Convention collective de commerces de gros : texte à jour et informations essentielles

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Retrouvez les principales dispositions de la convention collective nationale de commerces de gros du 23 juin 1970. Étendu par arrêté du 15 juin 1972 JONC 29 août 1972. Mise à jour par accord du 27 septembre 1984, étendu par arrêté du 4 février 1985, JORF 16 février 1985, (Brochure JO n° 3044 – IDCC 573), notamment celles relatives aux salaires minimaux, aux classifications professionnelles, aux congés, à la durée du travail et aux conditions d’emploi. Vous pouvez également consulter et télécharger gratuitement son texte actualisé afin de connaître les règles applicables aux entreprises et aux salariés de la branche.

Champ d’application de la convention collective nationale des commerces de gros

La convention collective règle, sur l’ensemble du territoire national, les rapports entre les employeurs et les salariés des professions dont l’activité exclusive ou principale est le commerce de gros.

Son champ d’application professionnel comprend les activités économiques suivantes :

  • Commerce de gros et importations de fruits, de légumes et de fleurs, code APE 57-03,
  • Commerce de gros des beurres, œufs et fromages, code APE 57-05,
  • Commerce de gros de produits avicoles, gibiers, agneaux de lait et chevreaux, code APE 57-06,
  • Commerce de gros de papeterie et d’articles de bureau, code APE 58-11,
  • Commerce de gros de matériel électrique et électronique, code APE 58-04,
  • Commerce d’équipements et de fournitures pour l’industrie, code APE 59-10,
  • Entreprises dont l’activité principale est le commerce de gros et la distribution de produits de parfumerie et d’hygiène, d’accessoires de toilette et de beauté, code APE 58-08,
  • Commerce de gros d’appareils sanitaires, de chauffage et de canalisation, code APE 59-08,
  • Commerce de gros de pièces détachées et accessoires pour automobile, code APE 58-01,
  • Commerce de gros et commerce d’importation et d’exportation de céramique et verrerie pour la table, l’ornementation, le ménage et l’horticulture, notamment la gobeletterie, les cristaux, verres, faïences, porcelaines, poteries, céramiques et verrerie d’éclairage, code APE 58-10,
  • Commerce de gros du cycle, du motocycle et des pneumatiques, code APE 58-02,
  • Entreprises de gros dont l’activité principale porte sur l’approvisionnement des bureaux de tabac, pour certains produits du monopole (SEITA), les objets spécifiquement destinés aux fumeurs et les articles susceptibles d’être commercialisés par les détaillants, code APE 58-11-3,
  • Commerce de gros de la maroquinerie, code APE 58-06,
  • Commerce de gros et d’importation de produits et demi-produits en matière plastique : articles d’hygiène et ménagers en plastique, code APE 58-09 pour partie ; produits divers en plastique non repris ailleurs, code APE 58-12 pour partie ; matières plastiques et demi-produits plastiques, code APE 59-06 pour partie.

Exclusions expressément prévues :

  • Pour le commerce de gros et les importations de fruits, légumes et fleurs : les opérations portant sur le houblon, les légumes secs et les pommes de terre, ainsi que les activités d’expédition et d’exportation de fruits et légumes frais,
  • Pour le commerce de gros des beurres, œufs et fromages : les entreprises dont l’activité principale est le ramassage ou les expéditions, ainsi que celles dont l’activité principale porte sur les volailles, le gibier et le miel,
  • Pour le commerce de gros d’appareils sanitaires, de chauffage et de canalisation : le commerce de gros des matériaux de construction et de verre à vitres,
  • Pour le commerce de gros et le commerce d’importation et d’exportation de céramique et verrerie : les commerces de gros de bouteilles, flaconnages, verreries de laboratoire, verre à vitre, glace et miroiterie,
  • Pour le commerce de gros du cycle, du motocycle et des pneumatiques : les pneumatiques automobiles,
  • Pour le commerce de gros de la maroquinerie, de l’habillement et des chaussures.
Convention collective de commerces de gros – IDCC 573
Télécharger gratuitement la convention collective de commerces de gros

Classification : niveaux, échelons et emplois repères

La classification comporte les niveaux I à X. Les niveaux I à VIII comprennent trois échelons ; les niveaux IX et X comprennent deux échelons.

Pour l’application du deuxième échelon des niveaux I à VI, l’expérience acquise est mesurée par la durée d’exercice de la fonction. La possession d’un diplôme réduit ces durées de moitié lorsque le diplôme est délivré par l’État ou reconnu équivalent par l’État, et qu’il existe une interaction entre le niveau du diplôme et celui de l’emploi.

NiveauDurée d’expérience pour le 2e échelon
I1 an
II2 ans
III3 ans
IV4 ans
V5 ans
VI6 ans

Les coefficients expressément mentionnés dans la grille des minima conventionnels sont les suivants.

NiveauÉchelonCoefficient
I1 à 31,006
II1 à 31,006
III1 à 31,006
IV1 à 31,006
V1 à 31,0375
VI1 et 21,0375
VII1 et 21,05
VII31,1573
VIII1 à 31,1
IX11,1
IX21,15
X11,2

Filière administrative et services généraux

Tous les postes de cette filière peuvent être confiés à des hommes ou à des femmes.

Emploi repèreNiveauDéfinition
Agent de propretéIAccomplit des travaux de nettoyage et de propreté.
GardienIAssure la surveillance des locaux.
Employé de bureauIIExécute les travaux administratifs courants. Il est capable d’utiliser le matériel afférent à son emploi dans le respect des procédures qui y sont liées.
Employé administratifIIIEmployé chargé, sur instructions, de la réalisation d’opérations administratives pures, de l’élaboration et de la tenue des dossiers, ainsi que de la correspondance courante s’y rapportant.
Agent de comptabilitéIIIEnregistre les opérations courantes de comptabilité selon les procédures indiquées, assure le suivi des comptes dont il a la charge et leur correspondance avec la comptabilité générale, identifie et signale les écarts.
Assistant administratifIVAssure le secrétariat administratif, participe à l’élaboration et au suivi des données utilisées par son service, est en relation avec les interlocuteurs de celui-ci et est capable d’assurer les opérations courantes en l’absence des cadres du service.
Agent de comptabilité qualifiéIVEn sus des attributions de l’agent de comptabilité, est habilité à instruire et mener à bonne fin les dossiers comptables dont il a la charge.

Cadres : niveau VII

Le niveau VII est le niveau d’accès aux premiers postes de cadre. L’exercice de la mission est circonscrit par l’organisation et les procédures internes de l’entreprise. La durée de présence à ce niveau ne peut excéder 3 ans.

Il concerne les cadres débutants diplômés de l’enseignement supérieur de longue durée, ayant peu ou pas d’expérience professionnelle et nécessitant une phase d’intégration au sein de l’entreprise, ainsi que les promotions de la filière des employés, des techniciens ou des agents de maîtrise, qui connaissent déjà bien l’organisation et le fonctionnement de l’entreprise.

ÉchelonCritères de classement
Échelon 1Réservé aux cadres débutants, cet échelon correspond à un poste circonscrit par des missions parfaitement définies, supposant un report régulier des informations vers le cadre responsable du service. Le cadre débutant développe progressivement les fonctions de son poste selon les demandes de son responsable. La durée de présence dans cet échelon ne peut excéder 1 an.
Échelon 2Peut constituer une phase intermédiaire du cadre débutant après sa phase d’intégration à l’échelon 1. Il est le seuil d’accès des promotions de la filière des employés, techniciens et agents de maîtrise. Le cadre prévoit, conçoit, prépare et organise les tâches relevant de sa technicité.
Échelon 3Accueille le cadre débutant ou ETAM promu qui assume la responsabilité d’une équipe d’au moins cinq personnes.

Période d’essai : durées, renouvellement et rupture

La période d’essai est fixée en fonction de la catégorie professionnelle.

Catégorie professionnelleDurée de la période d’essai
Employés et ouvriers2 mois
Techniciens et agents de maîtrise3 mois
Ingénieurs et cadres4 mois

La durée de la période d’essai s’entend d’une présence effective du salarié au travail. En cas d’absence du salarié, notamment pour maladie, ou de l’entreprise, notamment en cas de fermeture saisonnière, elle est complétée du temps correspondant à l’absence.

Des périodes d’essai plus longues peuvent être fixées d’un commun accord pour certains emplois précisés dans les avenants relatifs aux différents secteurs professionnels.

Pendant la période d’essai, les parties peuvent se séparer sans indemnités.

Rupture par l’employeur

Lorsque l’employeur met fin à la période d’essai, le salarié est prévenu dans un délai qui ne peut être inférieur à :

Durée de présenceDélai de prévenance
En deçà de 8 jours24 heures
Entre 8 jours et 1 mois48 heures
Après 1 mois2 semaines
Après 3 mois1 mois

La période d’essai ne peut pas être prolongée en raison du délai de prévenance.

Rupture par le salarié

Lorsque le salarié met fin à la période d’essai, il respecte un délai de prévenance de 48 heures. Ce délai est ramené à 24 heures lorsque sa durée de présence dans l’entreprise est inférieure à 8 jours.

Personnel de vente et de livraison de certains secteurs alimentaires

L’avenant IV s’applique au personnel de vente et de livraison des entreprises du commerce de gros de fruits et légumes, de produits laitiers, d’œufs, de volaille et de gibier, ainsi que de produits surgelés et de glaces.

EmploiDurée de la période d’essai
Emplois entraînant des relations permanentes avec la clientèle de l’entreprise2 mois, renouvelable 1 mois
Fonction exclusivement consacrée à la conduite d’un véhicule et à la livraison2 mois, non renouvelable

Lorsque l’employeur met fin à la période d’essai, le délai de prévenance ne peut être inférieur à 24 heures en deçà de 8 jours de présence, à 48 heures entre 8 jours et 1 mois de présence, et à 2 semaines après 1 mois de présence. La période d’essai ne peut pas être prolongée en raison de ce délai.

Lorsque le salarié met fin à la période d’essai, il respecte un délai de prévenance de 48 heures, ramené à 24 heures si sa durée de présence dans l’entreprise est inférieure à 8 jours.

Préavis

Consultez les dispositions applicables de la convention collective pour plus d’informations.

Durée et organisation du travail

Durée du travail et répartition

La durée légale du travail effectif est fixée conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur, selon les catégories de salariés.

La durée maximale quotidienne du travail effectif est fixée à 10 heures. En cas de circonstances imprévisibles et ponctuelles, la journée peut être portée jusqu’à 12 heures. Cet allongement doit rester très exceptionnel et être limité à 10 fois par an.

Sur certaines semaines ou chaque semaine, le temps de travail peut être réparti de façon égale ou inégale sur 6 jours en cas de modulation pendant les périodes hautes, dans la limite de 16 fois par an, ou sur 5 jours et demi, 5 jours, 4 jours et demi ou 4 jours.

Heures supplémentaires et repos équivalent

Dans le secteur alimentaire, le contingent annuel d’heures supplémentaires non soumis à l’autorisation de l’inspection du travail est fixé à 180 heures. Afin de répondre à des événements imprévisibles, non liés au fonctionnement habituel de l’entreprise, ce contingent peut être dépassé à titre exceptionnel de 10 %, dans le respect des durées maximales de travail.

Dans le secteur non alimentaire, le contingent fixé par les textes légaux et réglementaires s’applique. En cas de modulation, le contingent est fixé conformément aux textes légaux et réglementaires en vigueur.

L’utilisation des heures supplémentaires fait l’objet d’un compte rendu annuel au comité d’entreprise ou, à défaut, aux délégués du personnel.

Le paiement des heures supplémentaires et des majorations correspondantes peut être remplacé, en tout ou en partie, par un repos équivalent.

Ce repos est pris en journée entière ou en demi-journée dans les 4 mois suivant l’ouverture du droit. Le salarié demande ses dates de repos avec un préavis de 4 semaines, pendant une période de faible activité.

Le repos ne peut être accolé à une période de congés payés ou à un jour de récupération, quelle qu’en soit la nature. Il ne peut pas être pris entre le 1er juillet et le 31 août, sauf accord de l’employeur.

Si le salarié ne peut pas prendre ce repos dans un délai d’un an, il peut le verser sur son compte d’épargne-temps. En l’absence de demande de prise de repos dans les 6 mois, l’entreprise est tenue de demander au salarié de le prendre effectivement dans un délai maximal d’un an à compter de l’ouverture du droit.

Jours fériés

Tous les jours légalement fériés sont chômés et payés à l’ensemble du personnel de l’entreprise, à condition que chaque salarié ait été présent le dernier jour de travail précédant le jour férié et le premier jour de travail suivant, sauf autorisation d’absence accordée au préalable.

Lorsqu’un salarié est exceptionnellement tenu de travailler un jour férié, il reçoit soit une rémunération complémentaire égale à 100 % de son salaire, soit un jour de congé compensatoire payé.

Cette règle ne s’applique pas aux salariés travaillant habituellement les jours fériés, qui bénéficient d’une majoration de 10 % de leur taux horaire.

Travail du dimanche

Le salarié travaillant habituellement le dimanche bénéficie d’une majoration de 10 % de son taux horaire.

Pour les autres salariés, le travail exceptionnel le dimanche, dans la limite de 3 dimanches par an, ouvre droit à une majoration de salaire de 100 %. Cette majoration s’ajoute, le cas échéant, à celle due au titre des heures supplémentaires.

Une journée compensatoire de repos de durée équivalente est accordée, si possible, collectivement ou par roulement, dans la quinzaine qui suit.

Le travail le dimanche est interdit aux jeunes de moins de 18 ans.

Travail de nuit

Le travail de nuit est autorisé dans les conditions légales.

Le salarié travaillant habituellement de nuit ou en équipe bénéficie d’une prime indépendante du salaire, égale à 10 % de son taux horaire, pour chaque heure de travail comprise entre 22 heures et 6 heures. Les avantages déjà acquis à ce titre sont imputables à cette prime.

Le salarié sédentaire, à l’exclusion du personnel de roulage, travaillant exceptionnellement de nuit, bénéficie d’une prime indépendante du salaire, égale à 25 % de son taux horaire, pour chaque heure de travail effectuée entre 22 heures et 6 heures.

Outre ces majorations, tout salarié effectuant au moins 4 heures de travail entre 22 heures et 6 heures bénéficie d’un casse-croûte ou, à défaut, d’une indemnité égale à une fois et demie le taux horaire minimum garanti.

Ces dispositions ne s’appliquent pas aux gardiens et aux veilleurs de nuit.

Dispositions maintenues pour certains salariés issus du secteur des textiles, tapis et revêtements de sols

Pour les salariés dont le contrat était en vigueur à la date d’entrée en vigueur de l’accord de fusion, et pendant 12 mois à compter de cette date, les heures effectuées exceptionnellement un dimanche ou un jour férié sont rémunérées à partir des heures normales de base majorées de 100 % et ouvrent droit à un repos compensateur équivalent à prendre dans la semaine qui suit.

Pour ces mêmes salariés et pendant cette période, les heures supplémentaires effectuées de nuit, entre 21 heures et 6 heures, sont majorées de 100 %.

Congés et absences

Congés

Les congés expressément prévus sont les suivants.

Événement ou congéNombre de joursBénéficiairesConditions
Congé de maternitéNon préciséNon préciséL’absence liée au congé ne doit pas avoir d’incidence sur les évolutions professionnelles et salariales. Elle est prise en compte au titre des jours travaillés, sans récupération, et intégralement prise en compte pour le calcul des droits ouverts au titre du droit individuel à la formation.
Congé d’adoptionNon préciséNon préciséL’absence liée au congé ne doit pas avoir d’incidence sur les évolutions professionnelles et salariales. Elle est prise en compte au titre des jours travaillés, sans récupération, et intégralement prise en compte pour le calcul des droits ouverts au titre du droit individuel à la formation.
Congé de paternité11 jours consécutifsPère salariéÀ prendre après la naissance de l’enfant, dans le délai déterminé par décret. Le congé suspend le contrat de travail. La période d’absence est prise en compte pour le calcul des droits liés à l’ancienneté et au titre des jours travaillés, sans récupération. Elle ne doit pas avoir d’incidence sur les évolutions professionnelles et salariales.
Congé de paternité en cas de naissances multiples18 jours consécutifsPère salariéÀ prendre après la naissance des enfants, dans le délai déterminé par décret. Le congé suspend le contrat de travail. La période d’absence est prise en compte pour le calcul des droits liés à l’ancienneté et au titre des jours travaillés, sans récupération. Elle ne doit pas avoir d’incidence sur les évolutions professionnelles et salariales.
Congé de présence parentale, congé de soutien familial ou congé parental d’éducationNon préciséNon préciséLa période d’absence est intégralement prise en compte pour le calcul des droits ouverts au titre du droit individuel à la formation.
Jours supplémentaires non payés de congés pour événements familiauxNon préciséNon préciséPeuvent être accordés dans les cas sérieux, sous réserve des nécessités de l’organisation du travail.
Tableau des congés prévu par la convention collective de commerces de gros

Absences

Les absences et autorisations d’absence prévues sont les suivantes.

Motif de l’absenceDurée ou autorisationRémunérationConditions
Mariage du salarié4 joursSans réduction de la rémunérationPour tout salarié, sans condition d’ancienneté.
Mariage d’un enfant2 joursSans réduction de la rémunérationPour tout salarié, sans condition d’ancienneté.
Décès du conjoint3 joursSans réduction de la rémunérationPour tout salarié, sans condition d’ancienneté.
Décès du pacsé3 joursSans réduction de la rémunérationPour tout salarié, sans condition d’ancienneté.
Décès du concubin notoire3 joursSans réduction de la rémunérationPour tout salarié, sans condition d’ancienneté.
Décès d’un enfant3 joursSans réduction de la rémunérationPour tout salarié, sans condition d’ancienneté.
Décès du père2 joursSans réduction de la rémunérationPour tout salarié, sans condition d’ancienneté.
Décès de la mère2 joursSans réduction de la rémunérationPour tout salarié, sans condition d’ancienneté.
Décès de beaux-parents2 joursSans réduction de la rémunérationPour tout salarié, sans condition d’ancienneté.
Décès d’un frère1 jourSans réduction de la rémunérationPour tout salarié, sans condition d’ancienneté.
Décès d’une sœur1 jourSans réduction de la rémunérationPour tout salarié, sans condition d’ancienneté.
Décès d’un beau-frère1 jourSans réduction de la rémunérationPour tout salarié, sans condition d’ancienneté.
Décès d’une belle-sœur1 jourSans réduction de la rémunérationPour tout salarié, sans condition d’ancienneté.
Décès d’un grand-parent1 jourSans réduction de la rémunérationPour tout salarié, sans condition d’ancienneté.
Naissance d’un enfant3 joursSans réduction de la rémunérationPour tout salarié, sans condition d’ancienneté.
Adoption d’un enfant3 joursSans réduction de la rémunérationPour tout salarié, sans condition d’ancienneté.
Communion solennelle d’un enfant du salarié1 jourSans réduction de la rémunérationPour tout salarié, sans condition d’ancienneté.
Appel de préparation à la défense nationale1 jourSans réduction de la rémunérationPour tout salarié, sans condition d’ancienneté.
Déménagement pour changement de domicile1 jourSans réduction de la rémunérationPour tout salarié, sans condition d’ancienneté.
Enfant maladeAbsence considérée comme justifiéeNon précisée ; possibilité de prendre des congés payés sur les droits acquisLa présence de l’un des parents doit être indispensable au chevet de l’enfant, le parent ne doit pas avoir trouvé les moyens d’en assurer la garde et un certificat médical doit être produit.
Examens médicaux obligatoires de la salariée enceinteAutorisation d’absenceAssimilée à une période de travail effectif pour la détermination de la durée des congés payés et de l’anciennetéPour se rendre aux examens médicaux obligatoires.
Aménagement d’horaire à partir du 5e mois de grossesse15 minutes le matin et 15 minutes le soirSans perte de salaireLa salariée est autorisée à arriver le matin un quart d’heure après et à sortir le soir un quart d’heure avant le reste du personnel. Un aménagement différent de cette demi-heure rémunérée peut être convenu avec l’employeur.
Aménagement d’horaire des femmes enceintes au forfait annuel en joursMesure équivalenteNon préciséeLes intéressées s’organisent pour bénéficier d’une mesure équivalente dans le cadre de l’organisation de leur travail.
Réunions statutaires d’une organisation syndicaleAutorisation d’absence nécessaireNon rémunéréePour les salariés exerçant des fonctions statutaires dans les organisations syndicales, sur présentation d’un document écrit émanant de celles-ci et après un préavis d’au moins 6 jours ouvrables.
Réunions de commissions, conseils, comités administratifs ou paritaires et jurys d’examenAucune autorisation particulière nécessaireSans diminution de la rémunération et des avantages correspondantsPour les membres des organismes notamment visés par les arrêtés du 20 mai 1980 et du 17 juillet 2017, lorsque l’absence est justifiée par l’exercice de leurs fonctions.
Tableau des absences prévu par la convention collective de commerces de gros

Primes, indemnités et avantages

Maintien de la rémunération en cas d’affectation temporaire à un poste inférieur

Le salarié momentanément affecté, pour nécessité de service, à un travail relevant d’une catégorie inférieure à celle de son emploi habituel conserve sa classification et la rémunération de son précédent emploi. Cette période n’excède, en règle générale, pas 3 mois.

Indemnité de remplacement à un poste supérieur

En cas d’affectation temporaire à un poste supérieur pendant plus d’un mois, le salarié perçoit une indemnité portant sa rémunération au minimum de la catégorie du salarié remplacé.

Lorsque les appointements effectifs du salarié dépassent le minimum de la catégorie supérieure, une indemnité spéciale lui est allouée.

Après 3 mois consécutifs de remplacement dans l’exercice complet des fonctions d’un emploi de niveau supérieur devenu définitivement vacant, le remplaçant reçoit la qualification définitive de cet emploi.

Indemnités et frais des délégués aux réunions paritaires

Les délégués des organisations de salariés désignés pour participer aux réunions paritaires bénéficient des autorisations d’absence nécessaires, du remboursement de leurs frais de déplacement et de l’indemnisation de leurs salaires.

Ces dispositions concernent 3 délégués par grande centrale syndicale, dont 2 peuvent venir d’une région située à plus de 250 km. Le trajet du troisième délégué ne doit pas excéder 250 km.

  • Le train est remboursé au tarif SNCF de première classe,
  • L’avion est remboursé lorsque son prix ne dépasse pas le coût du trajet SNCF de première classe,
  • La voiture est remboursée lorsque son coût ne dépasse pas celui du trajet SNCF de première classe, sur la base du barème fiscal automobile de 5 CV, dans la limite de 5 000 km par an et sur justificatif du trajet Mappy,
  • Les frais de parking à la gare de départ et les tickets de transport en commun sont remboursés aux frais réels,
  • Une indemnité forfaitaire d’hôtel et de repas égale à 30 fois le minimum garanti est versée aux délégués dont le trajet dépasse 250 km,
  • Une indemnité forfaitaire de repas, égale à 7 fois le minimum garanti, est versée.

Pour la préparation des réunions paritaires de branche, la CGI prend en charge une demi-journée par réunion à laquelle les salariés sont convoqués, dans la limite de 5 demi-journées par an. Cette prise en charge est limitée à 96 € par demi-journée de 3,5 heures et couvre le salaire réel facturé. Elle est limitée à 2 représentants désignés par l’organisation syndicale représentative au niveau de la branche.

Travail exceptionnel le dimanche ou un jour férié

Dans les secteurs du commerce de gros de textiles, de tapis et de revêtements de sol, les heures effectuées exceptionnellement un dimanche ou un jour férié sont rémunérées avec une majoration de 100 % au-delà des heures normales de base.

Elles donnent également droit à un repos compensateur équivalent, à prendre la semaine suivante.

Absence pour garde d’un enfant malade

Lorsque la présence de l’un des parents est indispensable au chevet de son enfant malade et qu’il n’a pas pu faire assurer sa garde, l’absence est justifiée sur présentation d’un certificat médical.

Le salarié peut, à cette occasion, prendre des congés payés sur ses droits acquis au titre de son allocation annuelle, y compris en dehors de la période normale d’utilisation de ces droits.

Financement de la prévoyance des cadres

L’entreprise finance, à ses frais exclusifs, une cotisation minimale de 1,5 % sur la tranche 1 du salaire, couvrant les risques de décès, d’incapacité et d’invalidité.

Salaires minima de la convention collective nationale des commerces de gros

La convention collective nationale des commerces de gros prévoit des minima conventionnels fixés en fonction du niveau et de l’échelon de classification.

Du niveau I, échelon 1, au niveau VI, échelon 3, les minima s’apprécient mensuellement à hauteur de 151,67 heures.

Du niveau VII, échelon 1, au niveau X, échelon 2, ils s’apprécient au 31 décembre, en comparant le total des salaires bruts perçus pendant l’année au minimum conventionnel annuel correspondant au niveau et à l’échelon. La comparaison est effectuée au prorata du temps de présence en cas d’arrivée ou de départ en cours d’année, d’absence non assimilée au temps de travail ou de changement de classification en cours d’année.

Pour l’application du deuxième échelon des niveaux I à VI, l’expérience acquise est mesurée par la durée d’exercice de la fonction. Cette durée est réduite de moitié lorsque le salarié possède un diplôme de l’État ou reconnu comme équivalent par l’État et qu’il existe une interaction entre le niveau du diplôme et celui de l’emploi. La durée de présence au niveau VII ne peut excéder trois ans dans les conditions prévues par l’avenant cadres.

Chaque entreprise choisit le système de rémunération le mieux adapté à sa situation et à son organisation de vente et de livraison, notamment par commissions, primes, forfait ou d’autres modalités. Toute modification du mode de rémunération fait l’objet d’une consultation du personnel concerné et de ses représentants, le cas échéant.

Dernière grille des salaires de la convention collective des commerces de gros :

Pour vérifier si votre rémunération respecte le minimum légal ou conventionnel applicable, consultez notre publication : Êtes-vous payé au minimum légal ou conventionnel ?

Commander la convention collective de commerces de gros au format PDF – mise à jour 2026

La convention collective nationale de commerces de gros du 23 juin 1970 porte l’IDCC 573. Elle correspond à la brochure JO n° 3044. La version au format PDF permet de consulter le texte conventionnel ainsi que ses dispositions applicables aux commerces de gros. Elle rassemble notamment les règles relatives aux sujets suivants :

  • Les relations de travail,
  • La classification des emplois,
  • Les salaires minimaux,
  • Le temps de travail,
  • Les congés et les absences,
  • La rupture du contrat de travail.

Convention collective à jour (PDF officiel) – conformité juridique et droit du travail – ressources humaines – obligations employeur

Télécharger le PDF gratuitement : convention collective de commerces de gros – mise à jour 2026

Téléchargez gratuitement le PDF de la convention collective nationale de commerces de gros du 23 juin 1970, identifiée sous l’IDCC 573. Il permet de consulter le texte conventionnel et ses dispositions relatives aux principales règles applicables à la branche. Le lien de téléchargement est disponible ci-dessous :

Questions fréquentes sur la convention collective de commerces de gros

Vidéo : comprendre le salaire minimum légal et conventionnel en 2026

Tout savoir sur les principes régissant le salaire minimum légal en France avec le SMIC et les salaires minimums conventionnels (SMC). Découvrez les dernières grilles salariales conventionnelles, le salaire de base, la valeur du point et la prime d’ancienneté selon votre position dans la grille de classification – informations mises à jour au 12 août 2026.

Tout savoir sur les salaires minima conventionnels et le SMIC au 1ᵉʳ juin 2026

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