Retrouvez les principales dispositions de la convention collective nationale des industries de carrières et matériaux de construction du 6 juillet 2022 – Étendue par arrêté du 24 sept. 2024 JORF 17 novembre 2024 (IDCC 3249), notamment celles relatives aux salaires minimaux, aux classifications professionnelles, aux congés, à la durée du travail et aux conditions d’emploi. Vous pouvez également consulter et télécharger gratuitement son texte actualisé afin de connaître les règles applicables aux entreprises et aux salariés de la branche.
Sommaire
Champ d’application de la convention collective des industries de carrières et matériaux de construction
Les conventions collectives des industries des carrières et matériaux (N° de brochure JO : 3081) s’appliquent aux entreprises dont l’activité principale appartient à la liste ci-dessous :
- Extraction de matériaux de construction et d’autres produits de carrière,
- Extraction et préparation de minéraux divers,
- Matériaux de construction,
- Fabrication de matériaux d’étanchéité,
- Extraction de pierres pour la construction,
- Extraction de calcaire industriel, de gypse et de craie,
- Production de sables et de granulats,
- Extraction de minéraux pour l’industrie chimique et d’engrais naturels,
- Autres activités extractives,
- Fabrication de plâtres,
- Fabrication d’éléments en béton pour la construction,
- Fabrication d’éléments en plâtre pour la construction,
- Fabrication du béton prêt à l’emploi,
- Fabrication d’ouvrages en fibre-ciment,
- Fabrication d’autres ouvrages en béton ou en plâtre,
- Travail de la pierre,
- Fabrication de produits abrasifs,
- Fabrication de produits minéraux non métalliques non classés ailleurs,
- Activité de fourniture, de pose et de gravure de dalles funéraires.
Les conventions, ainsi que leurs annexes, s’appliquent à l’ensemble du territoire métropolitain, y compris la Corse.

Il existait trois conventions applicables selon le statut du salarié (cadre, ETAM ou ouvrier) :
- La convention collective nationale relative aux conditions de travail des ouvriers des industries de carrières et de matériaux du 22 avril 1955 (IDCC 87) s’applique aux ouvriers,
- La convention collective nationale relative aux conditions de travail des employés, techniciens et agents de maîtrise des industries de carrières et de matériaux du 12 juillet 1955 (IDCC 135) s’applique aux ETAM,
- La convention collective nationale des cadres des industries de carrières et de matériaux du 6 décembre 1956 (IDCC 211) s’applique aux cadres.
Rechercher la dernière grille de salaires d’une convention collective
La convention collective applicable dépend de l’activité principale exercée par l’entreprise. Le code APE ou NAF constitue un premier indice, mais il ne suffit pas toujours à déterminer avec certitude le texte applicable. L’intitulé de la convention collective doit figurer sur le bulletin de paie ; le numéro IDCC peut également y figurer. La convention collective peut également être mentionnée dans le contrat de travail.
Vous pouvez rechercher la dernière grille de salaires publiée par le nom de la convention collective, son numéro IDCC ou votre secteur d’activité :
Congés et absences
Consultez les dispositions applicables de la convention collective pour plus d’informations.
Primes, majorations et avantages
Prime de tutorat
Les salariés exerçant une fonction de tuteur auprès d’un autre salarié de l’entreprise bénéficient d’une prime de tutorat.
Cette prime est réservée au tutorat exercé dans le cadre d’une formation suivie exclusivement en vue de l’obtention d’un certificat de qualification professionnelle reconnu par la branche ou d’un titre de technicien de production des matériaux pour la construction et l’industrie.
Son montant est forfaitaire, quel que soit le nombre de personnes confiées au tuteur. Un tuteur ne peut accompagner plus de deux personnes.
Prise en compte des CQP
Le salarié ayant obtenu un CQP à l’issue d’une formation professionnelle et occupant un emploi dont le contenu est conforme à l’emploi-repère bénéficie de plein droit du niveau attaché à cet emploi-repère. Il est classé à l’échelon 1 de ce niveau pendant la durée d’adaptation requise pour accéder à l’échelon supérieur.
Lorsque ce salarié n’occupe pas immédiatement l’emploi correspondant au CQP pour des raisons indépendantes de son fait, il conserve sa classification professionnelle jusqu’à ce qu’il l’occupe. Il bénéficie néanmoins du salaire minimal conventionnel de l’échelon 2 du niveau immédiatement inférieur, puis, à l’issue d’une période maximale de 12 mois, de celui de l’échelon 1 du niveau attaché à l’emploi-repère. Cette période est ramenée à 6 mois au maximum pour les CQP relevant d’un niveau inférieur au niveau 5.
Le salarié ayant obtenu un CQP par validation des acquis de l’expérience et occupant un emploi conforme à l’emploi-repère bénéficie de plein droit du niveau attaché à cet emploi-repère. Il est classé à l’échelon 2, sauf si la durée de sa pratique professionnelle dans l’emploi est inférieure à celle requise pour cet échelon ; il est alors classé à l’échelon 1.
Lorsqu’il n’occupe pas immédiatement l’emploi correspondant au CQP pour des raisons indépendantes de son fait, il conserve sa classification professionnelle jusqu’à ce qu’il l’occupe. Il bénéficie néanmoins du salaire minimal conventionnel de l’échelon 1 du niveau attaché à l’emploi-repère correspondant au CQP.
Prise en compte des diplômes
À leur entrée dans l’entreprise, les salariés titulaires d’un CAP ou d’un BEP, d’un baccalauréat à finalité professionnelle ou d’un brevet professionnel, ou d’un BTS ou d’un DUT, sont classés pour l’emploi correspondant à la spécialité du diplôme qu’ils mettent effectivement en œuvre.
Contrepartie pour l’habillage et le déshabillage
Lorsque l’habillage et le déshabillage doivent obligatoirement se dérouler sur le lieu de travail, le temps correspondant donne lieu à une contrepartie, sous forme de repos ou financière, définie par l’entreprise.
Vêtements de travail et équipements de protection
Après évaluation des risques professionnels, l’entreprise détermine les conditions de mise à disposition des vêtements et des équipements de protection nécessaires à l’exercice du métier. Elle détermine également les postes entraînant une usure ou une salissure anormale des vêtements, ainsi que les conditions de remplacement et de nettoyage des vêtements de travail.
La fourniture et l’utilisation d’équipements individuels de protection sont obligatoires selon l’évaluation des risques, lorsque les mesures collectives d’hygiène, de sécurité et de santé ne permettent pas d’assurer une protection suffisante. Les équipements à fournir comprennent :
- Bottes ou guêtres,
- Casque antichoc,
- Ceinture de maintien sur prescription médicale,
- Chaussures de sécurité,
- Gants de protection,
- Lunettes de protection et verres protecteurs,
- Tablier de protection,
- Protection auditive,
- Masque de protection anti-poussières,
- Tout autre équipement individuel adapté au poste ou prescrit médicalement.
Réduction du temps de travail pendant la grossesse
À partir du 4e mois de grossesse, la salariée bénéficie d’une réduction de sa durée journalière de travail d’une demi-heure, sans perte de salaire, afin de faciliter le transport entre son domicile et son lieu de travail. La répartition de cette demi-heure au cours de la journée est fixée d’un commun accord avec l’employeur.
Majoration pour travail exceptionnel de nuit, du repos hebdomadaire ou d’un jour férié
Les heures effectuées exceptionnellement entre 22 heures et 6 heures, le jour du repos hebdomadaire ou un jour férié, pour exécuter un travail urgent ou temporairement pour faire face à un surcroît d’activité, donnent lieu à une majoration d’incommodité de 100 %, y compris les majorations pour heures supplémentaires.
En l’absence d’heures supplémentaires, la majoration d’incommodité est de 75 %.
Majoration des heures supplémentaires
Les heures effectuées au-delà de 35 heures par semaine, ou de la durée équivalente, sont des heures supplémentaires. Elles donnent lieu à une majoration calculée sur le salaire effectif :
- 25 % pour les huit premières heures supplémentaires,
- 50 % à partir de la neuvième heure supplémentaire.
Les jours d’absence indemnisés inclus dans la période de décompte de l’horaire ne sont pas pris en compte pour le calcul du nombre et du paiement des heures supplémentaires.
Lorsque la durée hebdomadaire de travail est variable, les parties peuvent convenir d’une durée moyenne forfaitaire servant de base au calcul mensuel. Ce traitement tient compte des majorations afférentes aux dérogations d’horaires et aux heures supplémentaires incluses dans cette durée moyenne forfaitaire, lesquelles doivent figurer sur le bulletin de paie.
Indemnité d’intempéries des ouvriers
En cas d’intempéries rendant directement impossible la poursuite de la production, l’employeur s’efforce d’affecter les salariés à d’autres fonctions ou de recourir aux dispositifs d’aménagement du temps de travail.
À défaut d’emploi, l’arrêt collectif du travail décidé par le chef d’entreprise ouvre droit, pour les ouvriers, à une indemnité égale à 75 % du salaire individuel pour le temps perdu, jusqu’à 35 heures par semaine.
Salaires minima dans les industries de carrières et matériaux de construction – mise à jour 2026
La rémunération conventionnelle minimale garantie constitue le salaire minimal conventionnel au-dessous duquel les salariés ne peuvent être rémunérés. Elle est définie par niveau et par échelon pour les salariés positionnés de niveau 1 à niveau 7. Elle est établie sur la base de 35 heures par semaine, soit 151,67 heures par mois. Pour un salarié à temps partiel, elle est calculée proportionnellement à l’horaire de travail, sans inclure les heures complémentaires.
Cette rémunération comprend les éléments bruts de rémunération, y compris les avantages en nature. Sont notamment exclus les remboursements de frais, la rémunération des heures supplémentaires, certaines majorations liées au travail de nuit, du dimanche ou des jours fériés, la prime d’ancienneté, les éléments versés selon une périodicité autre que mensuelle, la prime de vacances, ainsi que l’intéressement, la participation et l’épargne salariale.
En Bourgogne-Franche-Comté, l’accord relatif aux valeurs au 1er janvier 2026 fixe les rémunérations mensuelles minimales garanties des ouvriers et des ETAM. Il s’applique dans les départements de la Côte-d’Or, du Doubs, du Jura, de la Nièvre, de la Haute-Saône, de la Saône-et-Loire, de l’Yonne et du Territoire de Belfort, aux entreprises relevant du champ de la convention collective nationale unifiée, à l’exclusion de l’activité de fabrication d’éléments et d’éléments préfabriqués en béton pour la construction (code 2361.Z).
Dernières grilles des salaires de la convention collective des ouvriers et des ETAM des industries des carrières et matériaux :
Dernières grilles des salaires de la convention collective des cadres des industries des carrières et matériaux :
Dernière grille des salaires minimums de la convention collective des cadres des industries de carrières et matériaux :
Dernière grille des salaires de la production de chaux
Dernière grille des salaires minimums de la convention collective de la production de chaux :
Télécharger le PDF gratuitement : convention collective des industries de carrières et matériaux de construction – mise à jour 2026
Téléchargez gratuitement le PDF de la convention collective nationale des industries de carrières et matériaux de construction du 6 juillet 2022, étendue par arrêté du 24 septembre 2024, publié au Journal officiel du 17 novembre 2024, identifiée sous l’IDCC 3249. Il permet de consulter le texte conventionnel et ses dispositions relatives aux principales règles applicables à la branche. Le lien de téléchargement est disponible ci-dessous :
Commander la convention collective des industries des carrières et des matériaux – mise à jour 2026
Pour acheter la convention collective des industries des carrières et des matériaux de construction (IDCC 3249) et ses mises à jour, dans un format papier ou un fichier PDF (téléchargeable immédiatement), vous pouvez vous rendre sur le site web de notre partenaire :

Le format PDF permet de consulter le texte intégral de la convention collective des industries de carrières et matériaux de construction.
Questions fréquentes sur la convention collective des industries de carrières et matériaux de construction
La convention collective applicable dépend principalement de l’activité exercée par l’entreprise et de son champ d’application professionnel et territorial. Son intitulé doit apparaître sur le bulletin de paie et peut également être mentionné dans le contrat de travail.
La convention collective des industries de carrières et matériaux de construction s’applique aux entreprises et aux salariés relevant de son champ d’application professionnel et territorial.
La convention collective des industries de carrières et matériaux de construction précise notamment les règles relatives aux salaires minimaux, aux classifications professionnelles, aux périodes d’essai, aux préavis, aux congés et à certaines indemnités. Les dispositions réellement applicables dépendent de la situation du salarié, de son emploi et de sa classification.
La convention collective des industries de carrières et matériaux de construction est générée à partir des données officielles disponibles à la date de mise à jour indiquée sur la page et dans le fichier PDF. Il est conseillé de vérifier cette date avant toute utilisation, car de nouveaux accords ou avenants peuvent modifier le texte conventionnel.
Le fichier PDF contient le texte de la convention collective des industries de carrières et matériaux de construction disponible à la date indiquée, présenté dans un document structuré et paginé.
Le numéro IDCC de la convention collective des industries de carrières et matériaux de construction est 3249. Ce numéro permet d’identifier officiellement la convention collective auprès des administrations et sur Légifrance.
Vidéo : comprendre le salaire minimum légal et conventionnel en 2026
Tout savoir sur les principes régissant le salaire minimum légal en France avec le SMIC et les salaires minimums conventionnels (SMC). Découvrez les dernières grilles salariales conventionnelles, le salaire de base, la valeur du point et la prime d’ancienneté selon votre position dans la grille de classification – informations mises à jour au 10 août 2026.
Derniers salaires conventionnels :
Dernières valeurs du salaire minimum de croissance (SMIC) :
Votre avis sur l’évolution salariale des métiers dans les industries des carrières et matériaux
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