Retrouvez les principales dispositions de la convention collective nationale de l’Édition du 14 janvier 2000 (IDCC 2121), notamment celles relatives aux salaires minimaux, aux classifications professionnelles, aux congés, à la durée du travail et aux conditions d’emploi. Vous pouvez également commander, consulter et télécharger gratuitement son texte actualisé afin de connaître les règles applicables aux entreprises et aux salariés de la branche.
Sommaire
Champ d’application de la convention collective de l’Édition
La convention collective nationale de l’édition s’applique aux maisons d’édition ayant leur siège en France ainsi qu’à leurs établissements, lorsque leur activité principale est l’édition de livres.
Les activités expressément visées correspondent à l’activité Insee 5112 et à la nomenclature d’activité européenne 221-A. Les éditions musicales, relevant de la rubrique NAF « partitions musicales », sont exclues.
La phase éditoriale du livre électronique est incluse lorsqu’elle est strictement identique à celle d’un livre traditionnel, notamment pour :
- La sélection des textes et des illustrations,
- Les relations contractuelles avec les auteurs,
- la validation des contenus,
- La mise en forme.
En revanche, les activités électroniques distinctes de cette phase éditoriale sont exclues, telles que le développement de CD-Rom, de DVD ou de logiciels, la création et la diffusion de sites internet, ou encore le traitement de données informatisées.
La convention concerne les salariés titulaires d’un contrat à durée indéterminée ou déterminée, à l’exception des VRP statutaires. Les travailleurs à domicile relèvent d’une annexe spécifique, sans que celle-ci exclue l’application des autres dispositions de la convention aux correcteurs à domicile, sous réserve de leurs particularités.
Les entreprises dont l’activité principale n’est pas l’édition, mais qui appliquent déjà cette convention, peuvent continuer à l’appliquer jusqu’à la négociation, au sein de l’entreprise ou de l’établissement, d’une autre convention collective répondant aux conditions prévues par les textes applicables.

Classification professionnelle
La classification repose sur le niveau objectif de l’emploi, et non sur le seul intitulé du poste. Elle est conçue comme une classification ouverte, afin de pouvoir intégrer l’évolution des métiers et l’apparition de nouvelles fonctions dans l’édition.
Le classement prend notamment en compte :
- La complexité des tâches et leur degré de polyvalence,
- Les qualifications professionnelles exigées, acquises par la formation ou l’expérience,
- Le niveau d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, de savoir-faire ou de créativité lié à l’emploi occupé.
Pour les employés, la grille comprend trois ensembles de niveaux :
- Employé : E1, E2 et E3,
- Employé qualifié : E4, E5 et E6,
- Employés principaux : E7, E8 et E9.
Les premiers niveaux correspondent à des travaux simples. La qualification, l’expérience, l’autonomie et l’initiative attendues progressent d’un échelon à l’autre. Par exemple, l’employé qualifié exerce des tâches requérant une qualification professionnelle, avec un degré d’autonomie croissant.
En cas de remplacement provisoire sur un poste supérieur, une indemnité peut être due après deux mois pour les employés, agents de maîtrise, techniciens et cadres de catégorie C1 a et b, et après trois mois pour les autres cadres. Elle correspond à la différence entre le salaire réel et le salaire qui résulterait du coefficient du poste remplacé. Le remplacement temporaire ne peut, en principe, excéder six mois ; à son terme, le salarié doit être classé dans sa nouvelle fonction ou réintégré dans ses fonctions antérieures, sous réserve des circonstances exceptionnelles prévues par le texte.
Les coefficients applicables aux autres catégories, ainsi que le détail complet des critères par niveau, doivent être vérifiés dans les annexes de classification correspondantes.
Période d’essai
La période d’essai permet à l’employeur d’apprécier les aptitudes professionnelles du salarié et au salarié d’apprécier ses conditions de travail ainsi que le contenu de sa fonction. Une lettre d’engagement doit lui être remise dès le début de l’essai et préciser les principaux droits et obligations réciproques.
Sa durée est fixée à :
- Un mois pour les employés,
- Deux mois pour les agents de maîtrise et les techniciens,
- Trois mois pour les cadres.
Elle est prolongée d’un nombre de jours correspondant aux absences ou périodes suivantes : congés annuels, fermeture annuelle de l’entreprise, congés pour événements familiaux, absences pour maladie ou accident du travail, et jours fériés.
La période d’essai peut être renouvelée une seule fois, par notification écrite au salarié, pour une durée égale à celle de la période initiale.
En cas de rupture pendant une période d’essai renouvelée, le salarié bénéficie, sauf faute grave, d’un préavis de :
- Une semaine lorsque le renouvellement est d’un mois,
- Deux semaines lorsque le renouvellement est de deux mois ou plus.
Si le préavis excède la durée de la période d’essai restant à courir, la partie excédentaire ouvre droit à une indemnité compensatrice de préavis. Durant ce préavis, le salarié dispose de deux heures par jour pour rechercher un emploi. Aucune clause de non-concurrence ne s’applique lorsque la rupture survient pendant l’essai initial ou renouvelé.
Préavis
Après la période d’essai, les salariés engagés à durée indéterminée relèvent des dispositions conventionnelles relatives au licenciement et à la démission.
La convention renvoie aux annexes correspondant à chaque catégorie pour déterminer la durée du délai-congé et les règles d’indemnisation :
- Annexe I pour les employés,
- Annexe II pour les agents de maîtrise, les techniciens et les cadres,
- Annexe IV pour les correcteurs et les travailleurs à domicile.
Les durées de préavis selon la catégorie et l’ancienneté, ainsi que les règles précises applicables au départ à la retraite, doivent être vérifiées dans ces annexes et dans l’article dédié à la retraite, non reproduits dans les extraits fournis.
En cas de non-respect du délai de congé par la partie à l’origine de la rupture, l’indemnité due est au moins égale au salaire effectif correspondant à la durée du préavis non exécuté.
Pendant le préavis, et jusqu’à la reprise d’un emploi, le salarié licencié ou démissionnaire peut s’absenter pour rechercher un emploi, sans réduction de salaire :
- Deux heures par jour de travail effectif,
- Une heure par jour en cas de travail à mi-temps ou pour une fraction de temps inférieure.
Ces heures sont fixées d’un commun accord ou, à défaut, alternativement au choix de l’employeur et du salarié. Elles peuvent être regroupées avec l’accord de l’employeur ; lorsque le préavis est exécuté, l’absence regroupée peut atteindre un quart de sa durée.
Durée et organisation du travail
Les salaires minimaux garantis correspondent à une activité à temps plein de 35 heures hebdomadaires, ou à son équivalent mensuel ou annuel. En cas de temps partiel, d’entrée ou de départ en cours de période, ou de suspension du contrat, les minima sont réduits au prorata du temps concerné.
Pour les agents de maîtrise, techniciens et cadres, la durée du travail est celle prévue par la loi en vigueur. Les dépassements de courte durée inhérents à la fonction ne donnent pas lieu à rémunération ni à repos équivalent.
Lorsqu’un travail supplémentaire est demandé en raison de nécessités particulières, une rétribution spéciale doit être accordée. Avec l’accord des parties, elle peut être remplacée par un congé de même durée.
Les majorations liées aux heures supplémentaires, au travail du dimanche et aux jours fériés sont distinguées du salaire brut réel retenu pour la comparaison avec le barème conventionnel des minima. Les extraits ne précisent ni les taux de majoration, ni les règles relatives au travail de nuit, aux astreintes ou aux repos : ces points doivent être vérifiés dans le texte intégral applicable.
Congés et absences
Congés
La convention collective de l’Édition prévoit les congés payés et les congés exceptionnels suivants.
| Événement ou congé | Nombre de jours | Bénéficiaires | Conditions |
| Congés payés des employés | 2,5 jours ouvrables par mois de présence en dessous d’un an, 30 jours ouvrables après un an et 32 jours ouvrables après dix ans | Employés | Droit ouvert après un mois de travail dans l’entreprise |
| Congés payés des agents de maîtrise, techniciens et cadres | 2,5 jours ouvrables par mois entier de présence en dessous d’un an et 32 jours ouvrables après un an | Agents de maîtrise, techniciens et cadres | Droit ouvert après un mois de travail dans l’entreprise |
| Congés payés des jeunes travailleurs et apprentis de moins de 21 ans | 30 jours ouvrables | Jeunes travailleurs et apprentis âgés de moins de 21 ans au 30 avril de l’année précédente | Quelle que soit l’ancienneté |
| Jours supplémentaires pour enfant à charge | 2 jours supplémentaires par enfant à charge | Femmes âgées de moins de 21 ans au 30 avril de l’année précédente | À ajouter aux congés payés |
| Naissance ou adoption d’un enfant | 3 jours | Père salarié | Dans les conditions prévues par la convention collective |
| Décès du conjoint, du père, de la mère ou d’un enfant | 4 jours ouvrables, augmentés si nécessaire du temps de voyage aller et retour | Salariés | Congé pris dans les jours justifiés par l’événement |
| Décès d’un frère, d’une sœur, d’un ascendant direct autre que le père ou la mère, ou d’un descendant direct autre qu’un enfant | 1 jour ouvrable, augmenté si nécessaire du temps de voyage aller et retour | Salariés | Congé pris dans les jours justifiés par l’événement |
| Décès d’un frère, d’une sœur ou d’un enfant du conjoint | 1 jour ouvrable, augmenté si nécessaire du temps de voyage aller et retour | Salariés | Congé pris dans les jours justifiés par l’événement |
| Décès du beau-père ou de la belle-mère | 1 jour ouvrable, augmenté si nécessaire du temps de voyage aller et retour | Salariés | Congé pris dans les jours justifiés par l’événement |
| Mariage du salarié | 6 jours ouvrables | Salariés | Congé pris dans les jours justifiés par l’événement |
| Cérémonie civile ou religieuse d’un descendant ou d’un ascendant direct | 1 jour ouvrable | Salariés | Congé pris dans les jours justifiés par l’événement |
| Présélection militaire | 3 jours au plus | Salariés | Dans les conditions prévues par la convention collective |
| Examen reconnu par l’Éducation nationale | Durée de l’examen | Salariés | Congé pris dans les jours justifiés par l’événement |
Absences
La convention collective de l’Édition prévoit également des règles relatives aux examens médicaux obligatoires.
| Motif de l’absence | Durée ou autorisation | Rémunération | Conditions |
| Examen médical obligatoire | Temps nécessaire à l’examen | Sans retenue de salaire lorsque l’examen a lieu pendant les heures de travail, ou rémunéré comme du temps de travail normal lorsqu’il ne peut pas avoir lieu pendant ces heures | Examen médical obligatoire |
| Examen prénatal pendant le temps de travail | Temps nécessaire à la visite | Complément de l’employeur jusqu’au montant normal du salaire, en complément des indemnités perçues | Salariée enceinte et visite prénatale effectuée pendant le temps de travail |
Consultez la convention collective de l’Édition afin de vérifier les situations particulières et les dispositions qui ne sont pas clairement identifiées.
Primes et indemnités
Les extraits mentionnent plusieurs éléments de rémunération et d’indemnisation, sans permettre d’établir une liste exhaustive des avantages conventionnels.
En matière de maternité, le congé conventionnel prévoit le maintien de la rémunération pendant dix-huit semaines. L’employeur n’est tenu de verser qu’un complément aux indemnités de sécurité sociale, dans les conditions d’ancienneté prévues.
Pour les agents de maîtrise, techniciens et cadres présents lors de l’entrée en vigueur de la convention du 14 janvier 2000, une règle transitoire prévoit la comparaison entre l’indemnité de licenciement calculée selon la nouvelle convention et celle calculée selon l’ancienne convention de 1994. Le montant le plus avantageux doit être versé.
Les éléments suivants sont expressément distingués du salaire brut réel utilisé pour la comparaison avec les salaires minima :
- Les primes de langue et de sous-sol prévues par la convention,
- Les primes exceptionnelles liées à des conditions particulières, exceptionnelles ou inhabituelles d’exercice des fonctions, lorsqu’elles cessent avec ces conditions et ne dépassent pas trois mois,
- Les primes issues de la participation et de l’intéressement,
- Les majorations pour heures supplémentaires, travail du dimanche et jours fériés,
- Les remboursements de frais,
- Les primes de transport,
- L’indemnité de fin de contrat à durée déterminée.
Les conditions d’attribution et les montants des éventuelles primes conventionnelles doivent être vérifiés dans les dispositions applicables.
Salaires minima de la convention collective de l’Édition
Les salaires sont mensualisés et le barème conventionnel fixe des minima, sans en déterminer les salaires réels. Les minima correspondent à un temps plein de 35 heures hebdomadaires et sont adaptés au prorata en cas de temps partiel ou de période incomplète.
Les barèmes pouvant être révisés, il convient de consulter la grille en vigueur.
Dernière grille des salaires de l’édition :
Pour vérifier si votre rémunération respecte le minimum légal ou conventionnel applicable, consultez notre publication : Êtes-vous payé au minimum légal ou conventionnel ?
Commander la convention collective de l’Édition au format PDF – mise à jour 2026
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Questions fréquentes sur la convention collective de l’Édition
La convention collective applicable dépend principalement de l’activité exercée par l’entreprise et de son champ d’application professionnel et territorial. Son intitulé doit apparaître sur le bulletin de paie et peut également être mentionné dans le contrat de travail.
La convention collective de l’Édition s’applique aux entreprises et aux salariés relevant de son champ d’application professionnel et territorial.
La convention collective de l’Édition précise notamment les règles relatives aux salaires minimaux, aux classifications professionnelles, aux périodes d’essai, aux préavis, aux congés et à certaines indemnités. Les dispositions réellement applicables dépendent de la situation du salarié, de son emploi et de sa classification.
La convention collective de l’Édition est générée à partir des données officielles disponibles à la date de mise à jour indiquée sur la page et dans le fichier PDF. Il est conseillé de vérifier cette date avant toute utilisation, car de nouveaux accords ou avenants peuvent modifier le texte conventionnel.
Le fichier PDF contient le texte de la convention collective de l’Édition disponible à la date indiquée, présenté dans un document structuré et paginé.
Le numéro IDCC de la convention collective de l’Édition est 2121. Ce numéro permet d’identifier officiellement la convention collective auprès des administrations et sur Légifrance.
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