grossesse | |
| Heures de délégation motivées par des réunions paritaires dans l’entreprise | Non imputables sur le crédit d’heures du délégué | Rémunérées normalement, qu’elles soient prises pendant ou hors de l’horaire de travail | Réunions paritaires dans l’entreprise |
| Incapacité due à la maladie ou à la maternité | À compter du 8e jour d’arrêt : 30 jours, puis 30 jours supplémentaires. Ces durées sont augmentées de 10 jours par tranche de 5 années d’ancienneté au-delà de la première année d’activité dans l’entreprise. | Complément employeur, sous déduction des indemnités journalières de sécurité sociale, assurant 90 % de la rémunération brute pendant 30 jours puis 75 % pendant les 30 jours suivants. La base de calcul est la moyenne des 12 derniers mois précédant l’arrêt. | Après 1 an d’ancienneté dans l’entreprise, sous réserve d’un certificat médical adressé à l’employeur dans les 48 heures et de l’indemnisation par la sécurité sociale. |
| Accident du travail | Indemnisation à compter du premier jour d’absence. Les durées d’indemnisation sont de 30 jours, puis 30 jours supplémentaires, augmentées de 10 jours par tranche de 5 années d’ancienneté au-delà de la première année d’activité dans l’entreprise. | Complément employeur, sous déduction des indemnités journalières de sécurité sociale, assurant 90 % de la rémunération brute pendant 30 jours puis 75 % pendant les 30 jours suivants. La base de calcul est la moyenne des 12 derniers mois précédant l’arrêt. | Sans délai d’ancienneté dans l’entreprise, sous réserve d’un certificat médical adressé à l’employeur dans les 48 heures et de l’indemnisation par la sécurité sociale. |
| Maladie professionnelle | Indemnisation à compter du premier jour d’absence |
Primes, indemnités et avantages
Majoration de la rémunération minimale liée à l’ancienneté
La rémunération minimale définie à l’annexe V, prise en valeur annuelle, est majorée de 3 % après 1 an d’ancienneté, puis de 6 % après 2 années d’ancienneté.
Les modalités de paiement de cette majoration sont fixées par l’entreprise, sans pouvoir excéder une périodicité d’un an.
Repos compensateur du travail de nuit
Un repos compensateur de 1 % des heures de nuit travaillées est prévu.
Cette contrepartie concerne les travailleurs de nuit, c’est-à-dire les salariés accomplissant soit au moins deux fois par semaine au moins 3 heures de travail quotidien entre 21 heures et 6 heures, soit au moins 270 heures entre 21 heures et 6 heures sur une période de 12 mois consécutifs définie dans l’entreprise.
Les modalités de mise en œuvre de ce repos compensateur sont définies au sein de l’entreprise.
Indemnisation de la maladie, de la maternité et de l’accident du travail
Sous réserve de justifier l’incapacité par un certificat médical adressé à l’employeur dans les 48 heures et de l’indemnisation par la sécurité sociale, le salarié bénéficie du régime indemnitaire après 1 an d’ancienneté en cas de maladie ou de maternité. En cas d’accident du travail, aucune condition d’ancienneté n’est exigée.
À compter du 8e jour d’arrêt, l’employeur verse, après déduction des indemnités journalières de sécurité sociale, un complément permettant de maintenir :
- 90 % de la rémunération brute pendant 30 jours,
- 75 % de la rémunération brute pendant les 30 jours suivants.
Ces durées sont augmentées de 10 jours par tranche de 5 années d’ancienneté au-delà de la première année d’activité dans l’entreprise. La rémunération de référence est la moyenne des 12 derniers mois précédant l’arrêt de travail.
En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, l’indemnisation commence dès le premier jour d’absence. L’entreprise prend en charge le délai de carence légal de 7 jours lorsque l’arrêt de travail atteint au moins 30 jours.
Le complément versé par l’employeur peut être assuré, en tout ou en partie, par un régime complémentaire de prévoyance. Le cumul des sommes perçues au titre du maintien de rémunération ne peut excéder les limites prévues par ce régime indemnitaire.
Garanties de prévoyance
Le régime de prévoyance couvre les garanties de décès, d’incapacité et d’invalidité au profit des salariés des entreprises relevant de la convention collective, en France métropolitaine et dans les DOM, justifiant d’au moins 12 mois d’ancienneté dans l’entreprise.
Le traitement de base servant au calcul des prestations correspond à la rémunération soumise aux cotisations de sécurité sociale, effectivement perçue au cours des 12 mois civils précédant le décès ou l’arrêt de travail, majorée des éléments variables perçus sur la même période et limitée à la tranche 1.
En cas de décès, un capital égal à 50 % du traitement de base est versé au ou aux bénéficiaires désignés, quelle que soit la situation de famille.
En cas d’arrêt de travail pour maladie ou accident de la vie privée ou professionnelle, indemnisé par la sécurité sociale ou ne pouvant l’être compte tenu des conditions fixées par celle-ci, une indemnité journalière de 25 % de la 365e partie du traitement de base est versée.
Options supplémentaires de prévoyance
Les entreprises peuvent prévoir des options supplémentaires sous la forme d’une allocation d’études pour les enfants ou de capitaux pour les enfants à charge.
Règle de non-cumul des avantages de même nature
Les dispositions conventionnelles ne se cumulent pas avec des dispositions de même nature résultant d’accords applicables dans l’entreprise. Les avantages individuels acquis ne peuvent être restreints et les dispositions globalement les plus avantageuses s’appliquent.
Salaires minima de la convention collective nationale du portage de presse
La rémunération mensuelle minimale du poste est obtenue en multipliant la rémunération horaire minimale correspondant à l’échelon national de rémunération du poste par la durée du travail. Elle doit respecter les dispositions réglementaires relatives au Smic.
La rémunération minimale annuelle est majorée de 3 % après un an d’ancienneté, puis de 6 % après deux ans. L’entreprise fixe les modalités de paiement de cette majoration, sans pouvoir en fixer la périodicité au-delà d’un an.
Pour apprécier le respect de ces minima, la rémunération réellement versée en contrepartie ou à l’occasion du travail inclut l’ensemble des éléments de rémunération, y compris ceux versés à une périodicité non mensuelle, tels qu’une prime annuelle ou un treizième mois.
Les règles ci-dessus ne s’appliquent pas aux porteurs de presse. Pour chaque mois travaillé, leur rémunération minimale est calculée en multipliant le taux horaire correspondant à leur échelon national de rémunération par la somme des durées de référence appliquées au cours du mois. Leur rémunération peut être fixée à l’exemplaire ou au client porté. Un document précisant la durée de référence et, selon l’entreprise, la quantité portée ou un autre ratio de tournée, leur est remis. La majoration liée à l’ancienneté leur est également applicable.
Dernière grille des salaires des entreprises du portage de presse :
Pour vérifier si votre rémunération respecte le minimum légal ou conventionnel applicable, consultez notre publication : Êtes-vous payé au minimum légal ou conventionnel ?
Commander la convention collective du portage de presse au format PDF – mise à jour 2026
La convention collective nationale du portage de presse du 26 juin 2007 porte l’IDCC 2683 et le numéro de brochure JO 3350.
Son édition au format PDF récapitule les règles conventionnelles applicables au portage de presse.
Elle aborde notamment les thèmes suivants :
- Les conditions de travail,
- Les salaires minimaux,
- Les congés et les absences,
- La formation professionnelle,
- La rupture du contrat de travail.
Télécharger le PDF gratuitement : convention collective du portage de presse – mise à jour 2026
Téléchargez gratuitement le PDF de la convention collective nationale du portage de presse du 26 juin 2007, référencée sous l’IDCC 2683. Il permet de consulter le texte conventionnel et ses dispositions relatives aux principales règles applicables à la branche. Le lien de téléchargement est disponible ci-dessous :
Questions fréquentes sur la convention collective du portage de presse
La convention collective applicable dépend principalement de l’activité exercée par l’entreprise et de son champ d’application professionnel et territorial. Son intitulé doit apparaître sur le bulletin de paie et peut également être mentionné dans le contrat de travail.
La convention collective du portage de presse s’applique aux entreprises et aux salariés relevant de son champ d’application professionnel et territorial.
La convention collective du portage de presse précise notamment les règles relatives aux salaires minimaux, aux classifications professionnelles, aux périodes d’essai, aux préavis, aux congés et à certaines indemnités. Les dispositions réellement applicables dépendent de la situation du salarié, de son emploi et de sa classification.
La convention collective du portage de presse est générée à partir des données officielles disponibles à la date de mise à jour indiquée sur la page et dans le fichier PDF. Il est conseillé de vérifier cette date avant toute utilisation, car de nouveaux accords ou avenants peuvent modifier le texte conventionnel.
Le fichier PDF contient le texte de la convention collective du portage de presse disponible à la date indiquée, présenté dans un document structuré et paginé.
Le numéro IDCC de la convention collective du portage de presse est 2683. Ce numéro permet d’identifier officiellement la convention collective auprès des administrations et sur Légifrance.
Le numéro de brochure JO de la convention collective du portage de presse est 3350. Cette référence facilite l’identification de la convention collective dans les publications officielles.
Vidéo : comprendre le salaire minimum légal et conventionnel en 2026
Tout savoir sur les principes régissant le salaire minimum légal en France avec le SMIC et les salaires minimums conventionnels (SMC). Découvrez les dernières grilles salariales conventionnelles, le salaire de base, la valeur du point et la prime d’ancienneté selon votre position dans la grille de classification – informations mises à jour au 14 août 2026.
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