Retrouvez les principales dispositions de la Convention collective nationale de l’industrie textile du 1er février 1951 (IDCC 2121), notamment celles relatives aux salaires minimaux, aux classifications professionnelles, aux congés, à la durée du travail et aux conditions d’emploi. Vous pouvez également commander, consulter et télécharger gratuitement son texte actualisé afin de connaître les règles applicables aux entreprises et aux salariés de la branche.
Sommaire
Champ d’application de la convention collective de l’industrie textile
La convention collective de l’industrie textile vise les activités définies par référence à la nomenclature d’activités et de produits issue des décrets des 9 novembre 1973 et 17 mai 1974. Cette référence reste indicative : l’activité réelle de l’entreprise prévaut sur son numéro d’immatriculation à l’INSEE.
Le champ couvre notamment la production de fils et de fibres artificiels ou synthétiques, ainsi que de nombreuses activités textiles telles que la préparation et le commerce de la laine, le délainage, les filatures, le moulinage, la texturation, les teintures, les apprêts, les impressions et la fabrication d’étoffes à mailles.
Les codes expressément cités comprennent les rubriques 43.01, 43.02, 44.10, 44.12, 44.13, 44.14, 44.15, 44.16, 44.17, 44.18 et 44.20. Certaines activités font l’objet d’exclusions spécifiques, par exemple la filature pour corderie, la filterie, le rouissage et le teillage dans le champ de la filature de lin et de chanvre.
Les sources ne précisent aucune limite territoriale générale. Elles indiquent toutefois qu’une exclusion d’activité doit être expressément prévue lorsqu’une disposition conventionnelle ne s’applique pas à une rubrique de la nomenclature.

Classification professionnelle
Les salaires minimaux reposent sur une classification par niveaux et par échelons pour les non-cadres. Les cadres relèvent de positions et, pour la position I, d’échelons.
Cette classification résulte de l’accord du 19 décembre 2013 relatif à la révision des classifications professionnelles dans l’industrie textile. Les coefficients ne figurent pas parmi les informations disponibles.
Pour la branche coton et fibres alliées, filature et tissage, les postes ouvriers sont classés selon des tableaux annexés. Les coefficients applicables sont ceux de l’accord-cadre et les postes peuvent comporter une définition, le cas échéant.
À l’embauche, l’employeur doit préciser par écrit la fonction, le niveau et l’échelon du salarié ou, pour les ingénieurs et cadres, la position et, le cas échéant, l’échelon.
Période d’essai
La période d’essai doit figurer expressément dans la lettre d’engagement ou dans le contrat de travail. Elle ne se présume pas.
Pour les ouvriers et les employés, elle dure entre un et deux mois. Elle peut être renouvelée une fois, sans dépasser trois mois au total.
Pour les techniciens et les agents de maîtrise, elle dure entre deux et trois mois. Son renouvellement est possible une seule fois et porte la durée maximale à cinq mois.
Pour les ingénieurs et les cadres, elle dure entre trois et quatre mois. Elle peut être renouvelée une fois, pour une durée totale de sept mois.
En cas de rupture par l’employeur, le délai de prévenance est de 24 heures avant huit jours de présence, de 48 heures entre huit jours et un mois, de deux semaines après un mois et d’un mois après trois mois. En cas de rupture de contrat par le salarié, le préavis est de 48 heures, ramené à 24 heures après huit jours de présence.
Le délai de prévenance ne peut pas prolonger la période d’essai au-delà de sa durée maximale. Pendant ce délai, le salarié bénéficie de deux heures d’absence par jour pour rechercher un emploi, dans les conditions prévues par la convention.
Préavis
Pour les ouvriers, hors faute grave et sauf usage ou contrat prévoyant un délai plus long, le préavis de démission est d’une semaine pour deux ans d’ancienneté ininterrompue et d’un mois à partir de deux ans d’ancienneté.
En cas de licenciement, le préavis des ouvriers est d’une semaine pour six mois d’ancienneté ininterrompue, d’un mois entre six mois et deux ans, puis de deux mois à partir de deux ans.
En cas de départ volontaire à la retraite, le délai de prévenance est d’un mois avant deux ans d’ancienneté et de deux mois à partir de deux ans d’ancienneté. Les informations disponibles indiquent le même délai de prévenance en cas de mise à la retraite par l’employeur.
Les sources ne fournissent pas de durée de préavis en cas de démission ou de licenciement pour les autres catégories de salariés.
Durée et organisation du travail
La durée de travail conventionnelle hebdomadaire est fixée à 35 heures, conformément aux dispositions légales en vigueur.
Pour les ateliers ou services travaillant en équipe, l’horaire moyen maximal est fixé à 46 heures sur 26 semaines consécutives. Il effectue 47 heures de travail en équipe dans les ateliers d’ennoblissement des textiles. Des aménagements peuvent être mis en place en accord avec le comité d’entreprise.
Les heures perdues en raison de circonstances économiques ou de jours fériés légaux, lorsqu’elles sont récupérées dans les conditions légales, donnent lieu à des majorations pour heures supplémentaires. La convention renvoie les majorations liées au travail en équipe, de nuit, du dimanche et des jours fériés à la négociation régionale.
En équipes successives ou en poste continu d’au moins sept heures, chaque salarié bénéficie d’une pause effective de 20 minutes. Cette pause ne doit entraîner aucune perte de salaire.
Les dispositions conventionnelles relatives au travail en équipes de nuit sont abrogées, selon la source citée. Les périodes d’astreinte ne constituent pas du temps de travail effectif, mais le contrat ou son avenant doit en prévoir la compensation. Les temps d’intervention, y compris les déplacements prévus au contrat, constituent du temps de travail.
Congés et absences dans l’industrie textile
Congés
La convention collective de l’industrie textile fixe les droits suivants.
| Événement ou congé | Nombre de jours | Bénéficiaires | Conditions |
| Congé payé annuel | 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, dans la limite de 30 jours ouvrables | Salariés | Période de référence débutant le 1er juin de chaque année |
| Mariage du salarié ou conclusion d’un Pacs | 5 jours | Tout salarié | Informer l’employeur de la date prévue dès que possible ; absence prise le jour de l’événement ou les jours qui le précèdent ou le suivent immédiatement |
| Mariage d’un enfant | 1 jour | Tout salarié | Informer l’employeur de la date prévue dès que possible ; absence prise le jour de l’événement ou les jours qui le précèdent ou le suivent immédiatement |
| Naissance ou adoption | 3 jours par naissance ou adoption | Tout salarié | Informer l’employeur de la date prévue dès que possible ; absence prise le jour de l’événement ou les jours qui le précèdent ou le suivent immédiatement |
| Décès du conjoint, du partenaire de Pacs, du concubin, du père, de la mère, du beau-père, de la belle-mère, d’un frère ou d’une sœur | 3 jours | Tout salarié | Informer l’employeur de la date prévue dès que possible ; absence prise le jour des obsèques ou les jours qui précèdent ou suivent immédiatement l’événement |
Les absences pour événements familiaux ci-dessus ne réduisent pas le salaire effectif, heures supplémentaires comprises.
Absences
La convention prévoit notamment la suspension du contrat en cas d’absence justifiée.
| Motif de l’absence | Durée ou autorisation | Rémunération | Conditions |
| Maladie ou accident y compris accident du travail | Suspension du contrat jusqu’à 6 mois, 8 mois, 10 mois ou 1 an selon l’ancienneté | Indemnisation prévue pour les ouvriers remplissant les conditions d’ancienneté ; consulter la convention collective pour les modalités applicables | Incapacité reconnue par la sécurité sociale et information de l’employeur par écrit, déclaration d’accident du travail ou certificat médical ; justification à produire dans les 15 jours à compter du début de l’absence |
| Accident du travail ou maladie professionnelle | Suspension pendant la durée totale de la maladie ou de l’accident | Non précisée de façon certaine pour l’ensemble des salariés | Durée reconnue par la sécurité sociale ; les rechutes liées à un accident ou une maladie professionnelle survenus dans une autre entreprise sont exclues |
| Congé de maternité ou congé légal d’adoption | Durée non précisée dans la convention collective | Périodes indemnisées par la sécurité sociale à 90 % des salaires plafonnés | Ces périodes s’ajoutent aux durées maximales de suspension prévues en cas de maladie ou d’accident |
| Congé pour élever un enfant | Au maximum 1 an à compter de l’expiration du congé de maternité | Non précisée de façon certaine | Femmes ayant au moins 1 an d’ancienneté à la naissance de l’enfant et travaillant dans une entreprise non assujettie au régime légal du congé parental ; consulter la convention collective pour les autres conditions |
Consultez la convention collective de l’industrie textile afin de vérifier les situations particulières et les dispositions non identifiées avec certitude.
Primes et indemnités
Les rémunérations minimales garanties excluent notamment les majorations liées aux heures supplémentaires, au travail en équipe, au travail de nuit, aux dimanches et aux jours fériés. Elles excluent aussi les indemnités pour travaux dangereux ou insalubres, les indemnités représentatives de frais, les primes d’ancienneté et d’assiduité ainsi que les suppléments de valeur personnelle.
Les indemnités pour travaux pénibles, dangereux ou insalubres, ainsi que les conditions et majorations liées au travail en équipe, de nuit, du dimanche ou des jours fériés, relèvent d’accords régionaux ou de branche.
En cas de déclassement définitif pour motif économique, conjoncturel ou structurel, l’ouvrier ayant au moins six mois d’ancienneté conserve la garantie de son salaire horaire effectif antérieur dans les conditions prévues par la convention. Cette garantie exclut les primes et indemnités liées aux conditions spéciales de travail.
Les ouvriers remplissant les conditions prévues bénéficient d’une indemnisation en cas de maladie ou d’accident pris en charge par la sécurité sociale. La durée maximale d’indemnisation varie en fonction de leur ancienneté.
Salaires minima de la convention collective de l’industrie textile
Les rémunérations minimales garanties constituent des salaires minimaux conventionnels en deçà desquels les salariés ne peuvent pas être rémunérés. Elles s’appliquent aux salariés des deux sexes et reposent sur les niveaux et échelons des non-cadres ainsi que sur les positions des cadres. Elles sont définies sur la base de la durée légale du travail, soit 152,25 heures par mois, et prévoient des garanties particulières pour certains ouvriers rémunérés au rendement.
Dernière grille des salaires de l’industrie textile :
Dernière grille des salaires des textiles artificiels et synthétiques :
Pour vérifier si votre rémunération respecte le minimum légal ou conventionnel applicable, consultez notre publication : Êtes-vous payé au minimum légal ou conventionnel ?
Commander la convention collective de l’industrie textile au format PDF – mise à jour 2026
La convention collective de l’industrie textile au format PDF reprend l’intitulé officiel suivant : Convention collective nationale de l’industrie textile du 1er février 1951, étendue par arrêté du 17 décembre 1951, rectificatif du 13 janvier 1952, mise à jour le 29 mai 1979, en vigueur le 1er octobre 1979, étendue par arrêté du 23 octobre 1979, JONC 12 janvier 1980. Elle est identifiée par l’IDCC 18.
Ce document permet de consulter les règles conventionnelles relatives notamment aux salaires minimaux, aux classifications, à la période d’essai, aux préavis, à la durée du travail, aux congés et aux absences.
Télécharger gratuitement le PDF de la convention collective de l’industrie textile – mise à jour 2026
Téléchargez gratuitement le PDF de la convention collective nationale de l’industrie textile du 1er février 1951, étendue par arrêté du 17 décembre 1951, rectificatif du 13 janvier 1952, mise à jour le 29 mai 1979, en vigueur le 1er octobre 1979, étendue par arrêté du 23 octobre 1979, JONC du 12 janvier 1980, identifiée sous l’IDCC 18. Il permet de consulter le texte conventionnel et ses dispositions relatives aux principales règles applicables à la branche. Le lien de téléchargement est disponible ci-dessous :
Questions fréquentes sur la convention collective de l’industrie textile
La convention collective applicable dépend principalement de l’activité exercée par l’entreprise et de son champ d’application professionnel et territorial. Son intitulé doit apparaître sur le bulletin de paie et peut également être mentionné dans le contrat de travail.
La convention collective de l’industrie textile s’applique aux entreprises et aux salariés relevant de son champ d’application professionnel et territorial.
La convention collective de l’industrie textile précise notamment les règles relatives aux salaires minimaux, aux classifications professionnelles, aux périodes d’essai, aux préavis, aux congés et à certaines indemnités. Les dispositions réellement applicables dépendent de la situation du salarié, de son emploi et de sa classification.
La convention collective de l’industrie textile est générée à partir des données officielles disponibles à la date de mise à jour indiquée sur la page et dans le fichier PDF. Il est conseillé de vérifier cette date avant toute utilisation, car de nouveaux accords ou avenants peuvent modifier le texte conventionnel.
Le fichier PDF contient le texte de la convention collective de l’industrie textile disponible à la date indiquée, présenté dans un document structuré et paginé.
Le numéro IDCC de la convention collective de l’industrie textile est 18. Ce numéro permet d’identifier officiellement la convention collective auprès des administrations et sur Légifrance.
Vidéo : comprendre le salaire minimum légal et conventionnel en 2026
Tout savoir sur les principes régissant le salaire minimum légal en France avec le SMIC et les salaires minimums conventionnels (SMC). Découvrez les dernières grilles salariales conventionnelles, le salaire de base, la valeur du point et la prime d’ancienneté selon votre position dans la grille de classification – informations mises à jour au 12 août 2026.
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