Retrouvez les principales dispositions de la convention collective nationale de la pharmacie d’officine du 3 décembre 1997. Étendue par arrêté du 13 août 1998 (JO du 8 septembre 1998). (Brochure JO n° 3052 – IDCC 1996), notamment celles relatives aux salaires minimaux, aux classifications professionnelles, aux congés, à la durée du travail et aux conditions d’emploi. Vous pouvez également consulter et télécharger gratuitement son texte actualisé afin de connaître les règles applicables aux entreprises et aux salariés de la branche.
Sommaire
Champ d’application de la convention collective de la pharmacie d’officine
Les informations disponibles identifient la branche professionnelle de la pharmacie d’officine et les entreprises officinales visées par la convention collective nationale étendue du 3 décembre 1997.
Les sources ne précisent ni les activités couvertes de manière exhaustive, ni les exclusions, ni le périmètre territorial, ni les codes APE concernés. Il convient de consulter le texte complet de la convention collective afin de vérifier son champ d’application exact.

Classification professionnelle
La classification s’appuie sur les emplois, les catégories, les positions et les coefficients hiérarchiques. Le contrat de travail doit notamment mentionner la catégorie professionnelle, l’emploi et le coefficient hiérarchique du salarié.
Pour les salariés non cadres, la pratique professionnelle correspond à la pratique effective acquise dans l’emploi considéré. Elle ne se confond pas avec l’ancienneté.
La classification des préparateurs ou techniciens en pharmacie comprend notamment un 1er échelon au coefficient 250 pour les titulaires du brevet professionnel de préparateur en pharmacie ou du diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques de préparateur ou technicien en pharmacie. Les échelons suivants, mentionnés, vont du coefficient 260 au coefficient 320, avec une progression liée à la pratique professionnelle de l’échelon précédent.
Les sources mentionnent aussi une distinction entre salariés non-cadres et salariés assimilés cadres à partir du coefficient 330 pour le régime de prévoyance. La consultation de l’annexe I permet de vérifier le classement applicable à chaque emploi.
Période d’essai
La période d’essai ne se présume pas. Le contrat de travail doit la prévoir expressément.
En contrat à durée indéterminée, sa durée maximale est de 2 mois pour les salariés non-cadres et assimilés à des cadres.
En contrat à durée déterminée, elle est fixée à 1 jour par semaine, dans la limite de 2 semaines, lorsque la durée initiale du contrat est inférieure ou égale à 6 mois. Elle est de 1 mois dans les autres cas. Pour un contrat sans terme précis, le calcul s’effectue à partir de la durée minimale du contrat.
La durée d’un CDD antérieur se déduit de la période d’essai d’un CDI conclu à son terme. En cas de succession de CDD auprès du même pharmacien titulaire et pour le même emploi, les durées déjà effectuées se déduisent également de la période d’essai éventuellement prévue.
Les informations disponibles dans la convention collective ne précisent ni les conditions de renouvellement ni les délais de fin de la période d’essai. Le contrat d’apprentissage relève de règles particulières prévues par le code du travail.
Préavis
Les préavis se décomptent en jours calendaires. La première présentation de la lettre recommandée avec accusé de réception constitue le point de départ.
En cas de démission, le préavis est de 1 mois pour les salariés relevant des dispositions générales. Pour les cadres, il est de 3 mois en cas de démission comme de licenciement, sauf en cas de faute grave ou lourde.
En cas de licenciement non motivé par une faute grave ou lourde, le préavis est de 1 mois lorsque l’ancienneté dans la même officine est inférieure à 2 ans. Il est de 2 mois à partir de 2 ans d’ancienneté.
Pour les bénéficiaires de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés, mutilés de guerre et assimilés, le préavis de licenciement est doublé, dans la limite de 3 mois au total.
En cas de rupture anticipée d’un CDD à l’initiative du salarié justifiant d’un CDI, le préavis est de 1 jour par semaine, dans la limite de 2 semaines. Ces durées s’appliquent aux salariés à temps complet comme à temps partiel.
L’employeur peut dispenser le salarié d’exécuter tout ou partie du préavis, par écrit. Les sources ne précisent pas de préavis spécifique pour le départ volontaire à la retraite.
Durée et organisation du travail
La durée du travail effectif des salariés à temps complet est fixée à 35 heures par semaine, soit 151,67 heures par mois.
Toute heure accomplie au-delà de 35 heures hebdomadaires, ou de la durée équivalente, constitue une heure supplémentaire. Les 8 premières heures supplémentaires donnent lieu à une majoration de 25 %. Les suivantes sont majorées de 50 %.
Le paiement des heures supplémentaires et de leurs majorations peut être remplacé, en tout ou en partie, par un repos compensateur équivalent. Le droit s’ouvre lorsque le repos atteint 7 heures. Le salarié le prend, en principe, dans les 2 mois suivant l’ouverture du droit.
La programmation individuelle des gardes et des urgences doit être communiquée 15 jours à l’avance. En cas de circonstances exceptionnelles, le salarié doit être averti au moins 2 jours ouvrables à l’avance. Chaque salarié concerné bénéficie d’un repos quotidien minimal de 11 heures consécutives.
Lors d’une garde ou d’une urgence à volets ouverts, les heures de permanence effectuées dans l’officine constituent du temps de travail effectif rémunéré à 100 % du temps passé. Le dimanche ou un jour férié autre que le 1er mai, elles ouvrent droit à une indemnité de sujétion et à un repos compensateur d’égale durée. Le 1er mai, elles ouvrent droit aux éléments de rémunération prévus ainsi qu’à un repos compensateur d’égale durée.
Congés et absences
Congés
Les congés payés s’acquièrent du 1er juin au 31 mai.
| Événement ou congé | Nombre de jours | Bénéficiaires | Conditions |
| Congés payés annuels | 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, dans la limite de 30 jours ouvrables | Salariés | Période de référence du 1er juin au 31 mai |
| Mariage du salarié ou Pacs | 4 jours de 0 à 3 mois d’ancienneté, 6 jours au-delà | Salariés | Sur justificatif |
| Mariage d’un enfant | 1 jour de 0 à 3 mois d’ancienneté, 2 jours au-delà | Salariés | Sur justificatif |
| Mariage d’une sœur ou d’un frère | 1 jour au-delà de 3 mois d’ancienneté | Salariés | Sur justificatif |
| Naissance | 3 jours | Père et, le cas échéant, conjoint, concubin ou partenaire de Pacs de la mère | Sur justificatif |
| Adoption | 3 jours | Salariés | Sur justificatif |
| Décès du conjoint, partenaire de Pacs ou concubin | 3 jours de 0 à 3 mois d’ancienneté, 4 jours au-delà | Salariés | Sur justificatif |
| Décès du père ou de la mère | 3 jours | Salariés | Sur justificatif |
| Décès des grands-parents | 1 jour de 0 à 3 mois d’ancienneté, 2 jours au-delà | Salariés | Sur justificatif |
| Décès du frère ou de la sœur | 3 jours | Salariés | Sur justificatif |
| Décès d’un enfant ou d’une personne de moins de 25 ans à charge | 7 jours | Salariés | Sur justificatif |
| Décès du beau-père ou de la belle-mère | 3 jours | Salariés | Sur justificatif |
| Annonce du handicap d’un enfant | 2 jours | Salariés | Sur justificatif |
| Congé de deuil | 8 jours ouvrés | Salariés concernés par le décès d’un enfant de moins de 25 ans ou d’une personne de moins de 25 ans à charge | Sur justificatif |
Absences
Certaines absences bénéficient d’une prise en charge conventionnelle.
| Motif de l’absence | Durée ou autorisation | Rémunération | Conditions |
| Maladie ou accident | Durée non précisée | Indemnisation prévue par les régimes de prévoyance | Absence dûment justifiée ouvrant droit aux prestations en espèces de la sécurité sociale |
| Maladie ou accident des salariés assimilés cadres au coefficient au moins égal à 330 | Du 4e au 30e jour inclus après 1 an de présence | Maintien de la rémunération brute mensuelle | Absence dûment justifiée ouvrant droit aux prestations en espèces de la sécurité sociale |
| Accident du travail ou maladie professionnelle des salariés assimilés cadres au coefficient au moins égal à 330 | Dès le 1er jour d’absence | Maintien de la rémunération | Après 1 an de présence dans l’entreprise |
| Participation à des instances paritaires | Autorisation d’absence | Rémunérée | Sur justificatif et convocation régulière, avec information de l’employeur 1 semaine avant sauf urgence |
Consultez la convention collective pour vérifier les situations particulières et les dispositions non identifiées avec certitude.
Primes et indemnités prévues par la convention collective de la pharmacie d’officine
La convention collective de la pharmacie d’officine prévoit plusieurs primes et indemnités destinées à tenir compte de l’ancienneté, des qualifications, des fonctions exercées et des conditions particulières de travail.
Prime d’ancienneté
Une prime d’ancienneté est versée mensuellement aux salariés à partir de 3 ans de présence dans l’entreprise. Son taux augmente progressivement avec l’ancienneté :
- 3 % après 3 ans ;
- 6 % après 6 ans ;
- 9 % après 9 ans ;
- 12 % après 12 ans ;
- 15 % après 15 ans.
Elle est calculée sur le salaire minimum correspondant au coefficient du salarié, en fonction de sa durée de travail. La prime doit apparaître séparément sur le bulletin de paie.
Indemnité pour frais d’équipement
Les salariés peuvent bénéficier d’une indemnité forfaitaire annuelle destinée à couvrir les dépenses liées à leur équipement professionnel. Son montant est fixé par les accords salariaux applicables dans la branche.
Prime pour l’utilisation d’une langue étrangère
Une prime peut être attribuée au salarié qui utilise régulièrement une langue étrangère dans l’exercice de ses fonctions, lorsque cette compétence est nécessaire pour communiquer avec la clientèle ou les patients.
Son montant est calculé en pourcentage du salaire minimum correspondant au coefficient du salarié. Une majoration supplémentaire peut être appliquée pour chaque langue étrangère utilisée au-delà de la première.
Primes liées aux qualifications professionnelles
Certaines qualifications ou fonctions particulières ouvrent droit à une prime spécifique, sous réserve que le salarié exerce effectivement les activités correspondantes.
Cela concerne notamment certaines spécialisations en dermo-cosmétique, en produits cosmétiques et d’hygiène ainsi que la réalisation régulière de préparations pharmaceutiques. Le montant de la prime peut être déterminé en pourcentage du salaire minimum ou en fonction de la valeur du point conventionnel.
Prime de travail en sous-sol
Les salariés qui travaillent en sous-sol pendant une part importante de leur temps de travail peuvent bénéficier d’une prime spécifique. Celle-ci est calculée en pourcentage du salaire minimum correspondant à leur coefficient, au prorata du temps travaillé dans ces conditions.
Indemnités de garde et d’urgence
Les salariés qui participent aux services de garde ou d’urgence peuvent bénéficier d’une rémunération ou d’une indemnisation particulière. Les modalités varient selon les conditions d’organisation de la garde, notamment selon que l’officine reste ouverte ou fonctionne à volets fermés.
Conditions d’attribution
Le versement de ces primes dépend de la situation du salarié, de son ancienneté, de son coefficient, de ses qualifications et des fonctions effectivement exercées. Consultez les dispositions applicables de la convention collective pour plus d’informations.
Salaires minima de la convention collective de la pharmacie d’officine
La convention garantit à chaque salarié un salaire minimal correspondant à sa catégorie, à son emploi ou à sa position, sous réserve du respect du Smic. Les salaires minimaux reposent notamment sur le coefficient hiérarchique, le salaire horaire minimal professionnel de base et la valeur du point conventionnel.
La rémunération doit respecter le principe « à travail égal, salaire égal », notamment entre les femmes et les hommes. Le salaire est versé au moins une fois par mois, à une date fixe. Le salarié peut demander un acompte pour une quinzaine, correspondant à la moitié de sa rémunération mensuelle.
Dernière grille des salaires de la convention collective des pharmacies d’officine :
Pour vérifier si votre rémunération respecte le minimum légal ou conventionnel applicable, consultez notre publication : Êtes-vous payé au minimum légal ou conventionnel ?
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Commander la convention collective de la pharmacie d’officine au format PDF – mise à jour 2026
La convention collective nationale de la pharmacie d’officine du 3 décembre 1997, étendue par arrêté du 13 août 1998, est identifiée par l’IDCC 1996 et la brochure JO n° 3052.
Le format PDF permet de consulter le texte conventionnel ainsi que ses annexes et ses accords rattachés. Il traite notamment des classifications, des salaires, du contrat de travail, du temps de travail, des congés, de la prévoyance et de la formation professionnelle.
Télécharger le PDF gratuitement : convention collective de la pharmacie d’officine – mise à jour 2026
Téléchargez gratuitement le PDF de la convention collective nationale de la pharmacie d’officine du 3 décembre 1997, étendue par arrêté du 13 août 1998 (JO du 8 septembre 1998), identifiée sous l’IDCC 1996. Il permet de consulter le texte conventionnel et ses dispositions relatives aux principales règles applicables à la branche. Le lien de téléchargement est disponible ci-dessous :
Questions fréquentes sur la convention collective de la pharmacie d’officine
La convention collective applicable dépend principalement de l’activité exercée par l’entreprise et de son champ d’application professionnel et territorial. Son intitulé doit apparaître sur le bulletin de paie et peut également être mentionné dans le contrat de travail.
La convention collective de la pharmacie d’officine s’applique aux entreprises et aux salariés relevant de son champ d’application professionnel et territorial.
La convention collective de la pharmacie d’officine précise notamment les règles relatives aux salaires minimaux, aux classifications professionnelles, aux périodes d’essai, aux préavis, aux congés et à certaines indemnités. Les dispositions réellement applicables dépendent de la situation du salarié, de son emploi et de sa classification.
La convention collective de la pharmacie d’officine est générée à partir des données officielles disponibles à la date de mise à jour indiquée sur la page et dans le fichier PDF. Il est conseillé de vérifier cette date avant toute utilisation, car de nouveaux accords ou avenants peuvent modifier le texte conventionnel.
Le fichier PDF contient le texte de la convention collective de la pharmacie d’officine disponible à la date indiquée, présenté dans un document structuré et paginé.
Le numéro IDCC de la convention collective de la pharmacie d’officine est 1996. Ce numéro permet d’identifier officiellement la convention collective auprès des administrations et sur Légifrance.
Le numéro de brochure JO de la convention collective de la pharmacie d’officine est 3052. Cette référence facilite l’identification de la convention collective dans les publications officielles.
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