La nouvelle convention collective nationale de la métallurgie constitue désormais le cadre conventionnel commun aux entreprises et aux salariés des secteurs de la métallurgie et de la sidérurgie.
Identifiée sous le numéro IDCC 3248, la convention collective nationale de la métallurgie a été signée le 7 février 2022 et est entrée en vigueur le 1er janvier 2024. Sa mise en place a profondément réorganisé les règles conventionnelles applicables aux salariés de la branche. La CCN métallurgie harmonise les règles applicables à l’ensemble de la branche et remplace désormais les anciennes conventions territoriales et sectorielles de la métallurgie.
Sommaire
Une convention collective nationale pour harmoniser les règles
La métallurgie regroupe des activités très diverses : fabrication de produits métalliques, de machines et d’équipements, de matériel électrique et électronique, dans les secteurs automobile, aéronautique, ferroviaire, ainsi que dans la construction navale. Il s’agit d’une des conventions collectives les plus importantes en termes d’effectifs, avec 1,5 million de salariés couverts et environ 42 000 entreprises.
La nouvelle convention collective a instauré un socle national commun applicable aux entreprises relevant de son champ d’application. Elle harmonise ainsi de nombreuses règles auparavant fixées par des accords territoriaux ou sectoriels.
Parmi les changements les plus importants figure la mise en place d’un système unique de classification des emplois. Le classement ne repose plus uniquement sur l’intitulé du poste ou sur les anciennes catégories professionnelles. Il tient compte des caractéristiques réelles de l’emploi occupé et de plusieurs critères permettant d’évaluer notamment le degré de responsabilité, d’autonomie et de technicité requis.
À partir de cette classification, l’emploi est rattaché à un groupe et à une classe qui permettent notamment de déterminer le salaire minimum conventionnel applicable.

Des salaires minima définis au niveau national
La convention collective nationale instaure un barème unique de salaires minimaux hiérarchiques. Il s’agit de rémunérations minimales en deçà desquelles les salariés concernés ne peuvent normalement pas être rémunérés, sous réserve également du respect du SMIC lorsqu’il est plus favorable.
La rémunération minimale dépend donc de la classification de l’emploi et peut évoluer lorsque de nouveaux accords salariaux sont conclus au sein de la branche.
Pour vérifier la rémunération de chaque groupe et de chaque classe, les salariés et les employeurs peuvent consulter la grille des salaires de la métallurgie ainsi que ses mises à jour.
Il est particulièrement important de vérifier régulièrement ces montants. Un changement de grille conventionnelle peut en effet obliger l’entreprise à réévaluer la rémunération d’un salarié lorsque celle-ci devient inférieure au nouveau minimum applicable à son classement.
La protection sociale complémentaire dans la métallurgie
La branche a également mis en place un régime de protection sociale complémentaire, couvrant notamment les frais de santé et la prévoyance.
L’accord du 7 février 2022 définit un socle minimal de garanties pour les salariés de la métallurgie. Ces dispositions concernent notamment la prise en charge de certains frais de santé ainsi que des garanties de prévoyance destinées à faire face à des situations telles que l’incapacité de travail, l’invalidité ou le décès.
Pour l’entreprise, le choix du contrat collectif ne doit donc pas reposer uniquement sur le tarif. Il est nécessaire de vérifier que les garanties proposées sont conformes aux obligations conventionnelles applicables à la branche et à la situation de ses salariés.
Certaines solutions ont précisément été conçues pour répondre à ces exigences. Les entreprises peuvent notamment consulter les informations relatives à la CCN métallurgie afin d’identifier les garanties de complémentaire santé proposées dans le cadre de la branche.
La couverture mise en place par l’employeur peut également être complétée par des garanties supplémentaires. Selon le contrat retenu, le salarié peut, par exemple, bénéficier de niveaux de remboursement renforcés ou étendre certaines garanties aux membres de sa famille.
Salaire et protection sociale : deux éléments à vérifier
Pour un salarié de la métallurgie, connaître sa convention collective ne se limite donc pas à la simple vérification de son salaire.
Il convient notamment d’identifier :
- La classification correspondant à l’emploi réellement occupé,
- Le groupe et la classe attribués au poste,
- Le salaire minimum conventionnel correspondant,
- Les éventuelles primes et indemnités prévues par la convention,
- Les garanties collectives de santé et de prévoyance mises en place au sein de l’entreprise.
Ces informations figurent dans le bulletin de paie, le contrat de travail et les documents remis par l’employeur relatifs à la protection sociale complémentaire.
Une convention collective à suivre régulièrement
Comme toute convention collective, celle de la métallurgie évolue au fil des accords et des avenants conclus entre les partenaires sociaux. Les barèmes salariaux, certaines indemnités ou les dispositions relatives à la protection sociale peuvent ainsi être modifiés.
Employeurs, responsables des ressources humaines et salariés ont donc intérêt à consulter régulièrement les textes conventionnels ainsi que leurs dernières mises à jour.
Cette vigilance permet à l’entreprise de respecter ses obligations et au salarié de vérifier que sa rémunération, sa classification et sa protection sociale sont conformes aux dispositions applicables dans la branche de la métallurgie.
Foire aux questions (FAQ) sur la convention collective de la métallurgie, la mutuelle et la prévoyance
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